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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 07:00

LA SOURCE D’EAU VIVE JAILLIT DU ROC

 

« Plus puissant que Moïse, le magicien de l’âme a frappé leur cœur :

une source immortelle en jaillit.* »

  

Gavure du XVIIIème siècle.

Dans la Légende de saint Roch, celui-ci, atteint de la peste,
se réfugie dans la forêt et reçoit le secours de l’Ange
qui fait jaillir une source pour étancher sa soif et laver sa blessure
et du chien du seigneur voisin qui volait chaque jour un pain à son maître 
pour l’apporter à Roch.
 

(voir : http://saintroch.energie-manifestee.net/index.html )

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 Si le chien toujours représenté symbolise l’ énergie tellurique,

l’Ange qui l’est plus rarement symbolise l’énergie cosmique.

 (voir http://vivrevouivre.over-blog.com/ )

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 Dans les représentations naïves et populaires
qui peuplent encore les églises de nos campagnes,
l’Ange compatissant intervient de diverses façons :

 L’Ange verse avec une fiole de l’eau ou tout autre produit sur la cuisse de Roch et tient dans l’autre main une étoffe pour l’essuyer comme ci-dessus.

 Parfois l’Ange soulève la robe de bure de Roch
et bénit la plaie pour la guérir.

 

 Cathédrale Saint-Urbain de Reims.


 
L’ange soulève délicatement la robe et caresse délicatement la plaie.

 

Basilique de Saint-Bertrand-de-Comminges.

 
 Saint Roch soulève lui-même sa robe
et l'ange caresse délicatement la plaie.

 

Basilique Saint-Andoche à  Saulieu (Saône et Loire).

 
Ici, l'ange soulève la robe du saint
et pose délicatement sa main gauche sur la plaie
pour la soigner de sa main droite

 

 Maison du tourisme à Ricey, Aube.


 
Là, il soulève le manteau de Roch,
dévoilant sa jambe pour montrer la cicatrice de la plaie enfin guérie.

 

 Cathédrale Saint-Etienne de Troyes.

 

L’Ange tient un gobelet contenant le baume guérisseur
et badigeonne la plaie avec un pinceau pour la soigner.

Frontispice de la vie de saint Roch par Maldura, 1495.

 

 Il arrive même qu’un ange porte le pain
tandis que l’autre soigne la blessure.

 

Illustration d’une prière ancienne.
Gravure, Allemagne.

 &&&

 *Edouard Schuré, Les Grands Initiés.

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 Référence : Régor,
Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch et sa Vie Exemplaire
d'après les Enseignements d'Emmanuel,
Editions Les Amis du Désert, 1988.

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 15:29

LA VOIE DU CŒUR

 

 L’Ouverture du Cœur, c’est celle du Chakra Anâhata.

La syllabe sacrée YAM

est située au centre du Lotus à douze pétales.

   

 
C’est le Centre de l’Emotionnel Divin,
lorsque le yogin a résorbé toutes les émotions humaines
pour atteindre à l’Emotion sans émotions...

 « Lorsque le Centre  du Cœur s’éveille,
la Divine Energie devient Lumière palpable dans l’être… »

 (Platon le Karuna, La Séparativité,
Editions de la Promesse, 2008,p. 49)

 

 

 

 Dans la Tradition Christique
c'est le culte du Sacré Cœur du Christ.

    
 Eglise Saint-Martin, Metz.

 Le centurion Longin perce le flanc du Christ d’un coup de lance,
ouvrant la Voie du Cœur !
Mais pourquoi est-il à cheval,
contre toute évidence et toute représentation habituelle ?
C’est au vrai que Longin représente ici
 le Cabaliste qui, de la pointe de sa lance,
 indique la Voie du Cœur
que souligne son manteau rouge sang qui se soulève dans les airs.

 Selon la légende du Saint Graal,
Joseph d’Arimathie, celui qui prêta son tombeau pour ensevelir le Christ,
recueillit dans une Coupe l’Eau et le Sang du Christ
lorsque son flanc fut percé par la lance.

 

 La coupe du  saint Graal :
« Seing-Réal ;Sang Réel[1] »

 Le Saint-Graal de la littérature médiévale européenne est le continuateur des symboles de la religion celtique, le chaudron du Dagda et la coupe de la souveraineté. Cet objet merveilleux est souvent pour cela un simple plat creux porté par une pucelle.

Dans le roman en prose La Quête du Saint-Graal, composé par un anonyme vers 1225, les chevaliers de la Table Ronde partent à la recherche de la Coupe du Graal.

 

La voie du Cœur est illustrée

par le culte du Sacré Cœur dans l’église catholique,
mais cette dévotion reste souvent encore sentimentale.

 

Vitrail de l’église Sainte-Barbe (Moselle).

 Pour saint Irénée, premier évêque de Lyon,
l'Eglise est la source de l'eau vive qui vient à nous du Cœur du Christ.

 Eusèbe (Histoire de l'Eglise, liv.5),nous dit que
"de la source céleste comme une rosée bienfaisante et fortifiante
descendait sur lui l'eau vive qui s'écoule du Cœur du Christ"
.

 Le culte du Sacré Cœur fut introduit dans l’église
sur l’initiative de sainte Marguerite Marie Alacoque au XVIIème siècle,
religieuse à la Visitation de Paray-le-Monial.
La première image représentant le Cœur du Sauveur
est celle devant laquelle furent rendus les premiers hommages collectifs au Sacré Cœur,
le 20 juillet 1685,
 sur l'initiative des Novices en ce jour de la fête patronymique de leur Maîtresse.

Il s'agit d'un petit dessin à la plume sur papier - "crayon fait avec de l'encre"
probablement tracé par la sainte elle-même.

  

20 juillet 1685 : l'image exposée au Noviciat
exécutée du vivant de Marguerite-Marie 

L'image représente le Cœur du Sauveur surmonté d'une croix,
du haut duquel semblent s'échapper des flammes ;
trois clous entourent la plaie centrale, qui laisse échapper des gouttes de sang et d'eau ;
au milieu de la plaie, est inscrit le mot "Charitas".
Une large couronne d'épines entoure le Cœur,
et les noms de la sainte Famille sont inscrits tout autour :
en haut à gauche, IESUS, au milieu, MARIA, à droite, IOSEPH,
en bas à gauche, ANNA, et à droite, IOACHIM.

 

 

ÅÅÅ



[1] Emmanuel (Voir Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux d’Emmanuel-Yves Monin).
voir http://langue.des.oiseaux.free.fr/

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 08:53
LA FONTAINE DE JOUVENCE 

AU TREFONDS DE SOI
 
 
 
         « Entre le passage de la conscience discernable à la conscience indiscernable, se trouve une zone obscure qui correspond au chaos, c’est-à-dire à un état où la matière ne possède plus sa pureté première mais dont les différentes possibilités ne sont pas clairement organisées.
         C’est l’état d’une matière brute. Mais lorsque la conscience continue à descendre, elle aperçoit la surface miroitante du tréfonds de l’âme. Celui-ci , il est vrai, n’est pas saisissable dans sa réalité matérielle, mais il révèle cependant son essence en reflétant la lumière de l’esprit dans toute son intégrité.
         Le chaos de l’âme, c’est le plomb.
         Le miroir qui tapisse le fond de l’âme est semblable à l’argent.
Nous pouvons aussi le comparer à la pureté d’une source. Il est la fontaine de Jouvence de la légende, d’où jaillit la source de vie, vive comme le mercure. »
 
Titus Burckhardt, Alchimie, Science et Sagesse, Ed. Planète.

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Illustration in
Le Traité de Réintégrations des Structures de l'Existence
d'Emmanuel-Yves Monin.

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 11:02
 
La Légende de Mélusine

 
 
« Raymondin, neveu du Comte de Poitiers et fils du Comte de Forez, tue accidentellement son oncle en forçant un sanglier féroce. Aveuglé par la douleur, il chevauche dans la forêt et à minuit, rencontre à la fontaine de Soif (ou “fontaine faée”) trois femmes dont Mélusine.
Elle le réconforte et lui propose de l'aider et de faire de lui un très puissant seigneur, à condition de devenir sa femme. De plus, elle lui fait jurer de ne jamais chercher à la voir le samedi. En gage, elle lui offre deux verges d'or qui “ont moult grand vertu”… ».
 
                                      Suite sur http://vivrevouivre.over-blog.com/
 
 
 
BonneSoif.gif

La Fontaine de Soif
 
"Deux espaces inégaux composent l’image, et un bosquet en trace les limites. Le sens de l'écoulement de l'eau de la fontaine, au premier plan, est codé comme le sens de la lecture.
D'abord, dans un premier espace à gauche et au centre de l'image, est représenté « le monde sauvage » caractérisé par un amas de roches chaotiques d'où sort une source se jetant dans une fontaine. Espace sauvage dont les limites sont symbolisées par le chemin sur lequel se trouve Raymondin à cheval, et l'épais rideau d'arbres fermant jusqu'à l'horizon le cercle de la clairière qui entoure les rochers et la source.
Trois dames sont assises en groupe auprès de la fontaine, vêtues de riches atours. Leur position les lie étroitement au rocher et à la source. Elles font partie intégrante du lieu : elles sont les dames de la fontaine.
 
Pourtant, alors que deux d'entre elles sont occupées à deviser, la troisième, au premier plan, plus richement vêtue encore que ses compagnes (sa robe est tissée de fils d'or et bordée d'hermine, elle est coiffée d'un bonnet et d'un galon dorés), s'en distingue encore en s'intéressant au cavalier qui s'est arrêté devant elle.
Elle lève légèrement le bras gauche et pointe l'index dans sa direction, montrant ainsi qu'elle lui adresse la parole avec dignité.
Lui cependant est tout aussi richement vêtu qu'elle, attestant ainsi qu'il appartient comme elle à l'aristocratie (jaque rouge brodée et cintrée à la taille, bordée d'hermine et descendant aux genoux; bonnet rond à bord relevé et à plumet blanc et porte-épée au côté gauche). Il retient son cheval de la main gauche et lève la droite en signe de salutation aimable.
Dans le second espace, à droite de l'illustration délimitée par la forêt, sur fond de paysage, est figurée la suite chronologique de la rencontre, le départ de Raymondin après les serments. Le mouvement de départ est ici suggéré comme dans nos bandes dessinées d'aujourd?hui par l'illusion du départ du cheval (pied levé, tête hors du cadre).
Les deux héros sont maintenant à l'orée de la forêt, Mélusine demeure cependant à la lisière de son domaine et se redresse pour tendre la main à Raymondin dans une attitude de prière ; lui se penche pour lui faire ses adieux tandis que le cheval sort de l'image dans la direction inverse de celle de son arrivée.
L'espace double de l'illustration permet donc de visualiser le moment d'arrivée et de départ momentané de Raymondin, et le moment où, au terme de la rencontre, se produit le déplacement de Mélusine de l'espace sauvage et chaotique de la forêt aux limites du monde civilisé (symbolisé par l?arrière-fond de paysage que l'on aperçoit derrière Raymondin)."
 
Extrait de La Fée Mélusine au Moyen Age, Françoise Clier-Colombani, édition Léopard d'Or, 1991, page 30-31.

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 13:50
 
 
Puisque nous sommes dans le merveilleux... Celui qui m’a conté ce qui suit a su faire un mythe de son autobiographie. A vous de voir. Je souhaite que ce soit la vôtre…
 
 
LE LOUP QUI PRIT APPARENCE DE BICHE
 
 
Il était une fois un être étrange, né très vieux, très vieux et 
très envieux, avec un cœur lourd comme le plomb. Une sorte de soldat 
de plomb en quelque sorte… bien qu’il fût d’apparence comme vous 
et moi, de chair et d’os !
A sa naissance, il paraissait un parfait bébé bien potelé, joufflu et 
rose, mais ses yeux voyaient tout en gris, ce qui l’aigrit ! Ses 
oreilles n’entendaient que du bruit autour de lui. Les fées à sa 
naissance n’avaient guère été généreuses apparemment. Pourtant 
l’une d’elle l’avait discrètement touché de sa baguette magique au creux
 de la poitrine… Allez savoir si ce n’est pas cela qui fit naître en lui c
omme une nostalgie, un goût pour l’aventure, ou qui lui tourna 
tout simplement la tête…
Point fils de roi ne semblait être, mais manant ou serf de naissance.
 Sa mère était sorcière, mais il n’est pas de sorcière qui ne soit un 
peu sourcière, même si son lait est amer. Son père était un brave
 homme. Que Dieu le garde !
Il grandit sans trop de peine, et même de façon fort banale. Mais 
voilà que la fantaisie lui prit de croire tout ce qu’on lui disait, à la maison, 
à l’école, à l’église, et puis à la radiophonie, et de croire tout ce qui était 
écrit dans les journaux, dans les livres, et ainsi de suite ! Quelle 
étrange maladie ! Aussi bien en lui ce fut folie, puisqu’il voulut être 
comme père et mère et frères et sœurs et voisins et amis ! A ressembler 
à eux s’appliquait de son mieux…
Mais un mal étrange couvait en lui, comme une sorte d’ennui… dans 
cet environnement de béton, de bitume et de… bêtise. Il trouvait le soleil 
des villes bien pâle. La grande forêt où se perdait ce Petit Poucet était 
une jungle inextricable. Le fil d’Ariane était cassé… Les oiseaux derrière 
lui avaient mangé toute la mie… Que faire ? Alors, quand il eut l’âge, il 
partit dans le vaste monde pour voir si ce qu’on lui avait appris s’avérait… 
Il ne savait ce qu’il cherchait et se mit à écouter et à suivre tous 
les bonimenteurs qui lui paraissaient, au bout de quelque temps, 
aussi menteurs que bons d’apparence…
Il y avait comme cela dans la sombre forêt des hommes, des loups 
qui vous dévoraient inévitablement si… Mais lui, lorsqu’il rencontrait un 
loup d’une sorte ou d’une autre, il lui riait au nez, et celui-ci était fort 
étonné. Le loup ne peut dévorer que celui qui, devant lui, fait triste 
figure, grise mine ou mine de rien… Contre ceux qui rient, que peut-il faire 
? Bref, chaque fois que, dans quelque forêt nouvelle, il rencontrait le loup,
 il riait et disait :
- Ah ! Toi, je te connais, je t’ai déjà vu quelque part !
Son bâton de pérégrinant reprenant, il allait voir si quelqu’autre 
forêt serait plus hospitalière…
 
Un soir où fatigué, il dormait dans le fossé sur un lit de feuilles 
mortes, une biche craintive s’approcha. Il la vit comme en rêve et par 
jeu l’apprivoisa, si bien qu’elle le pria de la garder du loup dont elle 
avait, disait-elle, grande crainte. Or donc, elle ne le quitta plus. Ah ! Vous 
qui m’écoutez, vous croyez que cette fois, le loup a gagné ! Cela 
n’est possible dans aucun conte, et celui-ci ne fait pas exception.
Ils traversèrent maintes et maintes forêts, et plus de loup 
ne rencontrèrent, mais leurs jambes devenaient chaque jour plus lourdes 
et grandes fatigues les prenaient… Ils avaient moins d’entrain. Sur 
les chemins, notre homme avait ramassé quelques grains de sable 
qui alourdissaient ses poches et sa besace, ou bien crissaient dans 
ses chaussures et le faisaient boiter. La biche aussi, derrière lui, traînait 
la patte. Le monde était si vaste… C’était partout le même soleil. Y avait-il 
un autre soleil ?
Une nuit qu’il était très fatigué et qu’il dormait sur ses deux oreilles, 
le loup qui avait pris apparence de biche hésita à le dévorer. Ils s’étaient 
tant l’un à l’autre accoutumés que le loup ne put s’y décider, et sa 
véritable forme reprit. Au réveil, notre homme fort surpris se vit suivi d’un l
oup apprivoisé. De paraître ainsi était beaucoup trop dangereux pour un 
loup. Aussi, après en avoir convenu, il reprit apparence de biche, mais 
cette fois, vraie biche devint, non plus d’apparence seulement, mais
 de cœur… Ah ! Croyez-moi, même saint François n’avait en son temps 
fait miracle pareil !
Ce conte n’a pas de fin. Peut-être cela viendra dans les temps à 
venir, mais pour l’instant point n’a besoin.
Il se trouva néanmoins que les grains de sable amassés se mirent une nuit à briller comme paillettes d’or. Dans une très ancienne forêt, que l’on disait sacrée, l’homme et le loup trouvèrent une très vieille fontaine. Après avoir bu, ils reprirent leur chemin, n’ayant point conscience d’avoir changé. Mais ceux qui savaient voir regardaient passer dans les chemins creux un couple étrange duquel émanaient beauté, jeunesse et sérénité…

                  Extrait de "Contes qui coulent de Source:la quintessence du Conte", 
                                              Régor, Editions EDIRU.
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