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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 07:30

« Le Chant des Trois Certitudes »

 

de Milarepa1




 

 

       « Je me prosterne au pied de Milarepa le Traducteur après avoir médité dans la solitude des montagnes.

 

      J’ai acquis la Certitude de la Non-Apparition qui m’a libéré de la saisie dualiste des vies passées et futures.

      La manifestation des six mondes se révèle comme illusoire.

      Ainsi j’ai coupé court aux fausses croyances de la naissance et de la mort.




 

      J’ai acquis la Certitude de l’Equanimité qui m’a libéré de la saisie  dualiste du bonheur et de la souffrance.

      L’expérience des impressions sensorielles se révèle comme illusoire.

     Ainsi j’ai coupé court aux fausses croyances en les choses à prendre et à laisser.




 

      J’ai acquis la Certitude de la Non-Distinction qui m’a libéré de la saisie dualiste du Samsâra et du Nirvâna.

       L’effort dans les lois  se révèle comme illusoire.

       Ainsi j’ai coupé court aux fausses croyances de l’espoir et de la peur. »

 

 

 Milarepa à l’écoute du Son inaudible.

   
 
           Ce chant est parfaitement dodécalogique : Voir http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=DodecalogieEtTraditions
Le tableau a été publié dans L’Univers en Code-barres
d'Emmanuel-Yves Monin,1998, Y. Monin,, p. 79.



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1 -  Milarepa Jetsün-Kahbum, Vie de Jetsün Milarepa, traduit du tibétain par le Lama Kazi Dawa-Samdup, Traduction française de Roland Ryse, Ed. Maisonneuve, Paris, 1977.

 

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 06:28

 LE MONDE CHANGE


 

       "Un vieux sage était interrogé sur sa vie. Il en identifiait trois étapes importantes et les résumait de la manière suivante :

       — À vingt ans, je n’avais qu’une prière : « Mon Dieu, aide-moi à changer ce monde si malade ». Vingt ans durant, je me suis battu comme un lion pour constater qu’en fin de compte, rien n’avait changé.

       — À quarante ans, je n’avais qu’une seule prière : « Mon Dieu, aide-moi à changer ma femme, mes parents, mes enfants ». Pendant vingt ans, j’ai lutté comme un fauve pour constater qu’en fin de compte rien n’avait changé.

      — Maintenant, j’ai soixante ans et je n’ai qu’une prière : « Mon Dieu, aide-moi à me changer moi-même ».

       Et … ô miracle, voilà que le monde change autour de moi !


                                   Transmis par Martine S. via Internet



                                                                     Le reflet dans le miroir de l'eau.
                                                                 © Fatna B.


                                                                                          &&&&&&
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 16:59

« Conte de Toutes les Couleurs »


 



 

L’origine de l’arc-en-ciel

 

 

Il y a bien longtemps, toutes les couleurs du monde ont commencé à se disputer. Chacune a voulu être la meilleure, la plus importante, la plus utile ou la plus aimée.

 

Le Vert dit :

- Naturellement je suis la couleur la plus importante, symbole de la vie et de l’espoir. J’ai été choisie pour l’herbe, les arbres et les feuilles. Regardez les paysages autour de vous et vous saurez que j’ai raison : lorsque le regard se pose sur toutes les végétations, un grand calme naît et toutes les tensions s’apaisent.

 

Le Bleu l’interrompit :

- Vous ne pensez qu’à la terre, mais regardez le ciel et la mer. C’est l’eau qui est la base de toute vie et qui s’élève des profondeurs océanes jusqu’aux nuages. Je couvre l’immensité des mille nuances qui m’habitent.

 

Mais le Pourpre dit alors avec autorité :

- Je suis la couleur de la force. Les ducs, les rois, les chefs de clan et les évêques ont choisi ma couleur parce que je suis le symbole de l’autorité et de la sagesse. Personne n’hésite avec moi. Tous écoutent et obéissent.

 

Le Jaune rit sous cape :

- Vous prenez tout trop au sérieux. J’apporte rire, joie et chaleur au monde. Comme toutes les étoiles, le soleil irradie ma chaleur tout comme la lune qui le reflète. Le tournesol apporte le rire au monde en se tournant vers le soleil. Tout ce qui est jaune, fleurs, insectes, papillons, projette la lumière et la joie qui n’existeraient pas sans moi !

           

Ensuite l’Orange vint se congratuler :

- Je suis la couleur chaude de la santé et du renouveau. Peut-être suis-je rare et précieux, mais regardez les fruits qui éclatent de ma vitalité et s’embellissent de mes nuances. Je ne suis pas toujours et partout, mais quand je colore le ciel à l’aurore ou au crépuscule, ma beauté est si grandiose que personne ne pense plus à vous.

 

L’Indigo prit la parole plus tranquillement que les autres et dit :

- Pensez à moi ! Je suis la couleur du silence. Vous tenez tous compte de moi. Sans moi, vous êtes superficiels. Je représente l’esprit, les idées, les pensées. Vous avez besoin de moi pour équilibrer et contraster la vie, pour vos croyances, pour vos moments tranquilles ainsi que pour votre paix intérieure.

 

A ce moment, le Rouge, n’y tenant plus, s’écrie :

- Je suis le chef au-dessus de vous tous ! Je suis le sang et la vie, la couleur du danger et du courage. Je suis le feu, mais aussi la couleur de la passion et de l’amour, des roses et des coquelicots. Sans moi, la terre serait aussi morne que la lune !

 

Et les couleurs auraient continué à se vanter, chacune convaincue de sa propre importance si un éclair soudain n’avait jailli dans le ciel et si le tonnerre n’avait grondé. Une pluie violente tomba sans pitié sur toutes les couleurs apeurées qui se rassemblèrent alors pour se protéger.

            La pluie s’ adressa à elles :

- Vous êtes toutes stupides à essayer ainsi de surpasser l’autre ! Chacune d’entre vous a sa vocation unique dans ce monde et possède quelque chose de spécial. Serrez-vous la main et venez avec moi.

Elles firent comme la pluie le leur proposait. Elles se rencontrèrent et se donnèrent la main.

La pluie leur dit :

- A partir de maintenant, quand il pleuvra, toutes ensembles vous vous lèverez pour former un arc dans le ciel, et rappeler ainsi aux humains qu’ils peuvent ensemble s’unir dans la paix.

C’est pourquoi l’Arc-en-Ciel est un signe d’espoir, d’amitié et de réconciliation. Il unit toutes les couleurs : le Rouge du feu de l’amitié et de l’amour ; l’Indigo des rêves qui remplissent nos cœurs ;  l’ Orange chaleureux et rafraîchissant ; le Jaune solaire illuminant le jour ; le Pourpre de l’autorité et de la sagesse ; le Bleu calme du ciel et de l’océan ; le Vert du peuple des végétaux.

                                                                                                                       

D’après un conte circulant sur Internet : « Conte des couleurs »

Janvier 2009

 

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 11:02

Haïku de Gaétan,

depuis son voilier dans les Caraïbes


« La tête est du nord
Le cœur avec les amis
Le temps est dans le sud »

 

 

 

Réponse :

 

              « Perdue, la tête ;
              En place, le cœur ;
              Ivresse... »

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 10:07

Un clip des "Derniers Trouvères" :

http://fr.youtube.com/watch?v=Gj2B4Eoks0g
  


Avec cette belle appréciation de N.  :

"La Tradition vivante se manifeste,
non pas par toutes les théories que nous pouvons lire à son sujet,
mais elle se reconnaît, se perçoit subtilement
par un souffle qui passe par un support x ou y à un moment donné,
(revivification !), ici, c'est clairement le cas,
donc:
 Il ne nous reste plus qu'à vous faire la révérence
ainsi qu'aux intermédiaires
qui aident à ce que le souffle passe... !"



http://www.lesdernierstrouveres.com/


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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 21:27

Les Rois Mages et la Galette des Rois



      La Galette des Rois est un gâteau vendu dans toutes les pâtisseries de France, après le nouvel an.   Une couronne dorée  lui est toujours adjointe. Les chrétiens mange la galette le six janvier, célébrant ainsi la naissance du Christ. Grâce à cette galette de tradition ancienne, les Français commémorent aussi les trois envoyés du Grand Roi qui partirent de l’Orient à la rencontre du Messie et de sa Mère, Marie, d’où l’appellation de la Galette des Rois. Les Rois Mages étaient de confession Zoroastrienne et les représentants de l’Empereur de Perse, le Christ étant né à l’époque du roi Farhad V (Achk XVI), de la dynastie Parthe (Achkanian).



Les mages apportent leurs présentes au Christ nouveau-né.
 Mosaïque byzantine de San Appolinare Nuovo è Ravenne,
donnant une description fidèle des vêtements Parthes.
Les mages étaient célèbres en Occident depuis l’époque de Platon,
moins comme prêtes du feu que comme sages.
(Veronica Ions,
Le grand livre des mythologies, Borda, 1981)
 


La ville de Chiz.
Takhte Sulaiman, Sanctuaire du Feu.
(Dossier Archéologie, 227, Oct. 1997)
 
     Divers voyageurs nous ont laissé des témoignages en relation avec les Rois Mages. Nous en rapportons ici quelques-uns parmis d’autres. Dans son encyclopédie géographique au nom de Maajam ol baldan, Hamawi écrit : « Chiz, une ville située en Azerbaïdjan, est le lieu de naissance de Zarathoustra. » Un autre voyageur Arabe nous raconte : « Chiz est une ville située entre les deux villes de Maragheh et Zanjan. La ville de Chiz possède une enceinte et à son centre il y a un lac. A cet endroit se situe selon la croyance des Zoroastriens, le plus grand temple du Feu, lequel un jour a donné son feu à tous les autres temples Zoroastriens du monde, de l’Orient à l’Occident. La coupole de ce temple est surmontée d’un croissant de lune. L’une des caractéristiques de ce temple est son feu éternel qui brûle depuis des siècles sans jamais laisser de trace de cendre ! » Mais la renommée de la ville de Chiz ne s’arrête pas uniquement à son temple du feu, ni à ce qu’elle est le lieu de naissance de Zarathoustra.Ce qui le distingue des autres temples est son rapport avec la légende des Rois Mages.
 

 
      Lorsque le Grand Roi apprit la naissance à Bethléem du bienheureux enfant, il décida sur le champ de lui faire porter des huiles parfumées et d’autres offrandes. Il désigna donc trois de ses vassaux les plus représentatifs et les dépêcha à Jérusalem pour rencontrer le nouveau né, apporter les offrandes à sa mère et lui apprendre que la dignité et la suprématie de son enfant dirigerait le monde vers la force du bien. Les envoyés du Grand Roi trouvèrent Marie et lui présentèrent les offrandes.
 

 
     Dans les évangiles selon Mathieu, chapitre deux verset douze, on apprend que Jésus est né à Bethléem au temps du règne d’Hérode. A cette époque, trois Mages, vinrent de l’Orient à Jérusalem et demandèrent : « Où se trouve le Roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus le rencontrer. » Ils avaient suivi l’étoile et avaient finalement trouvé Marie et son fils. Ils leur présentèrent les offrandes du Grand Roi, puis rentrèrent dans leur pays !
 

 
     Dans le chapitre sur la « grand province de Perse », Marco Polo précise que c’est dans la ville de Saba (Saveh en Iran, au sud-ouest de Téhéran) que les trois mages partirent pour aller à Bethléem adorer le Christ nouveau né. C’est en cette même cité de Saba que se trouve, dit-on leurs sépultures. Balthazar, Gaspard et Melchior, puisque tels sont les noms que leur donne la légende. 
 

Reliques des Rois Mages à Janailhac (Hte Loire).
 
     Ils n' ont pour tout bagage que les présents qu’ils portent dans des vases précieux ressemblant à des ciboires. Le plus âgé désigne l’étoile qui va les guider jusqu’à la Crèche. La forme incurvée de la route, soulignée par le talus qui la borde, et sa perspective qui s’étrangle entre les montagnes suggèrent, dans un espace restreint, le mouvement et la longueur du voyage que les trois rois mages entreprennent. (Marco Polo, le livre des merveilles, Paris Bibliothèque National de France, Manuscrit français 2810, folio 11v, Ed. M.T Gousset)
 



      Marco Polo qui traversa l’Iran au temps du règne du Kublai Khan, petit fils de Gengis Khan, écrit : « L’Iran était un grand et honorable pays avant qu’il ne tombe entre les mains des Tatars et soit ruiné.
En Iran il y a une ville nommée Saba (Saveh), c’est d’ici que les trois mages sont partis à Jérusalem,
voir le Messie. Leurs tombes se trouvent dans les hauteurs de cette jolie ville et l’on rapporte
que les cheveux et les barbes de ces derniers ont résistés aux années. »




     Les noms de ces trois Mages étaient Balthasar, Gaspar, Melchior. Marco Polo tenta de retrouver leurs tombes. Sans avoir l’aide de la population et après trois jours de marche, il arriva enfin à une citadelle qu’on appelait la « forteresse des Adorateurs du Feu ». Ses habitants prétendaient que les trois Mages, envoyés du Grand Roi à Jérusalem, étaient partis de cette même forteresse. L’un d’eux serait le Roi de Sabah, le deuxième celui de Diaveh et le dernier celui d’une ville (Chiz) dont la population a préservé jusqu’à aujourd’hui sa religion Zoroastrienne.

 



     Une légende, qui circule en Perse, raconte qu’en échange de l’or,
de la myrrhe et de l’encens qu’ils lui offrirent,
l’Enfant-Dieu remit aux mages une cassette close en leur recommandant de ne pas l’ouvrir.
Sur le chemin du retour, au bout de quelques jours de voyage,
la curiosité l’emporta sur l’obéissance et ils ouvrirent le coffret.
A leur grande surprise, ils n’y trouvèrent qu’une pierre.
Dépités et convaincus que l’Enfant s’était moqué d’eux,
ils jetèrent la pierre dans un puits très profond.
Quel ne fut pas leur ébahissement de voir jaillir aussitôt un feu miraculeux,
dont ils recueillirent une partie et la déposèrent dans un sanitaire à « Cala Ataperistan »,
lieu fabuleux dont le nom signifie « le château des adorateurs du feu ».
Un sanctuaire s’ouvre su un jardin intérieur dans lequel les trois Rois mages sont agenouillés,
en prière devant un autel. Sur cet autel brûle le feu légendaire.
(Marco Polo, le livre des merveilles, Paris Bibliothèque National de France,
Manuscrit français 2810, folio 12, Ed. M.T Gousset)

 



     Dans son récit de voyage en Iran, un autre voyageur italien du nom d’Oderic de Pordenon
nous parle également des trois Mages.


     Qu’ils soient de l’Orient ou de l’Occident, ces voyageurs ont tous entendu des récits populaires qu’ils ont relatés plus ou moins fidèlement. Il paraît qu’après avoir reçu les offrandes des émissaires du Grand Roi, Marie leurs offrit elle aussi un sac, ou une boîte, fermée. De par son aspect, les Mages pensèrent qu’il s’agissait d’un cadeau sans grande valeur. Sur le chemin du retour, ils l’ouvrirent et selon différents récits, y trouvèrent du sable ou selon Marco Polo, du Cumin ! Ainsi, estimant ce cadeau trop modeste pour être ramené au Grand Roi, ils vidèrent le contenu du sac dans un puits asséché. Soudain, une énorme flamme y surgit. Les Mages stupéfaits et en même temps émerveillés par cette vision, décidèrent de ramener ce feu en Iran et de le préserver dans cette forteresse près de Saveh (ou Chiz).
 



     Ces récits nous démontrent que les profils des trois mages
avec leurs couronnes décorées d’étoiles filantes figurant sur nos galettes d’aujourd’hui
sont ceux-même d’anciens Rois Iraniens qui furent les premiers à reconnaître le Messie
 et ainsi forcèrent à tout jamais le respect de toutes les communautés chrétiennes du monde.

 

 

 





    La légende est belle et n'est probablement pas authentique......

                                        Article de Patricia Martin


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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 20:33

             IL Y AVAIT UN JARDIN 


Chanson de Georges Moustaki

 

parlé : c'est une chanson pour les enfants qui naissent et qui vivent entre l'acier et le bitume, le béton et l'asphalte, et qui ne sauront peut être jamais que la terre était un jardin.

 

 

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre

Il brillait au soleil comme un fruit défendu

Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer

Ni rien de déjà vu ou déjà entendu...

 

Il y avait un jardin, une maison, des arbres

Avec un lit de mousse pour y faire l'amour

Et un petit ruisseau roulant sans une vague

Venait le rafraîchir en poursuivant son cours...

 

Il y avait un jardin grand comme une vallée

On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons

Sur la terre  brûlante ou sur l'herbe gelée

Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom...

 

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre

Il était assez grand pour des milliers d'enfants

Il était habité jadis par nos grands-pères

Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents...

 

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître?

Où nous aurions pu vivre, insouciants et nus

Où est cette maison toutes portes ouvertes?

Que je cherche encore et que je ne trouve plus...



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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 10:09

Vœux 2009

 

 

            Que souhaiter du Tréfonds du Cœur en cette veille du premier jour de l’An Neuf du deuxième millénaire de notre calendrier ?

            Les vœux habituels, certes souvent sincères, convenus et traditionnels de « Bonne année », de « Bonne santé », de « Joie », de « Bonheur », de « Paix »… ? Agrémentés d’étoiles, de bougies, de sapins, de couleurs…, de tous ces symboles devenus souvent pacotilles ?

Ce ne sont là que feux de pailles qui réchauffent un instant avant que ne revienne la grisaille des soucis et souffrances du quotidien qui alternent constamment avec les joies et les bonheurs souvent les plus simples et les plus naturels.

La Paix est un Don naturel du Père à son Enfant. Lorsqu’Elle sourd de l’Intériorité, elle nourrit la vie intérieure et la vie extérieure qui ne font qu’une et se propage à l’entourage…

Que souhaiter véritablement si ce n’est que votre Vouloir soit celui de la Vie dans l’Instant ?

            Le Vœu est qu’à travers les événements que la Vie apporte, chacun apprenne à se connaître pour ce qu’Il Est, Fils du Père.

Aussi je vous transmets de la part de Karuna la répétition mantrique : 

« QUEL QUE SOIT L’ENDROIT où je me trouve,

SI JE SUIS avec mon PÈRE,

TOUT NE SERA QUE LUMIÈRE… »

 

« Ceci est l’Invocation que tu dois dire tout le temps et particulièrement dans les moments difficiles.

Dis-Là et fais-Là connaître… Sa simplicité EST TOUTE PUISSANCE. Elle peut être reçue et entendue par n’importe quel cerveau, du moins évolué au plus évolué… »

 

               (Platon Le Karuna, Du Maître à l’Élève,

Les Editions de la Promesse, 2001, p. 125 - 1ère Edition : le Courrier du Livre, p. 123)

 

Ce peut être en chacun un Feu Vivant qui ne s’éteigne pas, un Feu d’Amour immarcescible qui brûle tous les amours et désirs passagers, tremplins seulement vers l’AMOUR.


&&& 

 

 

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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 18:36

« La Grotte du Lait » à Bethléem


 

 

 

     « A l'extrémité méridionale de la colline autour de laquelle tournait le chemin qui conduisait dans la vallée des bergers, se trouvait, indépendamment de plusieurs autres grottes ou caves creusées dans le roc, la grotte où Joseph chercha un abri pour la sainte Vierge. L'entrée, tournée au couchant, conduisait par un passage étroit à une espèce de chambre, arrondie d'un côté, triangulaire de l'autre, située dans la partie orientale de la colline. La grotte était creusée dans le roc par la nature ; seulement du côté du midi où passait le chemin qui conduisait à la vallée des bergers, on avait fait quelques réparations au moyen d'une maçonnerie grossière.

     De ce côte ; qui regardait le midi, il y avait une autre entrée. Mais elle était ordinairement bouchée, et Joseph la rouvrit pour son usage. En sortant par là, on trouvait à main gauche une ouverture plus large qui conduisait à un caveau étroit, incommode, placé à une plus grande profondeur et allant jusque sous la grotte de la Crèche. L'entrée ordinaire de la grotte de la Crèche regardait le couchant. On pouvait voir de là les toits de quelques maisons de Bethléem. Si en sortant par là on tournait à droite, on arrivait à l'entrée d'une grotte plus profonde et plus obscure, dans laquelle la sainte Vierge se cacha une fois. »

 

http://209.85.129.132/search?q=cache%3AlUWhGtGXLFwJ%3Ahttp://catholiquesdu.free.fr/ACM/LAVIEDELASAINTEVIERGE/50.htm

 

 

 

 

Conte de « la grotte du lait »

 

 

      « Pourquoi, à Bethléem, y a-t-il, à quelque distance de la Grotte de la Nativité où naquit l’Enfant Jésus, une seconde grotte appelée la Grotte du Lait ? Le savez-vous ?

Les nombreux pèlerins qui s'y rendent le savent-ils ? Il ne semble pas.

      C'est ce que je vais vous conter en ce jour de Noël.

     Il y a deux mille ans, à Bethléem, vivait un pauvre fou, pauvre entre les pauvres, le fou du village en quelque sorte, le simple d'esprit. Les gens le respectaient et le craignaient tout à la fois. Il y avait ainsi, avant, un fou dans chaque village. Celui-ci partageait la litière de sa vache, son seul bien, et s'abritait du froid et de la pluie, avec elle, dans une sorte de grotte, ou plutôt d'abri rocheux. Il mendiait son pain et le lait de sa vache lui fournissait l'essentiel de sa nourriture.

 

      Ce que je vous conte se passait il y a très exactement deux mille ans puisque, comme chacun sait, le moine Bède le Vénérable, chargé par le pape en l'an six cent soixante six - notez-le bien- de mettre au point le calendrier chrétien, se trompa dans ses calculs d'exactement trois années. Pourquoi Dieu qui inspire toutes choses permit-il cette erreur ? Nul ne le sait.

     Il y a donc très exactement deux mille ans, vivait à Bethléem un pauvre d'entre les pauvres, pauvre de bien et pauvre d'esprit.

     Lorsque Marie, sur le point d'accoucher, et Joseph, qui prenait si grand soin d'elle, arrivèrent en ce lieu, ils furent chassés, c'est vrai, des hôtelleries qui refusèrent de les recevoir.

     Mais il n'est pas vrai que personne ne les accueillit !

    Non, non, les pauvres toujours accueillent les pauvres, et ce fut lui, le pauvre fou du village, qui, les voyant démunis et désemparés, les accueillit dans sa grotte.

     Il mit de la paille propre dans la mangeoire, ramassa du bois pour allumer le feu, leur prêta son chaudron pour faire chauffer de l'eau. L'eau chaude était bien nécessaire...

    Il attacha l'âne à côté de sa vache et lui, cette nuit-là, alla dormir à la belle étoile.

 

    Ah ! Qu’elle était belle l'Etoile qui brilla cette nuit-là au-dessus de sa grotte !

     Dans son rêve un ange le visita, sans doute celui-là même qui avertit les bergers. Cet ange lui dit :

     - Dans ta grotte est né, cette nuit, le Fils de David qui apporte le salut à Israël ; il est né de la Vierge Marie.

     Alors lui, le pauvre fou - et c'est bien là la preuve qu'il était fou - il s'en alla au matin dans les rues de Bethléem en criant :

     - Cette nuit, dans ma grotte, est né le Fils de David ; il est né de la Vierge Marie. L'Ange de Dieu me l'a dit !

     Alors, on le chassa, on lui jeta des pierres.

     - Va-t-en, pauvre fou ! Cesse de dire des sottises !

     Lui insistait et répétait à tous vents :

     - Cette nuit, dans ma grotte, est né le Fils de David ; il est né de la Vierge Marie ; l’Ange de Dieu me l'a dit. Venez voir comme il est beau et comme sa mère est belle !

    On le chassa du souk, on le chassa du village. Il revint à la grotte en pleurant. Il ne comprenait pas. C'était un simple d’esprit.

 

     Les Evangiles ne disent rien de cet homme, personne n'a retenu son nom. Les Evangiles ne peuvent pas tout dire... C'est toujours ainsi pour les pauvres. Mais je vous assure, moi le Conteur qui conte depuis la nuit des temps les légendes qui tissent le destin des humains, qu’il y eut bien un pauvre d’entre les pauvres pour accueillir Joseph et Marie en cette nuit de Noël, il y a de cela très exactement deux mille ans. Le même Ange qui visita son rêve me l’a dit en songe.

     Il avait tant crié, le pauvre fou, dans les rues du village ! Quelques curieux vinrent voir ce qui se passait dans la grotte qu’il occupait. Ils virent, entre l'âne de Joseph qui avait porté Marie jusque-là et la vache du pauvre fou, dans la mangeoire, un enfant nouveau-né qui souriait. Ils se moquèrent du pauvre fou, de Marie et de Joseph !

     - Est-ce là le Fils de David ? Pauvre fou que tu es, tu te moques de nous !

     Comme leur venue importunait Marie, elle alla, à quelque distance de là, dans une autre grotte, allaiter l'Enfant Jésus afin d'être tranquille.

 

     C’est pour cela qu'on appelle encore aujourd'hui cette grotte de Bethléem, « la Grotte du Lait ».

     Les habitants de Bethléem n'ont pas retenu le nom de ce pauvre homme, mais ils savent encore, deux mille ans après, que la Vierge Marie se réfugiait dans cette grotte isolée pour donner le sein à cet Enfant nouveau-né venu apporté l’exemple de sa Vie aux hommes. »

 

Conte écrit à Bethléem le jour de Noël 1997.Extrait de : Régor (Robert Mougeot), Contes qui coulent de Source, Editions EDIRU, 2006



Les Pères franciscains ont construit depuis peu une église sur ce lieu.
 
http://www.custodia.org/spip.php?article289

AVM

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:06

Conte

 

« Le tombeau de Mullah Nashrudin en Turquie »

 

 

Les pèlerins qui se rendent sur la tombe du célèbre Mullah Nashrudin en Turquie savent-ils comment celui-ci a été enterré ?


En effet, ses descendants n’ont pu qu’observer ses dernières volontés.
Et quelles furent-elles ?


Lorsqu’on les lui demanda, il répondit :

- « Je veux être enterré simplement, comme tout croyant, mais debout ! »


- « Mullah ! Tu n’y songe pas ! Ce n’est pas ainsi qu’il est coutume de faire », lui dit sa femme.


- « Je sais, mais je veux être enterré debout pour n’avoir pas à me lever le jour de la résurrection des morts. Et de plus, je veux être enterré debout, la tête en bas et les pieds près du sol ! »


- « Mais, c’est insensé ! On n’a jamais vu une chose pareille ! »


- « Et bien ! Telle est ma volonté ! Ce monde est tellement à l’envers que le jour de la Résurrection, il sera retourné et ainsi je serais debout dans le bon sens ! »




Illustrations : Mulla Nashrudin à Ankara, Turquie, et à Boukkara, Ousbékistan.

Et si ces deux villes revendiquent son tombeau, elles sont toutes deux d'accord pour représenter Nashrudin chevauchant son âne ... à l'envers !

Pourquoi ?

-"Si je précède mes disciples qui suivent mon âne, il n'est pas juste que je leur tourne le dos!"

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