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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 10:36

Les chansons derniers Trouvères

 sèment dans le vent les graines des Vérités Eternelles

 Que sèment-ils eux qui s’aiment ? « Le Chant d’Amour des Troubadours »
est « pollen dans le vent », qui ensemence dans les cœurs
de ceux qui les écoutent chanter l’Amour éternel.

Bien sûr, les Derniers trouvères, c’est de l’Energie vivante ! La musique, les chants, la danse… indissociables ! Une présence de chacun dans le groupe et un accueil au public qui est pris par une joie contagieuse.  

 Mais qui porte une attention véritable aux paroles de leurs chants et de leurs dits ?

A y regarder de près, que de nobles vérités éternelles rappelées discrètement ! Que de paroles de bon sens ! La Vie est faite pour la Joie, pour l’Amour de l’amour…

Oyez, si vous n’y avez pas déjà pris garde :



 
Quelle est la Source de moi-même ?

     « Ah, quand la vie m’appelle !A » je vais sans aucun effort et sans craintes alors jusqu’ « aux limites du temps, aux limites du monde », sachant que cette existence « est un rêve qui va passer ». Ainsi est-il rappelé ce que disait Shakespeare ; nocturne ou diurne, cette existence est de la nature du rêve, et nous cheminons tous vers l’existence au-delà du temps, car nous existions déjà à ‘l’Origine du temps. C’est pourquoi chacun d’entre nous est touché par la nostalgie qui chante : « J’aimerai redevenir un angeB, comme je sens au fond déjà l’avoir été… » puisque avant que ce monde soit, j’étais ! Chacun fait siennes ces paroles simples mais justes ; elles réveillent dans l’être une vérité enfouie en son tréfonds ; cette mémoire ne demande qu’à remonter, pour revivifier l’espérance. Le Trouvère, pour cela, demande l’aide d’en haut :

« Aide-moi ! Saint Michel Archange, aide-moi à aider ces Anges enchantés !

Les aider à chanter pour désenchanter l’Ange en eux qui est prisonnier…

Et vous, Prisonniers des Méchancetés, devenez Anges libérés ! »



 
L’humain n’est-il pas de passage sur cette Terre ?

      Il typifie, ce Trouvère, l’être humain dans sa vocation profonde, lui qui est de passage sur cette Terre pour en apprendre les Leçons. C’est pourquoi il peut être dit, dans sa vocation première, un nomade que « les rythmes de l’Amour » « parcourant le temps » mettent sur les chemins, formant la « CaravaneA ». En tous lieux, en tous temps, s’en va « le pèlerin solitaireB », d’une solitude solaire qui réchauffe ceux qu’il croise.

     Les Trouvères vont donc « Par les routes, par les cheminsA », « au gré du vent », suivant « les traces de la Vouivre » que laissèrent les anciens qui bâtirent dolmens et menhirs, fontaines, églises et cathédrales sur les points d’acupuncture de la Terre. Sur les chemins de la Terre, ils domptent « la Tarasque, la Bête Faramine », l’Energie de la Terre, comme tous les héros, les chevaliers et les saints qui vainquirent le Dragon-Vouivre tant représenté sur les chapiteaux de nos merveilleuses églises romanes, fleurons de notre Patrimoine. « Les ElémentsB », Terre, Air, Eau et Feu, ils en acquièrent ainsi la maîtrise, non pas en les dominant et en les traitant en ennemis, mais en assimilant leurs qualités qu’ils donnent en exemple : « Connais le feu, connais la terre, connais l’Eau et connais l’Air ». Con-nais, tu es venu pour cela !

  

     Ils font la « Rencontre en Terre CelteB », non seulement des pierres dressées, sur les Hauts Lieux, là où furent érigées ensuite tant d’églises romanes, d’abbayes et de cathédrales, mais aussi des lutins et des esprits de la Nature. Et, bien sûr, celle de la femme-vouivre, de « MélusineA », « Mère Humaine et Mère Divine », la fée à queue de serpent, maîtresse des énergies de la terre, mais portant l’escarboucle de la connaissance et ayant, par là, la maîtrise des formes.

 Nous avons à notre disposition « un Fabuleux HéritageA », nous disent-ils !

  

     Oui, quel « fabuleux héritage du merveilleux Moyen Âge » nous avons ! Partout furent bâtis si belles cathédrales, et tant de cités comme Cluny, ville éternelleE. Dans chaque village médiéval, devant l’église, sur la place, une fontaine ; partout, La fontaine de nos villageE. « est témoin des tout premiers âges », témoin du saint du terroir que la ferveur populaire honore encore dans l’église à côté. Jadis il n’y avait jamais une église sans sa fontaine, indissociablement liées, comme il se doit. Lorsque la fontaine cesse de couler, l’énergie de la Vouivre quitte le lieu !

     Ah ! Les merveilles du Moyen ÂgeC ! Merveilles de tous les Âges, « L’Amour du Beau, du Bon, du Bien » ; les trouvères ont « l’amour du Vrai comme idéal », allant jusqu’au bout, « au-delà du chemin, au-delà du beau, du Bon, du Bien, vers l’Absolu, leur idéal. » A Cluny : un Trésor y est caché E « En Archives protégées : Des Trésors bien peu consultés ! » La nostalgie du bon vieux temps d’une Cluny qui n’est plus ? Non point ! « Pas de regrets éternels, pas d’éloges funèbres ! « Certes Me rappeler à leur bon SouvenirE, mais … pour vivre aujourd’hui ce qui est.

      Idéalisent-il le passé ? Non point. Les gorges se serrent par contre lorsque l'hommage est rendu par eux aux persécutés par l'Inquisition dans La Ritournelle des hérétiques A. Quelle est longue, la liste de tous les Fidèles d’Amour qui payèrent de leur vie ou de leur liberté leur fidélité indéfectible à la Vérité ! De tous ceux qui se dressèrent contre les croyances mortifères, en Occident mais aussi en Orient ! Et elle n’est pas exhaustive !

     Ils chantent plus particulièrement AbélardE qui, poursuivi pour hérésie, vint se réfugier à Cluny et dit à Pierre le Vénérable, merciE pour son accueil lors de cette épreuve. Les rappels sont nécessaires car, là encore, l’inquisition est de tous les temps et le nôtre n’en est pas exempte…

     Les humains rêvent tous de pérennité, mais comme pour Cluny et les BarbaresE, toujours vient le temps de la destruction pour le renouveau nécessaire. Et là, « nous sommes tous ensemble « dans le même bateau. Eya ! Hardi compagnons, hisse-et-oh ! » « Oui, gardes bien le cap, malgré tempêtes et grands vents. Apprends aussi des flots le caractère mouvant… et des humains le comportement. »

 La Vie est faite pour la Joie d’Aimer l’Amour !

  

    A tous, les derniers Trouvères disent en chantant : « Retourner à l’AmourA » ! Qu’y a-t-il d’autre à faire sur cette Terre si ce n’est d’aimer ?

     Ah ! L’ivresse du vin, lorsqu’ils la chantent, c’est aussi l’ivresse de l’Amour ! La vigueur du terroir leur fait chanter la vigne et demander : « Amour, verse ton vin !A ». Mais, s’ils chantent A BacchusB, c’est pour mieux dire qu’ils sont « ivres d’un vin qui existait bien avant l’invention de la vigne1 » !

     Alors ils chantent « le temps des réjouissances dans leur Chant de printemps A» ! A contrario, dans la tradition des chansons à l’envers, ils chantent avec un humour féroce « Comment être encore plus malade et plus malheureuxA» ! Les pisse-froid feront grise-mine en écoutant cette chanson dans la plus pure tradition des fêtes de l’âne et du fou qui eurent tant de succès au Moyen Âge ; elle reprend la fable connue de Peire Cardinal que maints soufis contèrent aussi jadis. Mais, « Si tu veux que la Vie te ramène dans la Joie et la Félicité : Ouvre ton Cœur à ce qu’il t’appelle... merveilleuse sera ta destinée ! N’oublie pas que tout est donné pour que la vraie Vie en toi voit le jour : Tu seras désormais de l’Amour le serviteur fidèle et pour toujours ! »

     « Feu-êtes » ! Faire la fête et entraîner les spectateurs dans des rondes endiablées leur assure un succès certain. Quelle fougue et quelle passion ne mettent-ils pas à leur service ? Surtout, il faut les voir déployer l’énergie ! Mettre en branle tous les spectateurs qu’ils entraînent dans la danse, faire reprendre les refrains par la foule heureuse de participer, déployer une farandole ! Ils vous convient sans vergogne A la Taverne MédiévaleC pour que vous vous mettiez A la Tablée ! Avec tous les gens simples de jadis, « le Lieur de livres,… le Laboureur..., l’Marchand de vin et le Forgeron, l’Sabotier, l’Bour’lier et l’nouveau Charron…, la belle laitière, l’Meunier … et l’Charpentier ». Tous les Métiers de jadis, avec des majuscules ! que les fêtes médiévales remettent partout à l’honneur ! Métiers où l’on fait de ses mains le chef d’œuvre et non point travail servile à la chaîne dans des usines et… dans les bureaux tout autant.

     Alors, ils interpellent Hola, TavernierC, rendant hommage à « cette belle compagnie ». Une joie simple et saine qui leur fait chanter et danser La TavernioleC, « une vraie grande joie et sans mea culpa ! »  

     Mais pour vivre encore faut-il oser ! Aussi nous affirment-ils :

     « Je n’ai jamais vu homme fort qui se soit attristé de son sort, et as-tu jamais vu un oiseau, dis, qui s’inquiétat du froid et du chaud? Mais j’ai vu tant, tant de pauvres gens aux visages et aux cœurs inquiétants, car ils cherchent partout le bonheur où on ne trouve que très grand malheur noir.

    Je n’ai jamais vu Champ de Roses qui se fut gardé sans épines ; je n’ai jamais vu âme qui ose qui vive une vie qui la chagrine. »

    Ils affirment alors haut et clair : « Elle est pas belle, Elle est pas belle la vie? Même les ennuis ne me causent plus de soucis! »

 (à suivre) 

  Voir http://www.lesdernierstrouveres.com/

http://e.y.monin.free.fr/articles/dernierstrouveres.html

 
http://vivrevouivre.over-blog.com/

µµµ

B Les Derniers Trouvères. Echos de Brocéliande et d’ailleurs.

A CD Un Fabuleux Héritage - Produit par « Des chansons sur Mesure ».

1 ‘Omar Ibn Al Fâridh, L’Eloge du vin.

C A la Taverne Médiévale, produit par « Des chansons sur Mesure ».

2 Voir Hiéroglyphes français et Langue des Oiseaux d’Emmanuel-Yves Monin.

D CD Provins la Magnifique, produit par « Des chansons sur Mesure ».

3 D’Âme-A-S, décrypte le Cabaliste : ce qui de l’Âme Universelle passe du non-manifesté à la Manifestation de l’Energie.

4 Voir Le Bréviaire du Chevalier d’Emmanuel-Yves Monin, tome II.

E CD Cluny ville éternelle, produit par « Des chansons sur Mesure ».

3 Présentation du groupe sur le site : http://www.lesdernierstrouveres.com/presentation.html

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Published by Régor - dans Chanson
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