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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 20:19

LUI

Lui


Si je dis que je ne suis pas Lui,
alors le mensonge est dans ma bouche.

Et si je dis que je suis Lui,
comment pourrai-je contenir Celui qui crée les mondes ?
Je ne sais ce mystère,
mais Il met en mon Coeur tant d'Amour
que cela ne m'importe !

Aussi je chante la Gloire de l'Unique
 et n'est point honte ainsi de hanter ma propre gloire.
Que les envieux se taisent
et qu'ils écoutent le bruit de leur propre coeur !
Ils entendront alors le Souffle de mon Bien-Aimé.

Toi qui crois que quelque chose t'appartient,
ne sais-tu pas que tout vient de Lui ?
Et que tout retourne à Lui !
Ainsi tu possède Dieu...
alors que Dieu te possède.




Par Régor - Publié dans : Poème
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 17:07

Haïku

Le Vent souffle
Qui le voit ?
Il fait trembler la feuille

L'Esprit souffle
Qui le voit ?
Il fait trembler mon Coeur

&&&

Par Régor - Publié dans : Poème
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 17:13

"CONTES CELTES" AU SOLSTICE D'ETE,

le 21 juin 2009,

AU FESTIVAL DES MEGALITHES DE PLOUHARNEL,

dans le Morbihan


Le dimanche 21,  à 5H du matin,pour le lever de la lune,
au quadrilatère de Crucuno !
Jupiter, Vénus et Mars sont visibles dans l’axe de la lune et une heure plus tard le soleil efface jusqu’au petit croissant de lune. Inoui :
la foule, le silence, quelques notes de harpe…

Au même lieu, à 21H, les « Contes Celtes » au coucher du soleil…

 
 

Contes celtes : "Si Merlin m'était conté !",

embellis par la guitare et la voix de Jérémy et la harpe de Chrystèle !







 


Quadrilatère de Crucuno



Ce quadrilatère, construit sur le triangle de Pythagore 3, 4,5
donne l'axe du coucher du soleil au solstice d'été
et bien d'autres chose...

Lire : Howard Crowhurst,
Mégalithes, Principes de la première architecture monumentale du monde.

IMPRESSIONS DU FESTIVAL DES MEGALITHES DE PLOUHARNEL LORS DU SOLSTICE D'ETE

CARNAC, LE GEANT DU MANIO AU CENTRE DES ALIGNEMENTS DE KERMARIO

http://regorm.free.fr/ouvrages/livres/merlin.html

&&&

Par Régor - Publié dans : Conte
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 16:35

Solstice d'été, à la tombée de la nuit,

à Courdimanche, dans l'Essonne.


A l'initiative de Sylvain Fuchs et de la municipalité.

 


&

Contes des Ors-Donnés,

 

par Régor, et les contes de la conteuse du village.












             Merci aux organisateurs et au public chaleureux et convivial !

Voir FEMME-VOUIVRE A COURDIMANCHE !

Sylvain Fuchs a réalisé les illustrations à la plume de
Régor R. Mougeot, Le Miroir, symbole des symboles, Editions Dervy, 1995 (épuisé).
http://sylvain.fuchs.free.fr/


                                                                                &&&
Par Régor - Publié dans : Conte
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 14:53

SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE : LIMINAIRE


I SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE :
L'UNIVERS EST UN-TOUT 

 

 

II SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE :
LA MATIERE N'EST PAS SI MATERIELLE QUE CELA ! 


III : DE LA SCIENCE INITIATIQUE A L'UNIVERS HOLOGRAPHIQUE

IV : LES RACINES DE L'HUMAIN MANIFESTE

V : DE L'ANIMAL A L'HOMME


Chapitre VI


« L’erreur à l’égard de l’Origine »
 

(L’Instruction du Verseur d’Eau, op. cit.)
et l'Humain déchu

 

 

 

 

« Le dénivellement, qui a ravalé l’homme au rang de monstre cosmique, peut se résumer dans la formule suivante : l’homme est un Je fait pour posséder l’être, et qui s’est ôté momentanément la faculté de se l’approprier. »

 

Pierre Gordon

        La révélation primitive. (Arma Artis, Ed. Dervy, 1951, p. 29)

 

 

 

Dès l’instant où l’Homme ne s’intègre plus à l’Etre transcendant et divin par le don total de lui-même, mais veut exister seul, concevant une création sans lien avec la Source, il commet une erreur grave et s’exclut de l’univers de radiance et d’amour qui est le sien par le don qui lui en est fait en totalité par son Créateur. C’est ainsi qu’Adam, l’Homme Universel, un et pluriel, désobéit en quelque sorte à l’ordre des choses inscrit dans la matière. Ce qui est imagé après coup par la mise en garde qui lui est faite dans la Genèse :

« Mais de la substance propre de la connaissance du bien et du mal, garde-toi de faire aucune consommation : car au jour même où tu t’en alimenteras, tu deviendras muable, et tu mourras. » (Genèse, II, 17. La Langue hébraïque restituée, op. cit., p. 315)

La traduction littérale de ce passage est : « Mais-de-la-substance-physique de-la-connaissance du-bien-et-du-mal, non-pas tu-consommeras de-quoi-d’elle ; car dans-le-jour-de-la-consommation-à-toi de-qui-d’elle, mourant tu-mourras (tu passeras dans un autre état). » (Idem, p. 83, notes ch. II) Elle souligne bien la difficulté de traduire !

Instantanément le monde d’Adam glisse dans la perception qui est celle de l’homme contemporain, celle du seul monde sensible. Lorsque cet événement se produisit, ce fut un séisme qui ébranla toute la création, une occultation de la lumière qui fit de l’homme un être monstrueux, livré très vite au meurtre, à la barbarie, au mensonge, à la haine... Instantanément, il est projeté dans l’espace-temps qu’il vient de créer par inadvertance. Cette « erreur à l’égard de l’Origine » a coupé l’Homme de l’essence des choses, l’a déchu de sa puissance première. Il fut ravalé au palier inférieur d’animal humain ; à ses yeux, la matière se densifie, s’obscurcit, s’opacifie et l’univers, qui n’a jamais cessé d’être ce qu’il est, devint une énigme, étant celui de son rêve, en dehors de tout Réel, celui de la séparation, de la division, celui des oppositions, celui du devenir dans le temps cyclique refermé en un cercle vicieux infranchissable. C’est bien évidemment le même monde, mais appréhendé cette fois à travers le voile de la seule perception des sens, de l’ignorance, de l’erreur, de la faute, d’aucuns disent du péché. (« Ah ! Que veut dire péché ?… Cela veut dire qui n’a jamais rien désiré d’autre que ce que lui offre la vie, à chaque instant, et qui, toujours heureuse de vivre les événements portés par le hasard, n’exige jamais rien de plus. » Emmanuel-Yves Monin, La Dame à la Licorne et au Lion, pièce de théâtre.)

 

De l’Unité hors relativité, sa conscience devenue séparative le plongea dans la relativité, le Mal devant alors être équilibré par le Bien, dont la fonction essentielle est de servir de tremplin pour le retour au Juste. Il y perdit toute liberté en surajoutant au dualisme naturel la dualité bien/mal. Alors que le dualisme unifie les complémentaires, toute manifestation se faisant par le deux, mais le « deux-un » (Evangile de Thomas ) qu’est « l’unité de la force duelle », comme le sont par exemple les forces centripète et centrifuge. Ce fut un cataclysme cosmique bouleversant l’ordre naturel. L’occultation de la Source est véritablement le big-bang qui crée le monde de l’anti-nature !

Réduit au monde des sensations, pour l’homme déchu, l’univers physique devient cet espace-temps dans lequel nous sommes enfermés, l’ombre de l’univers réel, son inversion dans le miroir. Naît dans l’esprit humain la vue d’un cosmos phénoménal coupé de l’immanence. Celle-ci devient ainsi inaccessible pour lui alors qu’elle en forme le substrat. Le monde que nous connaissons est entouré, baigné, imprégné de toutes parts par celui, plus subtil, invisible, difficilement accessible, de l’essence, tout comme celui-ci l’est de la quintessence. Qui sait encore se nourrir du prâna (« Energie  cosmique qui pénètre et conserve le corps et se manifeste le plus clairement sous forme de souffle dans les créatures. » Dictionnaire de la Sagesse Orientale, Robert Laffont, 1989) de la Terre et, au-delà, du prâna du Ciel, dans un univers où règnent la dualité en place de l’unité, les apparences en place du réel, l’illusoire mental en place de l’Illusion créationnelle ?

Les impressions personnelles des sens repliés sur eux-mêmes ne sont plus reliées au monde d’en haut. Certes, il faut vivre par les sens, mais en percevant l’essence de chaque chose ! L’homme développe de plus en plus un savoir mental, des facultés cognitives ; il doit vivre de façon pragmatique dans ce quaternaire terrestre devenu si lourd et si pesant ! Se développent les oppositions, les antinomies, la dialectique, tout un savoir desséché et mortifère, tout un conditionnement aliénant qui font des êtres humains des “morts vivants”. L’inversion produite fait prendre pour permanent ce qui est éphémère, pour bonheur ce qui est cause de souffrance…

 

L’espace-temps tel que nous l’appréhendons appartient au non-être, à un monde anti-créationnel coupé de la Vie, qui n’a pas de réalité en Soi. La nature véritable et réelle des choses ne peut être perçue que lorsqu’elle n’est pas modifiée par les interférences mentales égoïques. Les représentations sont toujours fausses. L’erreur est de ne pas le percevoir. Tout le Ciel de la Terre est obscurci par les formes pensées inconsistantes du monde astral dues à l’imagination fantasmatique que les humains nourrissent depuis des siècles ! Les phénomènes n’ont aucune permanence et s’évanouissent aussitôt qu’ils apparaissent. Les humains désirent par contre la permanence de choses qui, cristallisées, ne peuvent qu’aller vers une destruction de cet illusoire rendue nécessaire. Mais elle n’a plus rien à voir avec la juste destruction naturelle renouvelant toute chose pour produire à chaque instant une création neuve.

« Ainsi “détruire”, lorsque tout est en “Ordination Divine”, ne peut être synonyme de massacre. Lorsque le massacre se produit, c’est à l’évidence que le Mal est en priorité sur le Bien et, par voie de conséquence, l’évidence que les Forces Duelles sont en scission et agissent par la déviation et non en Activité selon leur Origine.

D’en prendre Conscience, c’est pour l’humain

sa “1ère Mesure” (1er pas) d’Intelligence avec le Réel. » (Les Chevaliers d’Aujourd’hui. Les Chevaliers de Demain, op. cit., p. 205)

Ce n’est pas la Nature qui a introduit « de l’imperfection contrôlée dans la perfection pour permettre notre existence » (Le chaos et l’harmonie, op. cit., p. 345), mais bien la rupture de cette symétrie essentielle qui, du fait de l’humain, s’infiltre entre le pouvoir créateur qu’il devait exercer en lien avec la Source de toute Vie et cette Source.

« Il n’y a pas d’erreur, encore moins de péché originel, mais erreur et péché à l’égard de l’Origine aux origines des temps… Ce qui est très différent… C’est une nuance de taille utile à retenir… à savoir qu’il ne faut pas confondre ce qui est de l’Originel et ce qui est des origines qui en découlent… “Idéifiée” sous la forme légendaire de l’arbre défendu “violé en sa connaissance” par le 1er homme et femme, Adam et Eve, cette faute est mémorisée et se perpétue à travers le temps par la voie ancestrale, et tant que celle-ci n’est pas assumée et révolue, “croquer la pomme avant qu’elle ne soit mûre”, c’est y trouver l’intrus qui la détruit. » (L’Articulation du Monde, op. cit., p.93, en note ) L’intrus est la dualité bien-mal.

« Peut-on faire naître des feuilles et des fleurs d’un arbre dont la racine serait pourrie ? » (Idem, p. 120)

 

La rupture de l’ordre cosmique a entraîné cette chute de l’Homme Universel ; l’homme contemporain est le fruit d’une décadence alors que, par l’inversion produite dans sa pensée, il se croit l’aboutissement d’une évolution, d’un progrès. C’est l’inverse qui est vrai ! Nous passons alors du Réel qui est actuellement pris par l’homme inversé pour irréel, imaginaire si ce n’est fantasmatique, à l’illusoire projeté par le mental dévié qui n’a aucune réalité, aucune existence en soi, aucune Vie, n’étant pas dans l’Être.

Le fruit en est son statut de mortel. Toutes les formes-pensées que l’humain contacte et qu’il prend pour la Source Originelle le fourvoient de plus en plus et il crée lui-même le labyrinthe inextricable dans lequel il erre. La mort du corps physique, incomprise dans sa vérité, n’est plus acceptée par l’émotivité humaine. « Va de par le Monde, dit le Bouddha à l’un de ses disciples, et si tu trouves un seul être chez qui la Mort n’a pas frappé à sa porte reviens le dire » ! (Cité dans Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort, op. cit. , p. 125)

L’homme se mit à appréhender la nature, les autres règnes de la création sous la forme de forces hostiles à soumettre, à vaincre et, pire encore, à exploiter. Il en fut de même de l’homme pour l’homme.

L’ancêtre de l’humain actuel est véritablement Caïn ! « Cependant, Adam, l’Homme universel, connut H‘eva, l’existence élémentaire, comme sa faculté volitive efficiente ; et elle conçut, et elle enfanta Kaîn, le fort et le puissant transformateur, celui qui centralise, saisit et assimile à soi ; et elle dit : j’ai formé, selon ma nature, un principe intellectuel de l’essence même, et semblable à IHÔAH. » (La Langue hébraïque restituée, op. cit., Genèse IV v. 1, p. 321) En clair, « Aishah enfanta Kaîn (le fort, le puissant ; celui qui tire au centre, qui saisit, qui agglomère, qui assimile à soi) ».

Dieu, dit la légende biblique, accepte l’offrande d’Abel et non celle de Caïn !

« … Or, c’était pendant qu’ils étaient ensemble dans la Nature productrice, que Kaîn, le violent centralisateur, s’éleva avec véhémence contre Habel son frère, le doux et pacifique libérateur, l’accabla de ses forces, et l’immola. » (Idem, v. 8, p. 321-322)

Caïn introduisant, par le meurtre de son frère, la conséquence ultime de cette erreur, est dans la Bible l’archétype de l’homme déchu. L’hérédité humaine porte le lourd fardeau de cet ancêtre dont le crime est sans cesse reproduit et amplifié : des siècles de meurtres, de tueries, d’assassinats, de guerres, de tortures, de pogroms, de génocides… qui n’avaient et n’ont pas lieu d’être. « Être rattaché à la hiérarchie humaine, c’est ne pas avoir réglé sa dette à la Matière, ce qui équivaut pour les humains à ne pas avoir réglé leur dette avec leur ancêtre Caïn qui est à l’origine (à ne pas confondre avec l’Originel) du Règne humain, l’origine du Règne humain étant précisément en dette avec l’Originel à cause de la Vie transgressée. » (Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort, op. cit. , p. 74) La presque totalité des humains est concernée et se doit de voir là la source relative des souffrances et des maladies. Il n’est plus possible d’abolir la peine de mort, ce qui est juste, et de continuer dans le même temps les industries d’armement et les guerres qui mènent inévitablement au meurtre !

« Les fils de Caïn (et les humains le sont) portent, hélas, la signature de l’erreur de leur matière. » (Nouvelle Lettre Ouverte à l’Ami sur le Chemin de la Vérité, op. cit., p. 94) Parmi, eux, certains font volontairement le mal. D’autres livrent en eux une lutte acharnée entre le bien et le mal. Mais il ne faut jamais perdre de vue, comme l’expliquait Abélard, que : « Le mal lui-même peut être un bien puisque Dieu use aussi bien du mal que du bien et qu’autrement il ne permettrait point le mal, sans que pour autant ce mal soit un bien. » (Cité par Emmanuel-Yves Monin, L’Inspiration, Dervy, 2007, p. 263)

Hélas, l’erreur perdure ! « La cause Principielle, Unique pour tous, aurait pourtant fait des humains un peuple pacifique et Vivant… au lieu… de faire de la Terre un Lieu de Mort et de souffrance ! » (Les Chevalier d’Aujourd’hui. Les Chevaliers de Demain, op. cit., p. 35, en note)

L’intelligence humaine emprisonnée dans ce corps, conçu comme uniquement physique, n’est plus en mesure de percer la surface des choses pour en rejoindre le dynamisme interne. Le monde déchiqueté par la pensée devient instantanément hostile et prend l’apparence de forces qui se combattent pour survivre. C’est un recul terrible, une chute vertigineuse. Lorsque l’homme veut rentrer en lui-même, cette scission s’interpose. Tout est brouillé, frelaté, déformé puisqu’il se réfère à “ses idées”, “ses notions”, “ses émotions”, “ses sentiments”… Il conserve le besoin immarcescible de retrouver son Être premier et doit pour cela expérimenter ses nouvelles limitations pour trouver un chemin de retour à l’Origine. La terre est un tombeau ; paradoxalement, ce n’est que par la mort que se fait le retour à la Vie, l’affranchissement de l’esclavage dans lequel l’humain est plongé par sa seule responsabilité. « Les hommes sont endormis ; quand ils meurent, ils se réveillent », aurait dit le Prophète selon Ghazâlî. (La Perle Précieuse, Les Deux Océans, 1986, p. 33) Et le hadith du Prophète est sans cesse répété : “Mourrez avant que de mourir” ! à ceux dont la première erreur, comme il est dit dans le Zen, a été de naître !

La solitude triste naît de l’égoïsme qu’elle nourrit en un cercle vicieux. Plus la décadence s’accentue, plus la Source semble s’éloigner, plus l’humain devient une sorte de monstre en déséquilibre total, sans repères sûrs, la proie de ses passions charnelles, de ses ambitions grossières, de sa schizophrénie, de son imagination fantasmatique, un malade par hypertrophie mentale et atrophie, sclérose de son intuition, de ses facultés les plus subtiles : voir par “le troisième œil” et entendre par “la troisième oreille”, diminution de l’acuité de ses sens… La créature déchue introduit dans sa création un élément de non-être qui en fait une contre-nature sans réalité, un puits de souffrance et de maladies qui broient inéluctablement et qui est vouée à la destruction totale, n’ayant aucune réalité. Mis à part les « Héritiers » de l’Homme Universel, « les autres  sont ceux qui, en ayant la forme extérieure de l’homme, sont en réalité des “animaux” ; leur degré est comparable, dans l’homme, à celui de l’ “esprit animal” (…) qui est le principe immédiat de la croissance et de la sensation. » (Ibn’Arabi, Futûhât, chap. 346, cité par Charles-André Gilis, René Guénon et l’avènement du troisième Sceau, Editions Traditionnelles, 1991, p. 28) Pire encore, un animal dénaturé qui ne possède même plus l’instinct de survie et empoisonne l’air qu’il respire et la nourriture qu’il absorbe ! En cette ère du Kali-Yuga, ère de déstructuration et de destruction, si le but des humains est « l’exploitation planifiée de la nature matérielle, toute vie est alors compromise par la lutte de l’espèce humaine contre la nature. La nature matérielle est si stricte que la moindre violation de ses lois peut causer beaucoup de mal à l’être humain conditionné. » (A la Recherche du But Ultime de l’Existence, op. cit., p. 2)

Dans l’univers opaque et incohérent, se fait jour la nécessité de survivre ; tout devient difficultés, luttes, oppositions, guerres. La joie naturelle se transforme en recherche effrénée de plaisirs vides de sens qui accouchent de souffrances ; l’amour dévoyé en obsession sexuelle mentale fermente pour donner une pourriture égoïste. Ce divorce transforme la terre en un enfer où chacun certes cherche le bonheur, mais par les moyens les plus pervers. Cependant l’ignorance n’est pas l’erreur et encore moins la faute :

« Il faut bien différencier ce qui vient véritablement de l’ombre noire des suppôts de l’enfer, et ce qui est absence de Lumière parce qu’absence de Connaissance.

Bien comprendre ce qu’est l’Ombre qui provient de l’absence de Lumière en soi, c’est savoir également déceler l’ombre noire des suppôts sataniques qui s’annihile d’emblée par la Connaissance du Soi acquise. » (L’Instruction du Verseur d’Eau, op. cit., p. 399)

La rupture de l’unité engendre une société divisée en religieuse et civile, et chaque partie ne cesse de se fractionner, de s’atomiser par exclusion. Naît ainsi une contre nature parasitaire qui morcelle l’éternel présent et donne naissance au temps et à l’espace qui lui est associé inévitablement. Les Idées, au sens platonicien du mot, dégénèrent en pensées, le Haut Mental est caricaturé par un mental ratiocinant, obsessionnel. La Connaissance s’éparpille et se dissout dans un savoir toujours plus spécialisé, toujours plus hypothétique et toujours incapable de rendre compte seul du Réel. Les êtres sont empêchés d’exprimer leur totalité d’Être, et ne peuvent déployer toutes leurs facettes, se limitant en se prenant pour ce qu’ils ne sont pas !

La défiguration accomplie par l’erreur est temporaire, momentanée, réversible. Seul le mental humain maintient une division entre son monde, son univers et le monde, l’univers de l’Être. Cette division est un non-sens. C’est lui qui refuse d’identifier son œuvre à celle du Pouvoir Créateur Originel qui, dès lors, le transcende puisqu’il se refuse à “immaner” de lui.

C’est pourquoi la plupart des humains doivent vivre un grand nombre de réincarnations pour faire ce retour, ces nombreuses réincarnations étant pour eux une unité de vie... « Savez-vous pourquoi il faut aimer tous les êtres ? Parce que chacun a été dans le cours des vies successives, l’un pour l’autre, l’un à l’autre, père, mère, fils, frère, époux, épouse… », enseigne le Bouddha. (Cité dans Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort, op. cit., p. 125) Qui plus est, chacun a connu toutes les conditions sociales possibles, sous toutes les latitudes !

La fin de notre monde serait la cessation d’un monde appréhendé seulement comme physique et le retour à la radiance, cet héritage qui nous attend et qui est nôtre depuis l’Origine, sans fuir pour autant la Matière, tout au contraire puisqu’en elle est la clé de notre devenir...

La perception d’un espace temps est donc née de la scission d’avec l’Unité du Tout. La terre semble isolée dans un cosmos hostile, dans un espace aux distances infranchissables et l’univers une énigme indéchiffrable. Coupés des “Planètes Bénies” restées fidèles à l’Unité, les habitants de cette terre cessent de pouvoir communiquer avec les “Êtres de Lumière” qui peuplent le reste de la création, ces autres univers vus par la science comme hypothétiques. Ils commencent à se douter qu’il existe d’autres terres, des “extra-terrestres” avec lesquels ils cherchent à communiquer, alors que ceux-ci ne cessent d’influencer la Terre à son insu, voire même de venir la visiter incognito, revêtant un véhicule corporel, et sans voir que tout humain est un “extra-terrestre”… en puissance ! La scission n’est qu’apparente ; seule demeure authentiquement l’Unité.

Demeure en l’humain la nostalgie de l’Âge d’Or, du paradis perdu, de l’état édénique, du véritable Soleil, du temps de l’Ancêtre, … Quelle merveille, cette nostalgie ! Et quel obstacle aussi… Mais des millénaires de déviations obscurcissent de plus en plus les “traces” de cet état que peu d’hommes actuellement pressentent, la plupart étant englués dans leurs croyances. « Seule nous est restée la faille du regard, les yeux, matière pétrie de lumière comme l’était le corps entier de l’Adam paradisiaque. Ainsi l’homme aujourd’hui, dans une anticipation eschatologique, est appelé à devenir tout visage, et son visage tout regard pour la confiance et l’amitié. » (Colloque de Cerisy, La terre et le souffle. Rencontre autour de Claude Vigée, chap., « Approches de Dieu dans les ouvrages récents de Claude Vigée », par Olivier Clément, Albin Michel, 1992, p. 354)

Mais il est alors obligé, pour retrouver son statut premier, de prendre conscience de cette séparativité, de réparer en quelque sorte les erreurs commises et de faire le chemin du retour pour retrouver sa vocation divine.

« CE QUI EST VU D’EN BAS : “MORT” - EST EN HAUT : “VIE”.

TOI AUSSI TU ES MORT ET TU VIS ÉTERNELLEMENT.

Le reste est temps et apparence.

Déferlement de vagues, milliards de petites morts : c’est cela la vie.

Des cellules meurent. - Il en naît de nouvelles (…)

Ce n’est pas la mort qui est mauvaise, mais la tâche non accomplie. » (Dialogue avec l’Ange, document recueilli par Gitta Mallasz, Aubier Montaigne, 1976, p. 138)

Cette erreur n’est pas enracinée dans l’Être et n’existe pas à proprement parler. “Dieu” (mais que veut dire ce mot ?) n’est pas présent dans la contre-nature. La Terre telle que les hommes actuels la vivent est, pour eux et par eux, travestie en un lieu d’épreuve et de maturation. La grandeur humaine est à retrouver au terme d’une quête du Graal qui mène à l’Illumination, au renversement des lumières, au bouleversement… qui consiste à prendre ses racines au Ciel. Le Soi n’a pas cessé et ne peut cesser d’être. Enchaîné qu’il est, l’homme retrouvera sa liberté hors relativité, il verra la vérité hors dualité ; coupé de sa transcendance, il réintégrera l’être divin qu’il est en vérité ; cramponné à des reflets, il passera de l’autre côté du miroir ; replié dans son ego mesquin, il s’ouvrira à « l’Ego-Centre de l’Unique ». (L’Instruction du Verseur d’Eau, op. cit.) L’amour compensateur qu’il revendique sera perçu comme l’ombre de l’Energie Amour qui meut toutes choses.

Même déchus, les hommes n’ont pas pour autant cessé d’être ce qu’ils sont en réalité. Ils possèdent au tréfonds d’eux-mêmes un « germe d’immortalité » (Idem.) indestructible, enfoui au-delà de leur mémoire ancestrale, dans le Mémoire de la Source ; ils sont marqués indélébilement, du Sceau de l’illumination première, d’une empreinte ineffaçable. Elle y est cachée comme le feu dans la pierre. Leur conduite pourrait être dite suicidaire s’il n’y avait en eux, indestructible, une clef inviolable, unique et personnelle, qui peut leur redonner l’accès à leur héritage “divin”.

C’est cet “atome-germe” que l’homme recherche aussi invinciblement que maladroitement ; il ne saura jamais se satisfaire de la surface des choses dont son intellect s’alimente actuellement. Ou bien ses corps - corps physique, corps astral, corps causal, corps de gloire - sont dans l’unité, en Connaissance de Cause, ou bien ils sont scindés et le divorce entre eux est à résorber. L’homme conscient des coïncidences qui jalonnent son existence, révélant le pouvoir de l’Esprit sur la Matière et l’Unité du Tout, est en marche vers la Libération, dans la phase de son évolution ascendante.

Il ne cesse de pressentir le monde de lumière qui est le sien, son Héritage Divin qu’il n’a pas à revendiquer puisqu’il est le sien de plein droit. Il lui faut, paradoxalement, cesser de le refuser ! Il n’a rien à chercher puisqu’Il est en réalité Cela et qu’il n’a jamais cessé de l’être ! Peu importe les dénominations données par les diverses traditions parvenues jusqu’à cette époque et dont il ne demeure que des bribes : Montagne de Jade, Cœur du Monde, Pôle primordial, Terre Pure, Thulée, Agartha, Quintessence, Mont Mérou, Albordj, Or pur, Pierre Philosophale, Trésor perdu, Joyau, Royaume, etc. Il ne peut jamais s’agir d’un lieu terrestre, d’un objet concret ; il s’agit d’une longueur d’onde en quelque sorte qui fait sortir de l’espace-temps et qui réunifie entre eux tous ceux qui l’atteignent en étant en symbiose avec leur Moi divin. C’est un taux vibratoire qui unifie les êtres au-delà des apparences que sont les formes, et même au-delà de la Forme qui les inclut.

« La Fusion à la Liberté,

cela est le Vide

et cette Fusion n’est pas une Chute… »

(Les Chevaliers d’Aujourd’hui. Les Chevaliers de Demain, op. cit., p. 166)

L’androgynie perdue est à retrouver, comme le reste.

« Lorsque vous ferez le deux-un et que vous ferez l’intérieur comme l’extérieur, l’extérieur comme l’intérieur, le haut comme le bas, lorsque vous ferez du masculin et du féminin un unique, afin que le masculin ne soit pas un mâle, et que le féminin ne soit pas une femelle, (…) alors vous entrerez dans le Royaume ! » (Evangile de Thomas, logion 22)

L’une des clefs essentielle est toujours rappelée : « La force originelle créatrice de vie est aveugle sans celle de la connaissance (la conscience qui sait) et devient le jeu sans fin des instincts, sur la roue des renaissances (samsâra). La force connaissante, sans la force originelle de vie, devient le dissolvant, poison de l’intellect, principe démoniaque, hostile à la vie. » (Lama Anagarika Govinda, Les Fondements de la Mystique Tibétaine, Albin Michel, 1960, p.230)

Tout est possible, mettre en adéquation l’extérieur avec l’intérieur est la vocation de l’humain.

« Les Lieux de Présence du Cœur, intimes par excellence, peuvent et doivent aussi trouver leur place et leur impression dans les lieux extérieurs. Ceci voudra dire que la Vraie Fraternité sera établie sur Terre et sera le signe que les fils de Caïn (toute la génération humaine jusqu’à maintenant) auront résorbé leur karma collectif, allègement de la Matière qui ne portera plus en elle ni ne transmettra aux générations suivantes le péché à l’égard de l’Originel, et terminé alors sera le temps de l’épreuve. » (Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort, op. cit., p. 143)

 

 

Idées forces :

 

- L’erreur à l’égard de l’Origine a coupé l’humain de l’essence des choses.

- Cette erreur s’est produite aux origines des temps.

- L’ancêtre de la presque totalité des êtres humains est Caïn.

- La contre-nature des suppôts de Satan n’a aucune réalité en Soi, et Dieu-le-Vivant n’a aucune présence dans la contre-nature.

- L’erreur peut et doit être réparée, chaque humain ayant en lui un « Germe d’Immortalité ».

 

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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 10:37

SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE : LIMINAIRE


I SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE :
L'UNIVERS EST UN-TOUT 

 

 

II SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE :
LA MATIERE N'EST PAS SI MATERIELLE QUE CELA ! 


III : DE LA SCIENCE INITIATIQUE A L'UNIVERS HOLOGRAPHIQUE

IV : LES RACINES DE L'HUMAIN MANIFESTE


Chapitre V

 

 

 De l’Animal à l’Homme

 

 

« Je suis heureux de mourir en animal,

                          parce que je vais renaître en l’homme,

« Je suis heureux de renaître en l’homme,

                          parce que je vais RENAÎTRE EN DIEU. »

 

Karuna Platon,

L’Instruction du Verseur d’Eau, (p. 108).

 

 

 

La conscience est donc une propriété de la matière. Chez l’humain, l’intuition remplace l’instinct lorsqu’il laisse l’Imagination Créatrice opérer en et par lui. Il est alors fidèle à sa vocation : mettre en œuvre l’Energie-Amour de qui tout procède ? La Source primordiale est au-delà de notre espace-temps, révèle la Science Initiatique, sans cesser pour autant d’être dans l’intime de chaque être incarné, ce que découvrent les scientifiques les plus réceptifs ! « Il existe également une conscience élargie plus élevée, fondée sur des champs d’information indestructibles et constants où la connaissance, la sagesse et l’amour inconditionnel sont présents et disponibles. Ces champs de conscience sont inscrits dans une dimension dénuée des concepts d’espace et de temps. » (Science et Champ Akashique, op. cit., p. 200) Pour l’humain, il est de toute nécessité de privilégier le plan de l’“Être” sur celui du “Savoir” comme sur celui de l’“Avoir” qui ne doivent arriver qu’en second sous peine d’être destructeurs dans le mauvais sens du terme, car il y a à l’évidence une juste destruction.

La nature essentielle d’un être humain ne serait-elle pas celle d’un hologramme unique qui se contient, s’engendre et peut se connaître ? « Alors que les modèles traditionnels de la psychiatrie et de la psychanalyse collent étroitement à l’individu et à son histoire personnelle, la recherche moderne, qui s’est adjoint de nouveaux niveaux, domaines et dimensions, montre la psyché essentiellement proportionnelle à l’univers dans son entier et à la totalité de l’existence », écrit Stanislas Grof. (Les nouvelles dimensions de la conscience, Editions du Rocher, 1990)

La conscience embryonnaire est destinée à croître en justesse par connaissance de cause jusqu’à sa plénitude. Si l’homme n’en prend pas conscience, il risque fort de devenir un animal dénaturé, un monstre inconscient des conséquences de ses actes et de ses choix. A l’époque actuelle, « tous les hommes naissent, mais peu vivent » (J’ai vécu quinze milliards d’années, op. cit., p. 230), peu ont conscience de leur devenir de “Vivants éternels”…

 

Que nous dit la science profane ? Le patrimoine génétique de l'humanité montrerait que le chromosome sexuel Y est transmis intact de père en fils, sauf mutations rares (2 à 4% par million d'années). En analysant les variations du chromosome Y, on reconstitue l'arbre généalogique de l'humanité qui est datée entre 68 000 et 316 000 ans. Les différences entre les divers groupes humains sont très faibles. (D'après le généticien Michael Hammer, de l'Université d'Arizona) Les Khoï, appelés péjorativement par les colonisateurs Bushmen ou Boshimans, se sont déplacés de l’Afrique de l’Est vers le Sud ; ils étaient considérés comme les ancêtres de toute l'humanité actuelle avant qu’on ne découvre d’autres restes humains plus anciens dans les déserts sahariens. Nouveau rebondissement ! En 2000, le squelette de “Dikita”, bébé de 3 mois, a été exhumé en Ethiopie et daté de 3,3 millions d’années !

Cette science n’est pas au bout de ses peines ! Les énigmes que lui offre la vie ne cessent de surprendre et de se multiplier en fonction des recherches. La découverte récente par Peter Brown et son équipe, de “l’homme de Florès”, homo floresiensis, vient perturber le connu une nouvelle fois. Son nom est dû à l’île d’Indonésie où cet hominidé vivait il y a 18 000 ans. Surprise de taille ! Ce contemporain de l’homo sapiens mesure un mètre de hauteur ! Or il n’est ni microcéphale ni pygmée ! Son cerveau est en modèle réduit celui de l’homo-erectus et des humains. Il vivait sur les pentes d’un volcan et chassait avec des lames et des pointes de pierre le stégodon, éléphant nain mesurant 1,50 mètres au garrot. Mais aussi le dragon du Komodo qui n’a rien de nain ! Est-ce un homo-erectus venu d’Afrique pour envahir l’Asie il y a un million d’années qui aurait été atteint de “nanisme insulaire” ? Comme l’éléphant venu là à la nage adapta sa taille aux possibilités de nourriture pour ne plus mesurer qu’un mètre cinquante de haut alors que les reptiles au contraire grandissaient pour donner le mégalonia, l’homo-erectus aurait rapetissé pour devenir “hobbit” ! Est-ce une espèce différente, au vu du squelette de son poignet ? Toujours est-il que, pendant des millénaires, il aurait cohabité avec l’homo-sapiens avant d’être exterminé par lui il y a 300 ans environ ! Les habitants actuels de l’île racontent que ces petits hommes vivaient dans des cavernes sur les pentes du volcan. Comme ils pillaient les récoltes et dévalisaient les maisons, les relations étaient très mauvaises. Lorsqu’ils allèrent jusqu’à enlever un bébé, les habitants de l’île prirent leurs grottes d’assaut et les incendièrent. Depuis, nul ne les a revus. Légende ou réalité ? La mémoire est souvent extraordinaire chez les peuples de tradition orale, et souvent même plus fiable que les écrits !

 

Comment se serait produite la stature verticale de l’être humain ? La bascule de la partie postérieure du crâne est commandée par l'enroulement du tube neural et non pas par la locomotion bipède, nous montrent les travaux d'Anne Dambricourt-Malasse (D'après Jean Staune et Anne Dambricourt-Malasse, « La découverte, la théorie et ... la calomnie », Convergences, n°7, Université interdisciplinaire de Paris, 1999, p. 12), du CNRS et de l'institut de Paléontologie Humaine du Laboratoire de Préhistoire du Muséum d'Histoire Naturelle. L'enroulement du tube neural durant les premiers stades embryonnaires entraîne la bascule progressive de la partie postérieure du crâne, en dehors de toute relation avec la locomotion bipède. Ce processus se répercute sur les tissus et règle les rapports entre la face et la base du crâne. Il fait apparaître le petit vide symphisaire situé au milieu du menton et qui est propre à l'homme. Ce vide symphisaire n'existe chez aucun singe actuel ou disparu.

Cet enroulement entraînant cette bascule se poursuit durant toute la croissance de l'enfant. La première partie de cette découverte objective concerne le développement de l'embryon humain. La deuxième partie de la découverte concerne les fossiles de ceux qu'on présente comme les ancêtres de l'homme. Les mesures en 3 dimensions de leurs crânes font apparaître 6 catégories différentes. L'évolution est graduelle, darwinienne et contingente. L'embryogenèse par contre change lorsqu'on passe du grand singe anthropoïde à l'australopithèque. Les fossiles correspondent à des paliers et aucun ne se situe dans une position intermédiaire. La succession des plans d'organisation évolue toujours de la même façon : contraction cranio-faciale avec enroulement du tube neuronal de plus en plus important, processus qui s'étend sur 60 millions d'années, induit par un déterminisme interne. Les contingences externes du milieu ne jouent aucun rôle déterminant. Il s'agit d'une macromutation et non pas d'une microévolution. Le processus s'accélère de palier en palier.

Depuis 40 millions d'années, les prosimiens ont donné les singes et rien d'autres. Il y a 20 millions d'années, les singes ont donné les grands singes et rien d'autre. Il y a 7 millions d'années, les grands singes ont donné les australopithèques, hominidés primitifs d'Afrique à station verticale et taillant les pierres de manière rudimentaire, et rien d'autre. Le passage est irréversible et s'effectue toujours dans le même sens. Les australopithèques ont donné les homo-sapiens, les humains actuels, et rien d'autre. En effet, le néandertalien, considéré longtemps comme une sous-espèce de homo-sapiens, est d'après son niveau de contraction cranio-faciale à classer parmi les homo-erectus, hominidés au squelette hyperossifié et massif, et non les homo-sapiens. ( Voir les travaux de Jean-Louis Heim, paléontologue, professeur au Muséum d'Histoire Naturelle, et ses articles dans La Recherche) De plus, les paléogénéticiens qui ont analysé, à Munich, le ruban d'ADN de l'homme de Neandertal à partir d’un os de l’humérus ont conclu qu'il n'appartient pas au genre homo-sapiens. (Science et Vie, septembre 1997)

Il y a une séparation embryonnaire nette entre sapiens et non sapiens, il n'y a pas de sapiens moins sapiens que d'autres. Il n'y a pas de gradualisme génétique à l'échelle macroscopique.

La bascule du cou ne serait pas une adaptation liée à la locomotion mais elle serait donc d'origine embryonnaire. L'apparition de l'homme ne serait pas liée à des facteurs environnementaux même si ceux-ci jouent un grand rôle contingent, et, devant ces faits et bien d’autres, Yves Coppens, spécialiste de l’évolution humaine, se voit obligé de remettre en question ses théories. Cela met fin scientifiquement à toute théorie raciste de prétendues races humaines inférieures et d'une race humaine supérieure basée sur la théorie gradualiste de Darwin. On ne peut évidemment trouver le chaînon manquant à la théorie de l'évolution qui est maintenant lettre morte. A moins de considérer, comme le dit l’humoriste, que “le chaînon manquant, c’est nous” !

Le quatrième règne a toujours été vu par les Connaissants comme spécifique. La condition humaine est la même depuis l'apparition de l'homme et il n'y a ni progrès, ni régression, ni évolution ; seuls changent les conditions de l'environnement terrestre et les conditionnements socioculturels.

 

Si la verticalité est proprement humaine, qu’en est-il du fonctionnement de notre cerveau ? Certains spécialistes, et non des moindres, veulent nous persuader que la pensée est produite seulement par le cerveau ! Ils ne mettent pas en évidence que celui-ci est à la fois un émetteur et un récepteur, faute de poser les bonnes hypothèses.

«  Actuellement sur Terre l’on parle beaucoup de mental, mais en fait personne ne sait véritablement ce qu’est “le Mental” : on le confond avec le cerveau, l’intellect ou autre confusion » (L’Instruction du Verseur d’Eau, op. cit., p. 429)

« Le Plan Mental est le plan des Idées Pures, le plan de “l’imagination Créative” et à partir de là, et intellect, et cerveau fonctionneront avec Equilibre, Solidité, Justesse.

Le Mental a un Pouvoir de Réceptivité et de réalisation, de capteur et de Donneur, action Epicentrique et Gnomocentrique, incomparable. » (Idem., p. 435)

Loin de la ratiocination mentale égoïque, le cerveau émet justement une pensée en référence au Plan Mental, de là l’Idée émise en répondance est reçue par le Cerveau ; ainsi se produit l’incarnation de l’action juste. Il est dit, encore, entre autres, : « Sons, Couleurs, Rythmes participent au mécanisme de votre cerveau » (Idem., p. 427) ; « “Il suffit d’être une Idée” et “Une Idée ne se pense pas”. Quelques fois, elle sort d’on ne sait où, et dans la dualité du Bien et du Mal, il y a bien sûr “les bonnes et les mauvaises idées”, mais ce sont de bonnes et de mauvaises “pensées”, car le Plan de l’Idée est déjà le Plan de l’Origine et s’apparente avec l’Activité du Mental. » (Ibid., p. 436)

Gustav Meyrink en témoigne : « Est-ce que je “crée” effectivement, ou bien mon imagination n’est-elle en fin de compte qu’une espèce d’appareil récepteur magique ? Quelque chose comme une antenne dans la télégraphie sans fil ? » (Le Dominicain Blanc, La Colombe, 1963) La réponse est donnée, « nous sommes “pensés” par ces “images” : nous ne les pensons pas ! » (L’Inspiration, op. cit., p. 194) Et le même auteur d’écrire : « Quelle malédiction que la pensée ! On croit la concevoir avec le cerveau, alors qu’en réalité elle fait du cerveau ce qui lui plaît, et elle est plus indépendante qu’aucun être vivant. » (Gustav Meyrink, Le Visage Vert)

Dans le fonctionnement du cerveau, tout le corps physique est concerné, tout particulièrement le Plexus solaire et certains points d’acupuncture bien spécifiés, mais de savoir cela « n’apportera rien en vous si vous n’avez pas libéré au préalable votre cerveau de toutes les contingences erronées et par conséquent limitées qu’on lui a inculquées depuis si longtemps » ! (L’Instruction du Verseur d’Eau, op. cit., p. 439)

Nier sa fonction de récepteur en lien avec la Source, c’est mettre le doigt dans un engrenage terrible. Comment le seul cerveau, qui n’est pas encore fonctionnel dans sa totalité, pourrait-il à lui seul connaître le cerveau ? Toute une surinformation faussée tend actuellement à nous conditionner. Alors que la majorité des humains sont pris par la lutte intérieure entre le mal et le bien, certains êtres font inconsciemment le mal par inversion des valeurs, tandis que d’autres se vouent totalement et consciemment au mal. C’est pourquoi : « Il y a danger d’asphyxie psychique qu’il faut écarter immédiatement avant que le “cerveau-robot” mis en marche par certains à la solde satanique ne fasse fonctionner par ses batteries meurtrières et abstraites les touches de son clavier : à ce moment là, il sera trop tard car vous ne serez plus vous-même. » (Idem. , p. 422)

Le cerveau est de plus en plus exploré à l’aide de la technologie de la résonance magnétique. Sa mémoire est quasi illimitée, mais les spécialistes mettent en évidence que nous fonctionnons à 90 % sur la mémoire des automatismes acquis et que nous utilisons très peu la conscience ! Au lieu de se demander comment libérer celle-ci de ses conditionnements, la recherche porte sur les mécanismes qui conditionnent la pensée, sans lien avec le Pensé divin qui est l’origine des différentes formes d’intelligence que l’on peut constater. Certains autistes, dits de haut niveau parce qu’ils sont capables d’exploits incroyables (mémoriser en un temps record 32 volumes lus comme le ferait un disque dur d’ordinateur ; effectuer de prodigieux calculs mentaux), savent… ce qu’ils n’ont jamais appris ! Mais l’ambition de beaucoup de chercheurs aboutit à mettre en place de nouveaux conditionnements au service des pouvoirs en place…

Des avancées se font cependant. Nous savons depuis peu que « les cellules du cerveau se multiplient ». (D'après Yves NAU, « Révolution chez les neurologues : les cellules du cerveau se multiplient », Le Monde, 31/10/1998) Les neurosciences découvrent que le cerveau peut être entretenu comme un muscle en étant simplement acteur de sa vie et non spectateur. Certaines maladies graves pourraient être soignées à moindres frais ! David Servan-Schreiber a formé des soignants à la désensibilisation du cerveau par les mouvements oculaires (EMDR) pour les personnes souffrant de traumatismes engendrant souffrance et dépression.

Grâce aux nouvelles techniques d’imagerie cérébrale, l’une des grandes découvertes de ces dernières années est « la plasticité du cerveau. Avec sa centaine de millions de neurones plongés dans un bouillonnement électrique permanent, son million de milliards de synapses, il conserve nombre de ses secrets et continue d’alimenter les fantasmes. Mais on est sûr d’une chose : il évolue du berceau jusqu’au cercueil. Le bébé naît avec tous ses neurones, mais 90% de ses connexions se feront dans les vingt années après sa naissance. » (Nicolas Delesalle, « Le cerveau a-t-il un sexe ? », Télérama 2978 du 7/02/2007, p. 21) Cela en fonction de son parcours humain et de ses divers apprentissages. Mieux encore ! Contrairement à ce qui semblait établi définitivement, les composants cellulaires essentiels du système nerveux central ne sont pas privés de la faculté de se multiplier. L'équipe américano-suédoise du professeur Gage, par un agent radioactif de “traçabilité”, a mis en évidence chez des patients atteints d'affection cancéreuse, que les cellules nerveuses avaient donné naissance à de nouveaux neurones. La possibilité d'une multiplication des neurones avait été démontrée chez le singe, par voie expérimentale. Les affections de Parkinson et d'Alzheimer pourraient donc cesser d'être incurables. Lorsque cette dernière maladie prive la personne de sa mémoire, elle l’oblige à vivre le présent ; elle ne le prive pas de son être essentiel, mais la perte de l’autonomie est grandement dommageable. La destruction de certaines zones du cerveau n’est peut-être pas irrémédiable. La mémoire immédiate est touchée mais la personne peut retrouver la mémoire de chansons et comptines de son enfance. Elle peut se mettre à peindre, retrouver dans sa mémoire cellulaire les gestes qui lui permettent de jardiner… Les causes essentielles des maladies devraient d’ailleurs être trouvé dans… la contre-nature substituée à la Nature !

Fondamentalement, le cerveau ne constitue pas « l’unique siège de la conscience, l’expérience yoguique prouve que notre “conscience cérébrale” n’est qu’un fait particulier, parmi nombre de formes de conscience possibles et que celles-ci, selon les fonctions de leur nature, peuvent être localisées ou concentrées en différents organes du corps. Ces “organes”, situés sur l’axe vertical du corps, qui rassemblent, transforment et répartissent les courants d’énergie, sont désignés sous le nom de cakras, centre de force, d’où divergent, tels les rayons d’une roue ou les baleines d’un parapluie, ou les pétales d’un lotus (padma), de nombreux courants secondaires de forces psychiques qu’ils ramènent ensuite au centre. » (Les Fondements de la Mystique Tibétaine, op. cit, pp. 185-186.) Ces “organes” subtils ne se trouvent pas sous le scalpel du chirurgien, ni sur les radiographies ! Ils ne sont pas pour autant inconnaissables…

Qui plus est, ne serait-ce pas la conscience qui crée le corps humain ? « Il se pourrait bien que ce ne soit pas le cerveau qui produise la conscience mais plutôt la conscience qui crée l’apparence du cerveau… la matière, l’espace, le temps et tout le reste qu’il nous plaît d’interpréter comme l’univers physique » (K. Floyd cité par M. Talbot, The Holographic Universe, traduction E. Y. Monin, Harper Collins Publ., 1999) ; « la naissance, la maladie et la mort constituent les problèmes fondamentaux de l’existence matérielle et (…) ils ne seront jamais résolus par un plan issu du cerveau humain. » (Srî Râmânanda Samvâda, A la Recherche du But Ultime de l’Existence, Editions. Bhaktidevi, 2000, p. 4)

Jamais l’humain ne sera réductible à la somme de ses molécules, le résultat du fonctionnement de son seul corps biologique ! La réponse au besoin de se sentir immortel est-elle le produit de notre cerveau comme certains philosophes ou scientifiques l’affirment ? Comme toutes les autres convictions : « La foi est une construction de l’esprit humain. Mais dire cela ne tue pas pour autant l’idée de Dieu. Contrairement aux autres êtres vivants, l’être humain se crée des attributs qui n’ont aucun rôle dans sa propre survie. Il développe et manipule des concepts qui échappent au déterminisme biologique pour faire de lui-même un être de sens et de droit. La religion en fait partie. Dès lors, la question n’est pas : d’où vient l’idée de Dieu ? Mais plutôt : pourquoi cette création humaine sort-elle du cercle de la causalité biologique ? » (Marc Jeannerod, « La science ne rejette pas l’idée de Dieu », La Vie n° 32221, semaine du 24 mai 2007, p. 27) C’est là que la Science Révélée nous propose des pistes qu’il nous appartient d’explorer…

Dépassant la neurobiologie, une neurothéologie voit le jour. Certains biologistes recherchent le gène de la foi, vainement jusqu’à ce jour. D’autres constatent les effets thérapeutiques de la prière et envisagent une utilisation thérapeutique des expériences mystiques. « Mario Beauregard invalide, en 2006, la thèse d’un siège neuronal unique de la foi lors d’une étude sur des carmélites en prière. Il ne prétend pas prouver l’existence de Dieu, mais défend l’idée d’une “réalité extérieure”, avec laquelle l’homme peut se mettre en lien. » (« Marion Beauregard, “ Mes découvertes” », La Vie n° 32221, semaine du 24 mai 2007, p. 24. son livre, The Spiritual Brain, Editions HarperOne, sera publié en septembre 2007) Nous ne pouvons, par la seule science, dépasser le dualisme ! La Réalité n’est ni extérieure, ni intérieure, Elle Est ! Cela va de Soi…

 

Quel déploiement a dû faire l’humain depuis sa création ? Le peu que nous percevons nous laisse entrevoir la fantastique symphonie qu’est la Vie ! Inimaginable ! Un scénario plus fou que tout ce qui est imaginable par un humain !

L’humain dont toutes les fonctions corporelles sont végétales et animales est créé « dans » les connaissances comme les règnes précédents, mais s’y ajoute le désir sensuel que l’intelligence a pour fonction de connaître, d’assumer, de vivre, de traverser sans rester dans sa dépendance, dans son esclavage. L’animal est animé. L’animal dans l’humain n’est nullement à rejeter puisque c’est sa constitution naturelle. Tout rejet est vain ! “Chassez le naturel, il revient au galop…”, nous dit la fable dans son bon sens.

Le petit d’homme expulsé de la matrice arrive en ce monde totalement nu. L’homme naturel, dans les pays dont le climat le permet, a très longtemps vécu nu ou presque totalement nu. Les sanyâsins indiens ayant faits le vœu de renonciation extrême, vivent également nus, ainsi que quantités de tribus en Nouvelle Guinée, en Amazonie, dans l’Atakora, et dans de nombreux endroits de la planète où le climat le permet…, tant que le pouvoir politique le tolère, et malgré le prosélytisme missionnaire de religions souvent dévoyées. D’où vient la nécessité du vêtement en dehors des nécessités climatiques ? Les notions de honte, de pudeur, de péché, ont pollué les humains qui se sont ingéniés, dans toutes les sociétés, à multiplier les tabous, les lois, les contraintes, les excommunications, les bannissements... La trahison en est à l’origine, trahison de ceux qui avaient un service à accomplir pour le bien commun et qui se sont arrogé des rôles, des responsabilités, une autorité qui leur confère des privilèges… et se sont fait, consciemment ou non, des suppôts de Satan. Ainsi les hommes politiques usurpent la place des “prud’hommes”, des Instructeurs, des Connaissants, des prêtres qui ont failli à leurs responsabilités ; de même les militaires, celle des “chevaliers” ; les capitalistes celle des agriculteurs, des commerçants et des financiers ; les ouvriers celle des artisans, compagnons et artistes. Les peuples modernes, occidentalisés, c’est-à-dire tournés symboliquement vers le “couchant”, vers la mort, au contraire de ceux qui se réclament de l’“Orient”, la Naissance, ont perdu l’Intuition, ce “récepteur” qui met spontanément la Terre en relation avec le Ciel et avec le milieu ambiant. Les “occidentalisés” ne perçoivent plus quantités d’informations vitales…

Reste à faire pour eux le chemin du retour à l’Harmonie Originelle ! La légende de l’Aigle et du Poisson nous dit que ces deux animaux « se rencontraient chaque jour sur la Terre avant que l’Homme ne soit, l’un venant des Hautes Cimes, l’autre de l’Eau. » A la venue de l’Homme chacun d’eux réintégra son domaine pour ne plus en sortir… « Jusqu’au moment où tous pourront se rencontrer

et l’Aigle, et le Poisson, et l’Homme. » (Platon le Karuna, Nouvelle Lettre Ouverte à l’Ami sur le Chemin de la Vérité, Les Editions de la Promesse, 2003, pp. 305-308)

Chacun sait combien les Légendes sont porteuses de sens !

 

Cette terre, ce monde de la matière lourde n’est que la densification du monde des essences, lui-même densification de celui de la quintessence. Ainsi remonte-t-on des principes au principe, et de là au Principe du principe, au Principe du Principe des principes, …indéfiniment dans une spirale ascensionnelle. C’est pourquoi le Voyage de tout Humain n’a jamais de fin et que chaque étape n’est qu’un nouveau tremplin pour la suite. C’est le voyage du cœur vers son Cœur et, de-là, vers le Cœur du Cœur de son cœur, etc., bien qu’il n’y ait point de cœur, ni de principe, pas plus que de point, mais des mots pour ébaucher un mouvement intérieur qui, pour l’essentiel, se passe de la parole et laisse place à un ressentir indéfinissable par le langage.

Ce qui nous émerveille par sa beauté, la fleur, un simple caillou ou coquillage, l’autre, un paysage,… est toujours une projection du meilleur de nous-mêmes. Ce n’est pas quelque chose qui est autre que nous ! Et sa disparition de nos yeux, de nos sens, ne cause alors aucune tristesse, aucune nostalgie, aucun manque puisque nous la savons être dans l’intime de notre être. On n’aime toujours, comme le dit la chanson, « l’on n’aime que le meilleur de soi » (Chanson des derniers Trouvères, Héloïse et Abélard, paroles de Florian Lacour, CD Echos de Brocéliande et d’ailleurs), dans l’unité du tout retrouvé, dans son androgynie retrouvée.

Mais que sont les choses que nous voyons ? Depuis la Création de notre monde, l'Energie maintient et assemble, à travers les vibrations des « cordes » qui tissent tous les univers, les plus fines particules en atomes, les atomes en molécules, les molécules en cellules, et ainsi de suite, de la paramécie à l'homme, de la plus extrême simplicité apparente à la plus extraordinaire complexité en devenir.

Qu'est-ce que la vie? C’est la mystérieuse tendance qui habite la matière et l’organise de manière de plus en plus complexe. Certains savants actuels rejoignent les plus anciennes traditions. Dante écrivait : « C'est l'amour qui fait se mouvoir les étoiles et le soleil » ; il rejoignait ainsi la tradition des mystiques soufis pour qui l’Océan de la Matière était un Océan d’Amour dont les cieux ne sont que l’écume. Il y a quelques années, le Musée de la Mère Universelle (Musée de la Mère Universelle, textes d’Emmanuel (Yves Monin), Edition Les Amis du Désert, 1989, musée maintenant fermé), après avoir déployé toutes les images que l'homme a données au cours des temps à Celle qui génère la vie dans toutes ses facettes, en proposait une dernière qui passa presque inaperçue, celle de la particule atomique, cette particule infinitésimale dont l’Energie est à retrouver en nous pour rayonner Amour.

L’Esprit peut habiter entièrement le corps de l’Homme Parfait, demain comme hier, et … comme aujourd’hui ! En voici un témoignage crédible : Un disciple de Lahiri Mahâsaya, Guru indien réalisé, voulut le prendre à son insu en photographie. Sur ces photos, le banc où le maître était assis, et le décor autour s’y trouvaient bien, mais point de maître ! « Tout honteux et les larmes dans les yeux, Ganga Dhar Babu vint trouver son guru. Plusieurs heures s’écoulèrent avant que Lahiri Mahâsaya eût rompu le silence en ces mots :

- Je suis Esprit. Ton appareil peut-il saisir l’Invisible Omniprésence ?

- Je vois bien que non ! Mais, divin Maître, mon amour désire une image du temple de votre corps. Ma vision a été étroite. Jusqu’à ce jour je n’avais pas réalisé qu’en vous l’Esprit demeure dans sa plénitude. » (Autobiographie d’un yogi, op. cit., p. 16. L’auteur témoigne d’ailleurs du fait que son Guru Srî Yukteswar pouvait être à Calcutta et à Serampore au même instant ! p. 195 et suivantes)

Et le Guru vint le lendemain poser pour son disciple et lui laissa photographier son véhicule ! D’autres témoignages pourraient être donnés par ceux qui firent la Rencontre avec l’un des Serviteurs de Lumière venu sur cette Terre…

 

 

Idées forces :

 

- Tout, du minéral à l’Humain, ne forme qu’un seul Être.

- Rien n’est autre que Soi.

- Les analyses de l’ADN humain montrent que nous avons tous les mêmes ancêtres.

- Le quatrième règne humain est spécifique.

- Le cerveau fonctionne d’abord comme récepteur des Idées qu’il reçoit par Inspiration.

- L’Océan de la Matière est un Océan d’Amour.

 
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 10:01

SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE : LIMINAIRE


I SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE :
L'UNIVERS EST UN-TOUT 

 

 

I I SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE :
LA MATIERE N'EST PAS SI MATERIELLE QUE CELA ! 


III : DE LA SCIENCE INITIATIQUE A L'UNIVERS HOLOGRAPHIQUE


Chapitre IV :

Les racines de l’Humain manifesté

 

 

 

« Je suis heureux de mourir en minéral,

                       parce que je vais renaître en végétal,

Je suis heureux de mourir en végétal,

                      parce que je vais renaître en animal,… »

 

Karuna Platon,

L’Instruction du Verseur d’Eau,op. cit., p. 108.

 

 

 

Ainsi parle l’Ange, c’est-à-dire l’Energie faite d’une densité-matière encore impalpable pour l’humain ordinaire qui est « Votre Vie sans discontinuité ». (Les Chevaliers d’Aujourd’hui. Les Chevaliers de Demain, op. cit., encart bleu p. 7)

Dans sa Conception, la Création est immaculée. Dès qu’il y a manifestation, inévitablement, il y a maculation, dualisme. La Création est la manifestation des Principes immanents de l’Unité qui en est cause. La Lumière Noire du non-manifesté (Voir Le Miroir, symbole des symboles, chap. « Le Miroir du Principe », op. cit.) donne naissance à la lumière et aux ténèbres. Toute manifestation sortant de l’Unité première est duelle, mais cette dualité est le “deux-un” ; c’est “l’unité de la force duelle”, à l’exemple de l’unité du recto et du verso d’une feuille d’or qui, aussi fine que puisse être son épaisseur, sont inséparables.

A l’Origine, l’Etre Humain est. IL EST…

Un et pluriel.

Sans Lui, pas de matière, pas de cosmos, pas d’univers. Tout n’existe qu’en Lui, par Lui, pour Lui.

 

Les explications contingentes ne doivent jamais voiler l’essentiel ; elles sont données pour ouvrir à la contemplation d’un processus extraordinaire, stupéfiant. Par exemple, sans notre satellite, la lune, la vie n’aurait pu apparaître sur Terre ! Comment serait-elle née ? « une planète plus petite a percuté la nôtre de plein fouet, lui a arraché un morceau avec lequel elle a fusionné, et a rebondi dans l’espace pour devenir lune » (La Chanson du Soleil, op. cit., p. 23), affirme l’hypothèse scientifique actuellement la plus plausible. S’ensuit l’inclinaison de la terre sur son axe. Une synchronisation extraordinaire s’est ainsi mise en place qui rythme les saisons et toute la vie déployée sous tous les climats… Les futurs habitants de notre satellite lunaire verront demain la terre comme un astre nocturne dans leur ciel !

De quand date l’apparition de l’homme ? Elle est hypothétique pour les scientifiques actuels, mais, au-delà de leur point de vue, chacun peut faire sienne cette vérité :

« Ma vie a commencé à l’Origine des Temps,

   Elle est expansion toujours plus grande

   vers l’Existence au-delà des Temps. » (Les Chevaliers d’Aujourd’hui. Les Chevaliers de Demain, op. cit., encart bleu p. 7)

Cette existence au-delà des temps est celle des “Planètes Bénies” où la Vie ne connaît plus la mort, et encore moins la souffrance.

Le physicien Jean E. Charron explicite la première partie de cette affirmation :

« J’ai vécu 15 milliards d’années. Car je suis né avec ces premiers électrons créés à partir de la lumière originelle, au début du monde. Mais (...) je suis demeuré bien longtemps “dans les limbes”, et [qu’] en fait je n’ai atteint que tout récemment le niveau de conscience qui caractérise le Vivant. » (J’ai vécu quinze milliards d’années, op. cit., p. 155)

Que sont essentiellement ces limbes dont il est question ? Il est répondu : « Les Limbes, c’est “l’état-lieu” de la Matière où, en celle-ci, “l’Esprit, son Corps d’Intelligence” n’a pas encore pris forme, n’est pas encore incarné, mais en même temps le Lieu d’attente, expectation vivante de l’Incarnation de l’Esprit, Corps d’Intelligence de la Matière, la Voie d’expectation, … » (L’Articulation du Monde, op. cit., 1999, p. 61) qui peut comprendre ? Seul l’Esprit…

Quitter cet “état-lieu », pour prendre “forme » humaine nécessite de recevoir l’In-formation, c’est alors « la matière individuelle elle-même qui reçoit les informations de l’ensemble de la Matière. » (Platon le Karuna, Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort, Les Editions de la Promesse, 2006, p. 79)

 

A un certain plan, nous sommes les enfants des étoiles puisque notre matière vient d’elles, comme l’a si bien dit l’astrophysicien Hubert Reeves ! Notre corps est une étoile, comme l’explicite le célèbre dessin de Léonard de Vinci ! Les étoiles ne sont connues que par leurs rayonnements. N’en est-il pas ainsi des humains, principalement de ceux qui ont réalisé totalement leur vocation ? Chacun peut dire en vérité : 

« Le ciel et la terre sont nés en même temps que moi-même, toutes les choses du monde et moi ne font qu’un. » (Tchouang tseu Tsi Che, cité par Liou Kia-Hway, L’Esprit synthétique de la Chine, P.U. de France, 1961, p. 154)

Nos racines véritables sont au “Ciel”, qui n’est pas le ciel de la terre que nous connaissons actuellement. La genèse de l’Humain est cette « façon dont il est devenu ce qu’il est au moment considéré, c’est-à-dire à la suite des formes successives qu’il a présentées, considérées dans leur rapport avec les circonstances où s’est produit ce développement. » (Dictionnaire philosophique de Lalande) La traduction que fait Fabre-d’Olivet des premiers versets du chapitre V de la Genèse explicite ce qu’est le livre de la Genèse :

« Ceci est le Livre des caractéristiques générations d’Adam, l’Homme universel, dès le jour où le créant, LUI-les-Dieux, suivant les lois de son action assimilante, il en détermina l’existence potentielle :

Le créant d’une manière collective mâle et femelle, cause et moyen ; le bénissant sous ce rapport collectif, et lui donnant le nom universel d’Adam, au jour même où il l’avait universellement créé. » (Fabre-d’Olivet, La Langue hébraïque restituée, l’Age d’Homme/Delphica, 1991, p. 325)

Il y eut alors ce que ce traducteur appelle “les périodes lumineuses d’Adam”, celles du premier Adam, Adam-Kadmon, androgyne. Le Livre de la Splendeur, aussi appelé Zohar, l’un des ouvrages majeurs des kabbalistes, (Attribué au rabbin Shimon Bar Yochaï (IIe siècle)) énonce : « Il est évident que dans chaque parole gît un mystère profond et les mondes inférieur et supérieur sont pesés sur la même balance (c’est-à-dire : Mais tout ce qui vient d’en haut doit tout d’abord, pour devenir accessible, revêtir une enveloppe mortelle). Les anges envoyés sur la terre n’ont-ils pas du prendre des vêtements humains, autrement ce monde n’aurait pas pu les recevoir ? »

Tous les groupes humains ont traduit sous forme de mythes, de légendes, de poèmes, de textes dits “sacrés”, … leur compréhension relative de la Création. Que peut être ce Paradis terrestre, cet Âge d’Or primordial auxquels ils se réfèrent ? Comment en effet qualifier ce “Temps Premier” - qui n’est pas dans le temps - ou l’Humain vit non pas selon la nature seulement naturelle telle que nous la connaissons actuellement, mais selon Nature, le divin de Lui ? Il vit, mu par l’Energie-Amour, étant Un avec son Créateur, étant lui-même son propre Créateur. Il vit “Naturellement Divin”, dans l’absence de toute relativité, n’étant pas immergé dans la matière dense mais dans la matière lumière.

Les premiers couples humains sont constitués d’hommes et de femmes possédant la plénitude de la Condition Humaine qui, par rapport à la situation actuelle dégradée, est imaginée comme surhumaine ! Hommes et Femmes sont dans la complétude de soi, dans la perfection de leur nature. Leur essence est unie par et en le Principe Créateur. L’homme, dans son véhicule corporel Yang, est dans la possession de sa féminité et la femme, dans son véhicule Yin, de sa masculinité. C’est l’état souhaité consciemment ou inconsciemment par les humains depuis des millénaires et qui, seul assure la plénitude de l’autonomie de chacun.

Nos ancêtres primordiaux vivent dans l’illumination de leur pensée pourvue d’un potentiel qui les exhausse au-dessus de tous les autres règnes de la création. Ils possèdent l’Être, ils sont « être-étant » (Le seul verbe véritable, « être-étant » : hôêh en hébreux, selon Fabre-d’Olivet, La Langue hébraïque restituée, op. cit.), vivent dans l’harmonie, se nourrissent de l’Energie-Amour qui « immane » (Vieux mot français employé particulièrement par Ruysbroeck dans L’Ornement des Noces Spirituelles) de la Source de la création à laquelle ils sont reliés. Cette reliance leur assure la joie pérenne. L’Homme, non assujetti au bien et au mal, est libre et agit spontanément en toute justesse, dans l’harmonie : IL EST. Véritablement, hors relativité, sans dualité séparative.

Tous les êtres humains justement différenciés ne forment qu’un seul Etre, animé par la même pulsion, la même pensée, en symbiose avec tous les autres règnes. Les âmes et les corps s’interpénètrent. Tout est joie, jouissance d’amour. La terre est reliée à la multitude des autres astres habités par des êtres de lumière avec lesquels ils communiquent naturellement. Les forces vivantes et conscientes ne s’expriment qu’en et par l’Energie qui fait de toute vie un orgasme permanent. Instantanément, la pensée s’identifie à l’objet, la volonté obtient ce qu’elle veut ; ayant à sa disposition la totalité des Pouvoirs, elle participe au Pouvoir Créateur auquel elle est incorporée. L’énergie réalise instantanément l’objet de la pensée. Ce “Pouvoir” est le simple fait de pouvoir, sans connotation de pouvoir “sur quelque chose”. Pour celui qui ne veut que ce que veut l’Être en Soi, ses vœux se réalisent instantanément. Faire et avoir sont imbriqués dans “être” en justes conséquences. C’est le Vouloir, la Juste Volonté lorsque l’Intention de Direction et la Direction d’Intention sont alignées, c’est le Chintâmani, le « “Joyau qui exauce les vœux”, attribut d’Avalokiteshvara et de divers autres bouddhas et bodhisattvas », « le symbole de l’Esprit libre ». (Dictionnaire de la sagesse orientale, Robert Laffont, 1989)

La Claire Lumière de la Source primordiale d’où immane la création manifestée est alors saisie par l’Homme directement dans toute sa radiance, dans tous ses rayonnements. Sa pensée n’est pas arrêtée par les impressions des sens ; elle le dynamise directement. Elle est aussitôt opérative ; ce qui est justement pensé en symbiose avec la Source prend forme, une forme non cristallisée. Les formes humaines sont des corps de lumière dont celui du Christ sorti du tombeau porte témoignage, ainsi qu’en ont témoigné également nombre de yogis indiens, tibétains ou chinois connus. Ce sont, selon les diverses expressions utilisées, des Corps Conscients, des Corps Glorieux, des Corps de Résurrection, … qui se manifestent au besoin en corps de chair. Déjà les anciens Egyptiens affirmaient : « les chairs des immortels sont en or » (Inscription de Redesiyeh, Nouvel Empire. Voir Du Tissage des formes aux entrelacs de la vie, chap. « L’Onde de Vie », sur http://mathematiques.energie-manifestee.net/). Entendre, en Lien avec l’“Origine” !

L’Inspiration ne subit aucune interférence mentale. C’est l’Homme Parfait, l’Homme Universel de la Tradition, vivant “l’Ego-Centre de l’Unique” » (L'Instruction du Verseur d'Eau, op. cit.) par l’Energie Amour, en ouverture totale au Ciel, première acception de E = mc² tel que nous l’avons décrypté au deuxième chapitre !

Il n’y a pas l’espace-temps que nous connaissons, mais un éternel présent. L’univers dans lequel l’Homme se meut est fluide ; il n’est pas figé dans les formes ; la substance unique se différencie constamment sans se cristalliser. L’univers est mouvant, lumineux, réel, véritable. Il est celui de la puissance, de l’énergie pure, non dégradée. Se vit alors l’unité, l’indivision, la non-séparation, l’instant comme création sans cesse neuve. La matière propre au monde de l’être est radiante, dynamique. Par comparaison à la nature connue par l’homme contemporain, c’est une surnature, d’où cette expression millénaire de “surnaturelle” qui vient de l’erreur de point de vue ; elle est tout à fait “Naturelle” au contraire ! Mais d’un Naturel perdu qui a sombré dans sa caricature que nous appelons la nature, une nature faussée depuis que s’est produite « l’erreur à l’égard de l’Origine » (L'Instruction du Verseur d'Eau, op. cit.), comme nous le verrons dans un prochain chapitre !

L’Homme est en lien avec l’Esprit, sans interférence d’ego mineur. L’unité des forces duelles, que nous percevons antagonistes, centrifuge-centripète, jour-nuit, masculin-féminin, etc. en fait un être libre. Les mythes divinisent justement les ancêtres primordiaux qui sont vus comme des surhommes par ceux qui n’osent pas s’avouer être des sous-hommes, des hommes qui ont à retrouver cet état primordial, non pas en refusant l’incarnation dans la matière, mais en l’assumant.

 

Depuis la Tradition primordiale, la vérité ancienne est maintenue par les diverses traditions qui en sont issues mais qui se sont dégradées au fil des siècles. Les “traces” sont dans tous les contes, les mythologies, les mythes fondateurs, les cosmogonies des peuples, surtout les plus primitifs, souvent justement analphabètes. Les animaux “parlent”, non seulement eux, mais, les plantes, les arbres, les végétaux, les pierres…, et instruisent les humains. C’est ce que les Aborigènes australiens qualifient paradoxalement de “Temps du Rêve” alors que ce temps était celui d’un éveil dont on rêve maintenant ! Il s’agit d’un Rêve éveillé et non du rêve tel qu’on l’entend habituellement. L’unité de tout le vivant dans ses différents règnes va de soi. La communication se fait de Cœur à Cœur. La matière, quelque forme apparente qu’elle puisse prendre, est vivante, consciente, en “reliance” avec le tout d’un multiple unitif qui ne se pense jamais dans la séparativité. Le bien et le mal n’ont pas lieu d’être puisque tout coule de Source dans la justesse. L’humain comme l’animal peuvent changer de forme en ce temps qui n’est ni dans le temps figé actuel, ni dans le rêve mais dans le Réel de la non-dualité.

C’est actuellement que l’homme rêve en se croyant dans le réel ! Les choses se sont inversées dès lors qu’il s’est replié sur lui-même, s’est fermé à l’Essence des Choses. Ah ! oui, c’était bien le “temps” des géants, non pas par la taille cependant ! Mais qui sait ? Le “temps” des dieux aussi… Dans ce Temps Premier - mais est-ce un temps ? - l’Intelligence humaine est dans sa plénitude.

L’Univers est-il impersonnel ? Il n’est pas froid, mais brûlant, la brûlure de la glace est semblable à celle du feu pour qui réconcilie les opposés. L’im-personnel est l’Etat par excellence qu’acquiert celui qui dépasse son monde émotionnel humain pour vivre l’Emotion sans émotions.

Que perçoit naturellement l’Humain ? La conscience est une propriété de la matière, ne serait-ce qu’à une dose infinitésimale ; elle est en germe dans le minéral qui se meurt pour renaître végétal. Le végétal accède à la reproduction sexuée, mais il lui manque la mobilité qu’il acquiert en renaissant en animal. Celui-ci voit sa programmation obéir à un instinct qui, à la limite, devient quasi intelligent lorsque les animaux sont prêts à quitter l’âme groupe animale pour se différencier et renaître en humain.

Quant à celui-ci, quelle est son ultime vocation ? Ne serait-ce pas d’être consciemment tout à la fois minéral, végétal et animal, fidèle à sa vocation qui est de mettre en œuvre la Vie consciemment en laissant s’exprimer son intuition pour décoder “Sa” Matière : d’abord se connaître, puis Se connaître pour enfin SE CONNAÎTRE, et ainsi connaître “La” Matière ? La conscience encore embryonnaire est destinée à croître en justesse par connaissance de Cause jusqu’à sa plénitude.

Le règne végétal, comme le règne minéral ont été créés “dans” les connaissances, aussi agissent-ils, quoi qu’il paraisse, de façon juste, lorsqu’ils n’ont pas à s’opposer à l’homme perverti, même si la sentimentalité humaine actuelle en juge autrement. Au contraire des autres règnes, le règne humain n’est plus “dans” les connaissances qui le concernent à cause de son erreur.

Le végétal et l’animal ont en commun d’avoir une forme, d’être capables d’assimilation, de nutrition, d’absorption, de reproduction. Le savant indien Jagadis Chandra Bose se consacra à l’étude du règne végétal et à celui du règne minéral. Il inventa un appareil dont il dit : « Les témoignages de mon crescographe convaincront les plus sceptiques de l’existence chez les végétaux d’un système nerveux sensitif et d’une vie affective très nuancée. Amour, haine, joie, plaisir, douleur, excitabilité, stupeur et autres réactions à des stimulants variés se manifestent chez les plantes au même titre que chez les animaux. » (Autobiographie d’un yogi, op. cit., 74 ) Il précise encore :

« Mon délicat appareil a permis de constater que les arbres possèdent un système circulatoire : la circulation des sèves correspond à la pression sanguine des animaux (…) les ondes péristaltiques se propagent dans l’arbre à partir d’un tube cylindrique qui lui sert en quelque sorte de cœur ! Plus nous avançons, plus il devient évident que le plan de la nature est partout identique. » (Idem, p. 79)

Il dit encore : « Mes recherches m’ont inconsciemment conduit aux frontières de la physique et de la biologie. A ma surprise, je vis s’évanouir la ligne de séparation entre l’organique et l’inorganique ; la matière inorganique, rien moins qu’inerte, palpitait sous l’action de forces subtiles.

Une identité de réactions rangeait animaux, végétaux et métaux sous une loi commune. Le même phénomène de fatigue ou de dépression se manifestait également dans les trois règnes de la nature, avec les mêmes possibilités de revigoration ou d’exaltation, la même impuissance devant la mort. » (Ibidem, p. 75)

Ainsi retrouve-t-on, par la recherche, ce qu’intuitivement les hommes savaient jadis ! Dans les tribus, dites par les “modernes” “primitives”, ce lien du vivant avec le vivant était connu et vécu. Ces hommes avaient “une identité substantielle” avec le végétal, l’animal, le minéral. Au totem animal, objet de culte, est reconnu “un même sang”. Tous partagent “un même ancêtre”.

L’observation attentive du passage du végétal à l’animal est évidente pour qui observe le monde des formes vivantes, insectes et autres petits animaux, coraux et poissons. Un exemple des plus ludique est le dragon des mers feuillu vivant dans les eaux de l’Australasie.

Force est de reconnaître enfin que les animaux, du moins les plus évolués, accèdent à une capacité intellective de mémoire ; ils sont capables de déduction, d’adaptation, de regroupement. Ils communiquent par des codes à partir des odeurs, des attitudes, des cris et ils possèdent une capacité d’apprentissage et une capacité d’harmonie intuitives, instinctives et inconscientes. Certains fabriquent des outils. Leurs techniques évoluent ; on sait que, dans une île japonaise, des singes, imitant l’un de leurs congénères qui le fit une première fois, se mirent à laver les pommes de terre avant de les manger et que cette acquisition, à travers un champ dit morphogénétique, (Voir l’œuvre de Rupert Sheldrake ) se transmit aux singes des îles voisines. Les grands singes ont, à l’évidence, un système moral qui les pousse au partage et à la solidarité. Papillons, oiseaux, poissons, toutes sortes d’animaux dépendent, comme le petit d’homme, d’une culture transmise. Des expériences très récentes, menées scientifiquement, montrent que certaines espèces de singes peuvent communiquer leurs pensées aux hommes, dialoguer, répondre au téléphone...

L’animal dont le corps est un assemblage, plus ou moins complet et différencié, de peau, de chair, de graisse, de veines et d’artères, de nerfs, de muscles et d’os est bien loin d’être une simple mécanique, un simple robot programmé une fois pour toutes par la nature ! Son cerveau atteint parfois un développement surprenant, et l’ADN des grands singes a bien des points communs avec celui des humains. L'homme et le chimpanzé auraient 98,5% d'ADN commun ! (D’après l’équipe du généticien allemand Swante Pääbo, Institut Max Planck, Leipzig) Nous savons très peu de chose sur ce qui nous distingue génétiquement de lui. La différence tiendrait à de petits gènes faisant office de “robinets” régulant d'autres gènes. Entre le chimpanzé et l'homme, les différences seraient bien moindres qu'entre deux espèces d'orang-outang !

Conrad Lorenz dit clairement que les oies qu’il a tant étudiées ont eu autant d’influences sur lui que lui sur elles. (L’éthologie moderne a été fondée par Konrad Lorenz. Voir L’agression, une histoire naturelle du mal, 1969) Les découvertes abondent actuellement : « Peu de gens réalisent à quel point nos représentations de l’animal ont été bouleversées en trente ans, y compris par les éthologues eux-mêmes. Cette transformation est du même ordre que la révolution quantique en physique dans la première moitié du vingtième siècle, ou celle de la révolution de la biologie moléculaire dans la seconde moitié de ce même siècle. : l’animal est devenu un sujet, non pas parce que nos projections populaires et affectives nous le font voir ainsi, mais parce que les travaux scientifiques modernes ne nous laissent pas le choix. » (Dominique Lestel, Les origines animales de la culture, Flammarion, 2001 et 2003)

Ne découvre-t-on pas que les bêtes ont « une culture » (Michel de Pracontal, Le Nouvel Observateur, N° 02228 du 04/01/2007) ! Diane Fossey et ses collègues primatologues, Jane Goodall, Shirley Strum qui continuent ses travaux, ont mis en évidence la transmission d’une véritable culture chez les gorilles du Rwanda, les chimpanzés de Tanzanie, les babouins du Kenya ; chaque individu a une personnalité, une subjectivité. Le macaque de trois jours imite l’homme spontanément. Frans de Waal, spécialiste des singes bonobos, invite ses lecteurs à prendre le thé en leur compagnie. (Frans de Waal, Quand les singes prennent le thé, Fayard, 2001) Les babouins mâles reconnaissent leur progéniture. Un chimpanzé Taï, en Côte-d’Ivoire, a trouvé le moyen de casser les noix de panda, extrêmement dures, dans une enclume de pierre. Il a transmis ce savoir aux membres de son clan (D’après Christophe et Hedwige Boesh . Voir la philosophe : Joëlle Proust, Les animaux pensent-ils ?, Bayard, 2003), mais les autres chimpanzés de ces forêts ne connaissent pas encore cette technique. « L’animal n’est pas que nature, il est aussi culture ! » (Claude Levi-Strauss cité par Jacques Julliard, « Nos frères d’en bas », dans Le Nouvel Observateur, N° 02228 du 04/01/2007, p. 17) Selon Pierre Jouventin travaillant sur l’écologie comportementale, le singe a une mémoire, raisonne, transmet un savoir, possède un langage, mais nous n’avons pas encore le moyen de conclure qu’il possède une intelligence ! Sur ce point les Français sont plus réticents que les Anglo-Saxons. Cela n’étonnera personne !

Le paléoanthropologue Pascal Picq, après l’observation de deux générations de chimpanzés les sait capables de rire, et même de sourire ; ils ont conscience de la mort de l’autre mais nous ne savons pas s’ils ont conscience de leur propre mort à venir. Ils font preuve d’une stratégie politique pour devenir n° 1, l’échange et la médiation se faisant par l’épouillage et la sexualité.

Des études récentes d’éthologie tendent à montrer que le geai buissonnier et d’autres oiseaux de la famille des corvidés (corbeaux) possèdent une intelligence proche de la nôtre.

Les jeunes suricates, petites mangoustes d’Afrique, vont à l’école pour apprendre à chasser. La danse des abeilles est un véritable langage. Le perroquet du Gabon a la notion de l’absence de quantité et peut arriver à faire de petites additions. La pieuvre possède une mémoire. Dans une harde, l’éléphante matriarcale conserve la mémoire sociale du clan et reconnaît amis et ennemis à leurs barrissements ; les éléphants ayant eu à subir les méfaits de l’homme se retournent contre lui, le chargent et le piétinent ! Des Canadiens ont mis en évidence le fait que les cétacés ont une culture et des traditions, principalement les orques. Ils utilisent des “dialectes” distincts mais réussissent à communiquer. (Hal Whitehead et Luke Rendell ) En Australie, les baleines de la côte Ouest n’ont rencontré que récemment celles de la côte Est et leur ont transmis leur chant. On observe chez les pinsons de Darwin, aux Galapagos, « une transmission culturelle du chant » (Rosemary et Peter Grant). Et cette énumération ne prétend en rien être exhaustive !

Les astuces animales mises en évidence montreraient que les animaux ont une « pensée ». Les nuages de papillons de nuit se dispersent en tout sens à l’arrivée d’une chauve-souris. Le pluvier, un petit échassier, à l’approche d’un prédateur, fait semblant d’être blessé pour préserver sa couvée. Depuis 1930, lorsque le laitier dépose une bouteille devant la porte d’une maison, les mésanges urbaines de Grande-Bretagne savent maintenant percer les capsules de lait pour y boire ! (Voir Donald Griffin, La pensée animale, Denoël, 1988) En Ecosse, et dans le Nord de l’Angleterre, dans les montagnes du Cumbria, les brebis appelées hefted sheep sont vendues avec les terres, car, élevées en totale liberté, elles ne se perdent pas, connaissent parfaitement les lieux qu’elles traversent et enseignent cette connaissance à leurs agneaux. Si le labrador pour aveugle est capable d’initiative, les animaux domestiques perdraient le plus souvent une partie des capacités de leur cerveau. Le chien est capable de mentir ; il suit la direction du doigt qui lui montre quelque chose, ce que ne fait pas le chimpanzé qui n’a pas acquis le sens de ce geste. Il décode l’attitude du maître plus qu’il n’entend les sons ; en Allemagne, des sourds-muets apprennent à “parler chien” pour se faire comprendre de ce compagnon !

Mais ne sommes-nous pas là plutôt à la limite d’un anthropomorphisme qui tend à confondre l’instinct animal, dans sa capacité d’adaptation, avec une secondarisation qui n’est pas encore totalement effective. Un exemple simple met en évidence une différence essentielle : « L’Animal (…) se reproduit instinctivement et physiologiquement ; l’Humain, lui, se re-produit lui-même ; psychiquement donc : il se secondarise, se voit, se pense lui-même et par conséquent perçoit les autres et le monde qui l’entoure comme différents de lui.

Certes, sa reproduction physique en progéniture se fera par cet instinct de reproduction “animal” dans sa manifestation inconsciente (…)… mais surtout par une autre Pulsion, puisqu’elle sera alors du domaine du désir conscient de procréation. » (Emmanuel-Yves Monin, L’Inspiration, Dervy, 2007, p.30)

 

Pourtant, les animaux sont créés “dans” la connaissance de tout ce qui les concerne quant à leur existence. Reconnaissons qu’une erreur très grave a été commise envers eux ; elle se retourne contre nous comme un boomerang :

« L’homme occidental (…), en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité (…), ouvrait un cycle maudit, et la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes et à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d’un humanisme corrompu. » (Elisabeth de Fontenay, Le silence des bêtes, Fayard, 1988) Il a dressé, par peur, un mur entre les animaux et lui, et il s’est s’arrogé, avec la bénédiction des religions le plus souvent, une supériorité qui génère l’exploitation, la maltraitance et le génocide des espèces animales.

Il n’y a pas de séparation, de frontière intangible, dans le vivant à quelque stade qu’il soit. « Ainsi la reconnaissance de l’homme par l’homme passe par la reconnaissance de l’animal par l’homme » (Jacques Julliard, « Nos frères d’en bas », op. cit., p. 17), de l’animal en l’homme, de son état d’encore animal humain qu’il se doit de dépasser en Connaissance de cause. Certains peuples, s’enorgueillissant de leur civilisation, ont traité d’autres peuples en inférieurs, voire en animaux. A l’Exposition Universelle de 1900, on a pu voir dans des cages, à côté d’animaux, des hommes de certaines ethnies asiatiques à qui n’était pas reconnu alors le statut d’humain !

L’humain encore animal se doit de comprendre la générosité de la Nature qu’il détourne. « De la Fontaine de Jouvence jaillissent les filières de l’Energie Unique ; elle pénètre chaque animal qui en est nourri et l’animal qui s’en nourrit cesse ainsi de transmettre la Pureté de ce Flux par ses colorations propres du désir d’avoir, de posséder ou d’agir avec. » (Emmanuel (Yves Monin), conférence inédite, 1985)

 

Idées forces :

 

- La vie de chacun a commencé à l’origine des temps.

- Les premiers couples humains étaient dans la plénitude de leur condition.

- Nous avons tous la nostalgie de cet état.

- Les règnes qui précèdent celui d’humain ont été créés “dans” la connaissance, ils connaissent naturellement ce qui les concerne.

- Les animaux ont un langage, une culture, des formes embryonnaires d’intelligence qui leur sont propres et qui leur permettent de s’adapter aux circonstances.

- En se séparant des règnes précédents, les humains ont introduit une rupture à l’intérieur même du règne humain.

 

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Par Régor - Publié dans : Articles
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 18:11

 
SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE : LIMINAIRE

SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE :
L'UNIVERS EST UN-TOUT 

 

 

SCIENCE PROFANE ET SCIENCE INITIATIQUE :
LA MATIERE N'EST PAS SI MATERIELLE QUE CELA ! 



Chapitre III : De la Science Initiatique 
à l’univers comme illusion holographique

 

 

 

« Mais c’est une illusion qui a une réalité aussi “tangible” que celle que nous proposait la vision objective de la science des siècles passés. L’illusion doit ici être comprise comme produite par une entité de “substance” spirituelle, puisqu’elle est une création de l’Esprit. »

 

Jean E. Charron,

J’ai vécu quinze milliards d’années.

(Jean E. Charon, J’ai vécu quinze milliards d’années, Albin Michel, 1983, p. 154)

 

 

 

Dans le monde quantique des physiciens actuels, la particule non observée ou non sollicitée est grosse potentiellement de tous les états possibles qui sont superposés en elle. Son aspect fondamental est ondulatoire. Lorsqu’elle est sollicitée, elle met en œuvre l’une ou l’autre de ses possibilités dans notre univers.

Alors que le monde de l’infiniment grand serait lisse, ondulé et ordonné, le monde de l’infiniment petit serait un tissu agité, chaotique, mouvementé par saccades ! Seule la théorie des cordes, devenue récemment la “théorie du tout”, a su unifier la mécanique quantique, en rendant compte du comportement anarchique de l’infiniment petit, et les forces qui gèrent sans à-coup le monde de l’infiniment grand. Toutes les hypothèses précédant celle des “cordes”, bien qu’ayant abouti à la découverte d’un nombre incroyable de nouvelles particules, n’ont pu intégrer la force de gravité avec les trois autres : G, la force de gravité ; S, l’interaction forte ; FEM, la force électromagnétique ; W, la force de désintégration radioactive.

Les “cordes” seraient de minuscules brins d’énergie vibrant au cœur de chaque atome, brins ouverts ou fermés, pouvant former des bulles, voire des membranes étirées ; leur taille serait cent milliards de milliards de fois plus petite que celui-ci ! Elles pourraient être un bouillonnement de vibrations dans lequel se provoquent des déchirures. Elles forment un tissu dynamique et changeant, un univers étrange et mystérieux. Les vibrations différentes produiraient la différenciation des particules subatomiques.

            Comment ne pas penser à don Juan, le nagal toltèque qui affirme à Castaneda que : « Les voyants peuvent, par exemple, voir les émanations que renferme chaque créature vivante et savoir lesquelles des émanations extérieures s’accordaient avec elles », par un voir qui n’a pas de rapport avec les yeux. Ces émanations sont « indescriptibles », « elles ressemblent à des filaments de lumière. Ce qui est incompréhensible pour la conscience normale, c’est que ces filaments sont conscients », « conscients d’eux-mêmes, vivants et vibrants, qu’il en existe tellement que les chiffres n’ont pas de sens et que chacun d’entre eux est en lui-même une éternité. » (Le feu du dedans, op. cit., p. 53-54)

 

            Les théories différentes des cordes mises au point par les chercheurs sont toutes cohérentes et rendent compte de cette symphonie cosmique ; elles ont pu être unifiées en faisant appel, triomphe des mathématiques, à un espace doté non pas de quatre, ni même de six, mais de onze dimensions. Le tissu de l’univers, à cette échelle, serait constitué de spires dont l’enroulement serait très serré ; elles seraient tordues et enroulées entre elles. Vingt constantes fondamentales suffiraient à accorder cette symphonie et rendraient compte de tous les phénomènes, et leur dérèglement entraînerait la disparition de l’univers !

Cette “théorie du tout” entraîne l’existence d’univers parallèles au nôtre, en nombre indéterminé. Notre univers serait alors une membrane parmi une infinité d’autres, comme une tranche de cake dans un cake indéfini ! Chacune de ces tranches est dénommée brane

 (Une brane, ou plus exactement, une p-brane est un objet étendu en théorie des cordes. Le p est le nombre de dimensions spatiales dans laquelle la brane a des extensions. Il faut rajouter à ce nombre une dimension temporelle pour obtenir le nombre de dimensions totales. Par exemple, une 1-brane est une brane à une seule dimension spatiale mais deux dimensions au total. Elles correspondent donc à des surfaces d’univers. 2-brane est une brane à une dimension temporelle et deux dimensions spatiales)

par les physiciens, brane étant une aphérèse de mem-brane ! La force de gravité nous paraîtrait très très faible parce que nous n’en percevrions pas toute la puissance qui s’échappe de notre univers en ondes sonores vers d’autres univers. D’après le physicien Hughes Everett, le nombre de ces univers serait de 10100, nombre qui sera d’ailleurs demain remis en cause ! Plus de big-bang à l’origine, mais un univers existant depuis toujours dans lequel les collisions possibles de branes sont amenées à se reproduire, produisant destruction et naissance de nouveaux branes. Les ères laissent leurs traces dans les annales akashiques, peut-être les “tranches de cake”qu’imaginent les scientifiques…

             Certains physiciens, comme Lee Smolin, dénoncent le manque de preuves expérimentales et avancent d’autres théories concurrentes, comme la gravité quantique à boucles ! Jamais on ne pourra aller au bout de l’Illusion…

Dans l’Hindouisme, l’univers existe depuis toujours ! Un jour et une nuit de Brahmâ, le Dieu créateur de la Trinité indienne, représentent une durée de 8 640 000 années, soit deux kalpas ! Et un siècle, (une ère de Brahmâ), 311 040 000 000 000 années ! (D’après Alice Bailey, Traité du feu cosmique, Editions LUCIS, p. 35) Les mondes se succèdent ainsi et les âmes humaines se réincarnent depuis des kalpas et des kalpas, pour certaines, avant d’atteindre la Libération ! Tout s’accomplit par le biais de prakti, la Nature matérielle.

(Bhagavad Gîtâ, III 27 : « Alors que les actions sont entièrement faites par les gunas [ou modes] de la Nature, l’homme dont le moi est abusé par le sens de l’ego pense : “C’est moi qui agis.” »)

A contrario, avec un illogisme désarmant, certains astrophysiciens, estiment que le temps commence avec le Big Bang et qu’il n’y a pas d’avant !

 

            Lorsque les physiciens présupposent actuellement l’univers “vide”, ils ne font que rejoindre les mystiques qui affirment depuis longtemps que ”le vide est plein de tous les possibles” ! La Vie est toujours neuve d’instant en instant et tous les possibles adviennent en leur juste temps. La matière est faite essentiellement de vide. L'ancienne sagesse orientale le dit :

« La forme (F (Feu) - O (eau) - R (air) en moi, en ma Terre, décrypte la Langue des Oiseaux. Voir : Hiéroglyphes français et Langue des Oiseaux, Emmanuel-Yves Monin, Le Point d’Eau, 1982) est le vide (rûpa) et le vide (śûnyatâ) n'est pas différent de la forme ; et la forme n'est pas non plus différente du vide : en fait, le vide est forme. Alors, à tout objet convient la nature du vide, ils n'ont ni commencement ni fin, ils ne sont ni complets ni incomplets, c'est-à-dire ni se suffisant à soi-même, ni dépourvus d’importance propre. » (Mahâprajňâpâramitâ-Hŗdaya, texte canonique sanscrit)

Le Tao Té King ne dit pas autre chose :

« A l’origine, il y a le Rien (wu) ;

   Le rien n’a point de nom.

   Du Rien est né l’Un ;

   L’Un n’a point de forme.»

Toutes les traditions maintiennent la même vérité. Celle des Peuls nomades du Mali enseigne : « Avant la création du monde, avant le commencement de toute chose, il n’y avait rien, sinon UN ÊTRE. Cet Être était un Vide sans nom et sans limite, mais c’était un Vide vivant, couvant potentiellement en lui la somme de toutes les existences possibles. » (Hamadou Hampâté Bâ, Contes initiatiques peuls, Stock, 1994, p. 19)

Plus profondément encore : « Le Vide, ô paradoxe, c’est mille et une choses en leur Plénitude. Le Vide, en quelque sorte, c’est “se débarrasser” de tout occupant (dans le sens : de tout accaparant), c’est en somme faire le “plein” de Vie… dont Plénitude, Béatitude, Ananda, la Félicité en sont les termes pour l’exprimer et Rendre le Vide pour ainsi dire, palpable. » (Platon le Karuna, Les Chevaliers d’Aujourd’hui. Les Chevaliers de Demain, Les Editions de la Promesse, 1997, p. 165, en note)

Mais attention, le Bouddhisme Zen précise que la notion de relativité et celle de vide n’ont pas la même source ! « Le vide est le résultat d’une intuition et non la conclusion d’une pensée raisonnante. L’idée du vide naît de l’expérience, et c’est afin de lui donner un fondement logique que les prémisses sont puisées dans la relativité. Mais en stricte logique, il y a un fossé entre relativité et vide. La relativité ne nous fait pas sauter par-dessus le fossé ; aussi longtemps que nous nous tenons à la relativité, nous nous trouvons à l’intérieur d’un cercle. Reconnaître que nous sommes dans un cercle, et que, par conséquent, il nous faut en sortir pour en voir son aspect entier, présuppose que nous l’avons une fois dépassé. » (D. T. Suzuki, Essais sur le Bouddhisme Zen, vol. III, Albin Michel, 1958, pp. 1228-1229)

En Orient, la Manifestation est Illusion, Mâyâ. Celle-ci est, d’un certain point de vue, l’interprétation et les concepts que donnent une civilisation, une culture, une religion, tous conditionnements inhérents à l’incarnation en un lieu et un temps donnés : « Mâyâ est l’illusion qui prend ces concepts pour la réalité, qui confond la carte avec le territoire ».  (Firtjof Capra, Le Tao de la physique, Tchou, 1979, p. 90)

L’Illusion - Il-Lus-Ion

(Il, l’un des Noms de Dieu (Dante, Paradis, chant XVII) dans Sa manifestation physique : I-L ; Lus : la lumière, manifestation physique (L) ou Energie (S) ; I-on : depuis le Principe, le point sur le I, la juste manifestation donne le tout (O) dans son déploiement (N), décrypte la Langue des Oiseaux)

a une réalité relative et n’a, par comparaison à la Réalité Suprême, pas plus de consistance que le rêve ! Elle n’est pas pour autant irréelle et les productions de l’Esprit ayant pris formes, obéissent aux lois de la Matière. Mais « Mâyâ, en son sens le plus profond, est la Réalité dans son aspect créateur, ou l’aspect créateur de la Réalité. » (Lama Anagarika Govinda, Les Fondements de la Mystique Tibètaine, Albin Michel, 1960, p.308)

Einstein définit l’Illusion qu’est la manifestation dans l’aphorisme célèbre : « Pour autant que les lois mathématiques renvoient à la réalité, elles sont incertaines, et pour autant qu’elles sont sûres, elles ne font plus référence à la réalité » ! La réalité physique s’entend ! Il n’aborde pas la Réalité Suprême ; une Intelligence non-humaine induit la création des formes par-delà les paradoxes apparents.

Qu’est notre perception ? Nous sommes d’abord et surtout le fruit d’un conditionnement social, culturel, religieux… : « La première vérité est que le monde est ce qu’il paraît, et pourtant il ne l’est pas. Il n’est pas aussi solide ni réel que notre perception a été amenée à le croire, mais il n’est pas non plus un mirage. Le monde n’est pas une illusion, comme il a été dit ; il est réel et irréel tout à la fois (…) Nous percevons. Cela est une évidence. Mais ce que nous percevons n’est pas un fait du même ordre car on nous enseigne ce qu’il faut percevoir. » (Le feu du dedans, op. cit., p. 45)

 

« Le chemin qui devait amener Bohm à la conviction d’une similitude de structure entre l’univers et un hologramme s’amorça aux extrêmes confins de la matière, dans le micro-monde des particules subatomiques. » (Michaël Talbot, L’univers est un hologramme, Pocket, 1994, p. 59)

Karl Pibram élabora un modèle holographique de l’univers et une théorie holographique du fonctionnement du cerveau : « Différentes cellules du cerveau réagissent à des fréquences différentes et le cerveau fonctionne comme un analyseur de fréquences décomposant des schèmes de fréquence complexes en leurs éléments, fréquences qui sont ensuite converties en “objets” de la “réalité physique” par un problème analogue à l’éclairage d’un schème d’interférences par un rayon laser. » (Cité dans L’univers superlumineux, op. cit., p. 127)

Les phénomènes d’interconnexions, de résonance morphique constatés ont suscité l’hypothèse de Rupert Sheldrake sur les champs morphogénétiques (Voir  Une nouvelle science de la vie et La Mémoire de l’univers qui développent l’hypothèse de la causalité formative et celle des champs qualifiés de « morphiques ») et celle du paradigme holographique pour rendre compte de …l’Unité du Tout !

Devant les formes surprenantes de cohérences qui surviennent aussi bien dans la physique quantique que dans la cosmologie, la biologie évolutive, la recherche sur la conscience, et les corrélations qu’elles sous-tendent, la réalité de l’unité du tout devient tangible. Les physiciens ont émis l’hypothèse d’un champ A et, « grâce aux ondes de torsion, le champ A relie les objets et les événements à une vitesse renversante, soit un milliard de fois plus vite que la lumière. Les configurations d’interférence des ondes de torsion créent des hologrammes à l’échelle cosmique, des hologrammes d’étoiles et de systèmes solaires complets. Ces hologrammes s’étendent à tout l’univers et établissent une corrélation entre ses galaxies et les autres macrostructure. » (Science et Champ Akashique, op. cit., p.134)

Le monde de notre réalité est vu comme l’hologramme du Tout et l’Homme comme l’hologramme de l’Univers. Tout comme les Anciens affirmaient que le monde était le miroir de Dieu et Dieu le miroir de l’Homme ! Tout comme le miroir, hors de tout regard, l’hologramme reste vide. Comme il a toujours été dit, « comme vous voyez votre image dans ce miroir, ainsi en est-il de la création entière qui est le miroir de Dieu ; comme le miroir est vide et ne garde aucune trace de ce qu’il reflète, ainsi en est-il de la Création. Et l’homme ainsi est-il miroir de Celui qui est et, hors de son regard, est-il vide ! »  (Contes qui coulent de Source, EDIRU, 2006, p. 142. d’après un conte de Sorhavardî, in Henry Corbin, L’Archange empourpré, Fayard, 1976)

La réalité déformée est reflétée dans le miroir ; il en est de même dans l’hologramme : « Notre univers n’est qu’un reflet holographique de cette réalité, mais déformé, modifié, appauvri, comme peut l’être la doublure d’un vêtement par rapport à son endroit. » (Pr. Régis Dutheil, Brigitte Dutheil, L’homme  superlumineux, Editions Sand, 1992, p. 157)

Nous vivons journellement avec l’illusion que traduisent nos perceptions sensitives. Notre corps physique n’est nullement cette matière solide que nous percevons avec nos sens. « En réalité, le corps physique est pour ainsi dire le produit final de subtils champs d’information qui le modèlent comme ils modèlent toute matière physique. Ces champs sont des hologrammes qui se modifient dans le temps [et sont] hors de portée de nos sens ordinaires. » (Itzhak Bentov, Stalking the Wild Pendulum (Univers vibratoire et conscience), in L’univers est un hologramme, p. 269)

L’hologramme tridimensionnel est fait de surfaces bidimensionnelles. Chaque surface bidimensionnelle est constituée de lignes unidimensionnelles, qui elles-mêmes se réfèrent à des points sans dimension ! Ainsi retrouve-t-on les postulats de la géométrie euclidienne : Adrien Marie Le Gendre, dans ses Eléments de géométrie, montre les intersections des volumes donnant les surfaces, celles des surfaces, les lignes et celles des lignes les points (Voir La Métaphysique de Chiffres, op. cit., citant Adrien Marie Le Gendre, Eléments de géométrie) qui n’ont aucune dimension. Quoiqu’on fasse, on ne trouvera toujours, à l’Origine de cette Il-Lus-Ion, que le Vide !

 

L’homme déconnecté du Tout est le seul à ne plus “savoir” ! Pour l’astronaute Edgar Mitchell, « toutes les choses dans l’univers ont la faculté de “savoir”. Chez les formes moins évoluées de matière, entre autres les molécules, cette faculté de “savoir” est plus rudimentaire puisqu’elles “savent” néanmoins comment se combiner pour donner des cellules. Les cellules “savent” comment se reproduire et repousser les intrus malveillants. Les plantes “savent” comment se tourner vers le soleil, et les oiseaux comment migrer vers le sud l’hiver. » (Science et Champ Akashique, op. cit., p. 183) Ce savoir est encodé dans la matière. Mitchell a expérimenté le fait que, dans l’état de conscience le plus élevé, l’homme pouvait entrer en communication avec l’univers. « Dans ces états, la conscience propre à chaque cellule du corps entre en résonance cohérente avec ce que Mitchell appelle “l’information holographique inscrite dans le champ d’énergie quantique du point zéro”. » (Idem, p.184)

En astrophysique, un trou noir serait un objet massif dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêcherait toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. Là, le temps s’arrêterait ! De tels objets n’émettent donc pas de lumière et sont alors noirs. Dans les trous noirs, nous disent les astronomes, les in-formations disparaissent en très grande partie, effacées, à moins que cette information ne demeure holographiquement inscrite à la surface du trou noir !

De leur côté, les mathématiciens jouent depuis longtemps avec des espaces à 5 dimensions, et plus, qui facilitent leurs calculs pour ce qui concerne la théorie des cordes, mais ces espaces ne sont pas accessibles à l’expérimentation. Ils construisent un hyperespace théorique à 10 voire 11 dimensions pour rendre compte de l’équation mettant en relation les vibrations des diverses cordes de l’univers. Cela malgré le coup fatal porté par Kurt Gödel dont le théorème d’incomplétude ébranla l’édifice millénaire des mathématiques hypothético-déductives : « Il était impossible d’utiliser les axiomes des mathématiques pour prouver que ces axiomes ne débouchaient jamais sur des contradictions. » ! (Marcus du Sautoy, La Symphonie des Nombres Premiers, traduit de l’anglais par Raymond Clarinard, Editions Héloïse d’Ormesson, 2005, p. 275)

Le rêve du mathématicien Hilbert et de ses successeurs s’écroulait ! Il était impossible de « prouver qu’aucune contradiction ne se ferait jour ». (Idem, p. 276)  L’univers mathématique était basé sur du sable ! « On peut disposer d’une théorie sans contradiction, mais on ne peut pas prouver qu’à l’intérieur de cette théorie ne se dissimulaient pas des contradictions ». (Ibidem) D’où cette constatation du mathématicien André Weil, lors de l’après Gödel, : « Dieu existe puisque l’univers mathématique est consistant, et le Diable 

(La Langue des Oiseaux montre que d’I-eu est tout simplement le déploiement de l’unité du multiple depuis le Point Source. D’I-A-Ble, depuis ce Point Source de l’axe du I, se fait la manifestation de la « boule », autrement dit, la dualité. Voir Hiéroglyphes français et Langue des Oiseaux, op. cit.)

existe puisque l’on ne peut le prouver » ! (La Symphonie des Nombres Premiers, op. cit., p. 277) Les mathématiciens ne peuvent sortir de la dualité inhérente à la Manifestation ! L’illusion était ainsi dramatiquement et merveilleusement mise en évidence.

De nouveaux concepts de matière noire, d’énergie noire, de particules instantanément reliées entre elles dans l’espace-temps, essayent de rendre compte des phénomènes “anomaux”, ceux qui s’écartent de la règle générale, surprennent par leur irrégularité, et répertoriés dans diverses branches de la science : physique quantique, cosmologie physique, biologie quantique et évolutive, … Tous les phénomènes dits de cohérence sont des petits pas, des approches dans la direction de l’Unité du Tout. Le constat actuel est le suivant : ce que les scientifiques appellent les « synchronicités » reste pour eux un mystère. Ils ne voient pas l’Unité du Tout ; ils pourraient du moins la postuler comme le font certains ! L’immense puzzle aux milliards de milliards de milliards… de combinaisons que constitue l’univers se rééquilibre d’instant en instant pour que se construise un devenir toujours neuf. Le vertige nous prend !

Beaucoup de scientifiques actuels sont spécialisés, et l’on se demande s’ils observent encore la Nature ! Les plus audacieux proposent actuellement la théorie d’un Champ cosmique qui enregistre et garde en mémoire tout ce qui s’est produit dans notre espace-temps depuis sa création. Pourtant, des avancées se font :

« Génération après génération, les humains ont laissé leurs traces holographiques respectives dans le champ akashique. Le regroupement de ces hologrammes donne un super-hologramme, qui est en fait celui d’une tribu, d’une collectivité, d’une culture. A leur tour, ces hologrammes collectifs entrent en contact pour créer le super-super-hologramme de tous les peuples, un réservoir qui contient l’information collective de l’humanité entière. » (Science et Champ Akashique, op. cit., p.185)

Ils rejoignent ainsi la Tradition qui appelle ce champ, constituant « le Mémoire Originel » (« “le” Mémoire Originel avant même l’origine humaine et sa mémoire ancestrale… », Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort, op. cit., p. 87, en note) de l’Univers, “les annales akashiques”. Le détachement des concepts que l’on prend pour la réalité exige de laisser se dissoudre les résidus de la mémoire dualiste.

 

La science n’est ni le meilleur moyen de connaître ce qu’est la création, ni le plus complet d’ailleurs. Jamais elle ne pourra, avec ses présupposés actuels, parvenir à rendre compte de Ce qui Est. Il n’y a rien d’autre que “Cela Est” ! « L’Unique est Cela qui est sage : savoir que Cela qui connaît gouverne toutes choses à travers toutes choses », rapporte un fragment des enseignements d’Héraclite. (Traduction de Jean Bouchart d’Orval dans « La lumière obscure », article paru dans le n° 45 de la revue 3e Millénaire) Le Tout, c’est l’Unité et il n’y a plus quelqu’un extérieur à elle qui puisse en dire quoi que ce soit qui ne soit pas partiel et donc duel ! « La vie est sans pourquoi », écrivit jadis la béguine Marguerite Porete (Le Miroir des Âmes simples et anéanties, op. cit.), et l’on ne peut y trouver aucun sens en dehors du « Pur Amour » manifesté par le Principe Créateur, mais celui-ci ne correspond pas à nos vues limitées et inclut une double destruction, celle juste et conforme à la Nature qui fait à chaque instant toute chose nouvelle, l’autre juste également mais qui renvoie la contre-nature à son néant !

 

            Certes, les scientifiques constatent que les étoiles et les galaxies vibrent à l’unisson dans le cosmos. Ils constatent que la réalité physique leur échappe, qu’elle est discontinue et ils nomment cet aspect « quanta » en considérant la matière infinitésimale non comme étant faite de particules, mais de brins unidimensionnels vibrants, les « cordes » selon cette nouvelle théorie. Chaque corde produirait sa propre « musique ». Mais comment décoder cette « musique universelle » ?

La fonction de l’Intelligence humaine est le décodage de la matière. Son devenir est en quelque sorte encodé dans sa matière même ! « A vrai dire, dès qu’on a bien compris que l’Univers n’“est” pas, mais est simplement une représentation de l’Esprit, on ne peut vraiment plus parler de la naissance de l’Univers en tant que naissance de “quelque chose” dont aurait ensuite émergé l’Esprit, on ne peut plus parler que de naissance de l’Esprit. » (J’ai vécu quinze milliards d’années, op. cit., p. 146)

Les plus fines particules décelables, ne sont pas seulement une matière dite physique qui ne serait pas en lien avec l’Esprit. La Gnose des premiers siècles appelait « éons » ces particules porteuses de l’Esprit et le véhiculant. La lumière donne naissance à des couples de particules sans masse, porteuses de l’Esprit, « rendant possible à son tour la représentation de l’Univers par l’Esprit, c’est-à-dire la naissance de l’Univers. » (Idem., p. 147)

Un physicien et un philosophe (Freeman Dyson et Alfred North Whitehead ) ont remarqué que « même les particules sont dotées d’une forme et d’un certain degré de (proto) conscience. Dans une certaine mesure et d’une certaine manière, toute matière est consciente et aucune conscience n’est catégoriquement immatérielle. » (Science et Champ Akashique, op. cit., p. 181) Ils rejoignent certains mystiques, mais aussi d’autres scientifiques : « Au fil des âges, les mystiques et les prophètes ont toujours affirmé que la conscience est fondamentale à l’univers. Seyyed Hossein Nasr, un érudit et philosophe islamique du Moyen Âge, a écrit que “la nature de la réalité n’est rien d’autre que la conscience”, affirmation appuyée par Sri Aurobindo, selon lequel “tout est conscience à différents niveaux de manifestation, et l’univers est une gradation de plan de conscience”. Sir Arthur Eddington a fait remarquer ceci : “L’univers est fait de conscience. Il est la source et la condition de la réalité physique.” » (Idem., pp.189-190)

 

           Au chaos primitif terrestre, travaillé par les forces titanesques d’une Energie de Feu, feu des volcans et feu de la glace, a succédé au cours des millénaires l’énergie dite dans notre pays de “Gargantua”, une énergie encore extraordinaire, gigantesque, dépassant la mesure de l’humain et cependant plus douce, une énergie non encore consciente d’elle-même mais cependant orientée. Le bon sens populaire a personnalisé cette énergie, en France, sous les noms des deux géants Gargantua et Isoré ; la toponymie en révèle les traces dans tous les terroirs. Ils étaient d’ailleurs en lutte avec les géants destructeurs, personnification des forces brutes non orientées, les tueurs, Amaury, Pigalle, Galimassue… (Voir La Vouivre un symbole universel, op. cit.), comme l’ont si bien montré les mythologues. (Voir les ouvrages d’Henri Dontenville, de Paul Sébillot, de Pierre Gordon et autres)

            Nous connaissons, par l’étude de leurs squelettes, les animaux dits préhistoriques et les hominidés qui vécurent à leur époque. Leur monde semble bien différent du nôtre et il est certainement différent des reconstitutions qu’on nous propose dans les films ou les émissions télévisées. Ces monstres de plusieurs tonnes ne s’effondraient pas et pouvaient se mouvoir parce que la force de gravité était beaucoup plus faible qu’actuellement, argumentent certains en se basant sur l’hypothèse de l’expansion de la terre sous l’effet du bombardement des neutrinos qui aurait induit la dérive des continents. Son gonflement, comme celui d’un ballon de baudruche aurait eu cette conséquence, entraînant naturellement la disparition des dinosaures et autres animaux gigantesques ! On ne peut savoir à l’heure actuelle si cela a quelque sérieux tant les opinions des scientifiques divergent ! Mais ce qui est certain, c’est que le décodage de la matière est actuellement mis en œuvre à une échelle encore jamais atteinte.

 

            C’est pour enrichir la Conscience, la mettre en valeur, que nous vivons car elle est la « nourriture » de l’Esprit, que don Juan appelle l’Aigle. Les voyants , rapporte-t-il, « ont vu la conscience des êtres sensibles s’envoler au moment de leur mort et flotter comme une houppe de coton lumineuse qui se dirige directement vers le bec de l’Aigle pour y être consommée. Pour les anciens voyants cela était la preuve que les êtres sensibles ne vivent que pour enrichir la conscience qui constitue la nourriture de l’Aigle. » (Le feu du dedans, op. cit., p. 47) De l’Esprit dirions-nous !

             Qui peut connaître ce que l’Esprit-Matière choisira d’existencier dans la suite des temps ? L’indivi-dualité humaine n’est pas le centre du monde, mais elle est … le Tout ! Des ouvertures se font : « Déjà toutes les recherches scientifiques tendent vers un changement du mode de comportement de l’être terrestre, qui commence à vouloir connaître l’Extra-Terrestre dans sa réalisation cosmique. » (Du Maître à l’Elève, op. cit., p. 107)

 

 

Idées forces :

 

- La vocation de l’humain est le décryptage de la Matière.

- Les représentations du monde changent et ne cessent jamais de devenir caduques.

- L’hologramme rend compte actuellement du fait que ce monde de l’espace-temps est une Illusion.

- La conscience est présente à tous les stades de la vie.

- La matière est essentiellement vide, mais ce vide n’est pas une réalité tangible pour les sens.

- Tout ce qui a existé est enregistré dans la Mémoire de l’Univers.

                                                                      &&&

Par Régor - Publié dans : Articles
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 19:17

SCIENCE PROFANE

 

ET

 

SCIENCE INITIATIQUE

 

Liminaire

 

 

Chapitre I : L’Univers est Un-Tout,

 

Chapitre II : La Matière n’est pas si matérielle que ça !

 

 

 

« C’est (…)  l’observation qui crée la réalité. Avant l’observation, l’électron revêt son habit d’onde. Le potentiel ne se réalise qu’après observation. »

 

Trinh Xuan Than,

Le chaos et l’harmonie : la fabrication du réel.

 

 

 

Il est essentiel de comprendre que l’humanité actuelle n’est pas arrivée au terme de son devenir, loin de là ! Tant qu’il y a un devenir, elle reste d’ailleurs enfermée dans la dualité. L’Inspiration qui mène toute chose demande à être justement reçue pour accomplir l’œuvre de la Vie…

L’homme est le résultat d’une complexité de plus en plus extraordinaire déployée par Elle ; il émerge, après des millions d’années, de la matière vivante déployée par la Nature. « Les lois intemporelles de la physique lui fournissent les thèmes généraux autour desquels elle [la Nature] peut broder et improviser. Elles délimitent le champ du possible et offrent des potentialités. C’est à la Nature de les réaliser. (...) La matière s’organise selon des lois d’organisation et des principes de complexité, et acquiert des propriétés “émergentes” qui ne peuvent être déduites de ses composantes. » (Le chaos et l’harmonie : la fabrication du réel, Fayard, p. 17).

Ces lois, dans leurs formulations, ne sont pas si intemporelles que cela puisqu’elles s’exercent dans l’espace-temps et que l’homme les découvre dans ce contexte ! Mais leur Origine est évidemment, comme il est sous-entendu par l’auteur, au-delà de cet espace-temps ! L’humain se doit d’expérimenter la Nature, sans jamais en devenir esclave, et de recevoir de l’Esprit la compréhension de ce qu’il est en vérité. Il a été enfanté par elle, dans son corps physique qu’anime le Souffle de l’Esprit, à travers les règnes qui le précèdent, minéral, végétal et animal.

Nous savons que le corps humain contient quatre-vingts pour cent d’eau ; du point de vue de la dualité, l’Eau semble à l’opposé du Feu et pourtant l’Humain naît de lui :

« L’Eau va de pair avec Zénith,

le Feu va de pair avec Nadir,

c’est par ces Opposés, les Eléments de la Création,

que le dernier Enfanté de la Matière

est “conçu.” » (Platon le Karuna, Les Chevaliers d’Aujourd’hui. Les Chevaliers de Demain, Les Editions de la Promesse, 1997, p. 179)

Pour les Anciens, rien ne peut exister sur Terre en dehors de la Substance Unique, de la Matière Primordiale. En elle se contient la Possibilité universelle, et cette création est une perfection sans limite. Si d’autres mondes avaient été existenciés, pensaient-ils, ils ne pourraient en rien ajouter une quelconque réalité à ce qui est dans le nôtre, qui est la perfection même. Ibn’Arabi rapporte les paroles d’al Ghazalî :

«“Il n'y a rien dans la Possibilité (imkân) [universelle] de plus parfait que notre monde, car s'il existait un monde plus parfait et que Dieu l'eût retenu, Il aurait fait preuve d'avarice incompatible avec Sa générosité, et de faiblesse incompatible avec Sa puissance.” Or, décrire ainsi Dieu est impossible et une telle conclusion impensable ! Si, en plus de ce monde, Il en avait existencié d'autres, et cela indéfiniment, ils lui auraient été analogues. Il ne Lui aurait pas été possible d'ajouter une réalité qui n'existait pas déjà dans ce monde. Et s'il n'est pas possible d'y ajouter une quelconque réalité, c'est qu'il n'y a rien dans la Possibilité de plus parfait que notre monde. » (La Production des Cercles, Editions de l'Eclat, 1996, p. 29-30)

Notre monde est l’Univers ; il inclut la totalité des univers.

Actuellement, tous les scientifiques s’accordent sur la possibilité qu’il y ait, dans le cosmos, quantités de « Terres » où la vie humaine a pu ou pourrait se déployer comme sur la nôtre. Mais, si notre ethnocentrisme succombe à la découverte de ce qui était caché, ce n’est pas pour autant que l’Univers cesse d’être UN dans sa multiplicité !

Traditionnellement, en Occident, la Matière est vue à travers les quatre éléments, Terre, Air, Eau, Feu, qui n’ont rien à voir avec la classification périodique des éléments établie par le chimiste russe Mendeleïev. « Le Principe des Principes donne les quatre Substances et Tout naît de “la”…, “la” veut dire “non” en arabe : il n’y a pas d’autre Dieu que Dieu, “non”, “la”, “la”, “la” : tout n’est de “la”…. Tout ce qui naît n’est, ce n’est pas. La seule Réalité, c’est l’Unité. Il n’y a que le Un qui est Réel. » (Emmanuel (Yves Monin), conférence inédite, janvier 1983)

La chimie ayant divorcé de l’alchimie s’est coupée de l’essence des choses ; elle enseigne un point de vue limité qui se perd dans la multiplication du multiple. Qui se souvient encore que Newton était avant tout un alchimiste ? Dans son optique, le phénomène (l’objet perçu) n’était pas alors dissocié du noumène, l’objet en soi ; actuellement la science est incapable de rendre compte de son objet. Au XIIIe siècle, saint Bonaventure, docteur de l’Eglise, disait : « Il y a deux façons de regarder les choses, comme des objets ou comme des signes. »

La Tradition permet à l’homme une compréhension opérative des sensations humaines et de l’essence des choses, com-préhension qui dépasse celle du seul mental. Aux quatre éléments différenciés depuis la substance unique, s’ajoute l’Ether les englobant, matrice de tout ce que nous percevons, et appelé en Orient, Akasha.

Une vision holistique de la matière se fait jour actuellement, et l’hypothèse d’une holomatière est émise par un physicien et épistémologue, Emmanuel Stanford : « Parions que la science de demain aura admis et compris la nature non strictement matérielle de la conscience, et qu’elle saura l’englober dans une vision plus vaste et plus profonde du réel. » (Quelle est notre place dans l’univers ?, article sur Internet)

Quant à la Matière et à la Manifestation, chez les scientifiques, les théories les concernant se succèdent au cours du temps ; lorsque l’une d’elle est validée par les expériences et les vérifications, elle rencontre tôt ou tard un fait nouveau qu’elle n’intègre pas. Elle est rendue caduque. Ainsi s’affine le décodage de la Matière sur un certain plan, mais c’est à chaque fois neti, neti, « c’est pas ça, c’est pas ça », la via negativa, la voie apophatique, et la science rejoint en cela, bien malgré elle, l’Initiation traditionnelle ! L’humain s’emploie à ce décodage dans tout ce qui est recherche scientifique, mais, selon le mot de Rabelais, « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », comme il a été rappelé souvent avec justesse. Et différents niveaux de conscience sont à l’œuvre dans la Matière…

 

Le paradoxe scientifique actuel n’est-il pas que la matière n’est pas matière, mais onde et énergie ? Notons une nouvelle fois que le réel des scientifiques, la seule réalité observable, n’est pas le Réel du métaphysicien qui englobe la Totalité Universelle, aussi bien le manifesté que le non encore manifesté et la Source de toutes les sources de manifestation.

L'Origine de Tout est le Point de Radiance d'où naissent « Sons, Couleurs, Rythmes, le Mouvement de la Vie en somme, dans son Plan encore imperceptible et invisible à la Terre ». (Les Sons de Dieu, op. cit., p. 28)

Qu'est le Monde, l'Energie-Onde, la Création ?

Essentiellement l'Idée de Dieu qui prend Forme

 (I-D : Voir Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux, op. cit. ; L'Instruction du Verseur d'Eau, op. cit., p. 414-415. Egalement, La Métaphysique des chiffres : tous les Chiffres ne disent qu'Unité, chap. : Le Quadrangle de la Terre, Idée divine, auto-édition, 1998. D'I-eu, dit la Langue des Oiseaux. « F-O-R-me : Feu, Eau, Air en moi, en ma Terre », décrypte la Langue sacrée)

depuis le Principe, le Point originel et « l'Idée de Dieu est la Connaissance Universelle. » (L'Instruction du Verseur d'Eau, op. cit., p. 418)

Le méta-physique nous projette dans l'au-delà du physique d'où émane la matière, en un premier temps substance indifférenciée.

« En effet, du Point (symbolique) créateur, la Substance (...) est émise sans distinction de formes (...) : CRÉATION...

Les ondes qui s'en diversifient (...) signent la MANIFESTATION.

En se “cristallisant” (...) les Formes sont générées : GÉNÉRATION Tri-unitaire, à savoir : le Pôle Créateur + le dualisme naturel (masculin-féminin, oui-non, ici-ailleurs, etc. ...).

La MULTIPLICATION s'ensuit... » (Emmanuel-Yves Monin, L'Univers en code-barres : Dodécalogie et Transdisciplinarité, Auto-édition, 1999, p. 36), contenue en puissance dans cette unique substance.

En elle, l'onde est pure potentialité.

Quelle est sa réalité ?

Seul l'observateur mental lui donne forme.

« C'est (...) l'observation qui crée la réalité. Avant l'observation, l'électron revêt son habit d'onde. Le potentiel ne se réalise qu'après l'observation. » (Le chaos et l'harmonie, op. cit., p. 287)

En l'absence d'observateur, y a-t-il quelque chose à observer ? Chaque observateur vit donc dans sa perception, dans sa représentation du monde, dans son monde. « Car la vision d’un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme. Et de même que chacun de vous se tient seul dans la connaissance de Dieu, de même chacun de vous doit être seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension de la terre. » ((Khalil Gibran, Le Prophète) C’est pourquoi « il nous faut être particulièrement prudent en disant que nous avons découvert une structure particulière ou un schéma dans le champ d’énergie humain, car il se peut que nous ayons créé ce que nous avons trouvé » ! (Michaël Tabot, The Holographic Universe, traduction d’Emmanuel-Yves Monin dans L’Inspiration, Dervy, 2007, p. 217)

La science, dans sa recherche continuelle d'une théorie unificatrice, émet l'hypothèse d'un point originel matière, ce qu’affirme un texte rabbinique ancien : « Quand le Saint-béni-soit-il voulut se manifester Il se concentra en un point... » (Cité par Carlo Suarès dans Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, p. 109) Que nous dit-elle dans ses plus récentes avancées ?

Il y a 15 milliards d'années, les trois forces essentielles qui caractérisent tout le cosmos étaient encore unifiées : l’interaction forte, S, cette colle liant les électrons à l’intérieur de l’atome ; la force électromagnétique, FEM, qui rend compte de la lumière, de l’électricité et de l’attraction magnétique ; la force de désintégration radioactive, W. « Les trois forces deviennent une quand nous remontons le temps jusqu'à 10-35 seconde, quand l'énergie de l'univers était de cent mille milliards (1014) de fois l'énergie de masse du proton, et quand il n'avait que la taille d'un millième de milliardième de milliardième de milliardième (10-30) de centimètre.[1] » Cela à 1027 degrés Kelvin ! La théorie de la grande unification réunit ces trois forces à celle de la gravité à 10-43 s., l'énergie de l'univers étant 1019 GeV et la température 1032 K. L'infiniment petit produit l'infiniment grand : « Une immense tapisserie cosmique s'est tissée, composée de centaines de milliards de galaxies faites chacune de centaines de milliards d'étoiles. ” » (Le chaos et l'harmonie, op. cit., p. 314)

Mais, à ce point ultime, plus aucune des lois physiques connues ne s’applique ! Le big-bang ne reste qu’une théorie qui ne peut rien dire de ce qu’il y avait avant lui, ni de sa cause…

En science, l’avancée la plus spectaculaire trouve ses racines dans la physique quantique qui allait remettre en cause toute la physique d’Einstein. En 1900, Planck formule sa théorie et baptise “quanta” des quantités discontinues sous lesquelles est émise l’énergie. L’émission des rayonnements émis par les corps incandescents est vue comme discontinue, et, en 1905, Einstein met en évidence le fait que la photoélectricité et la propagation de la lumière s'effectuent par petits paquets séparés, par petites quantités, par quanta appelés photons.

En établissant l’équivalence masse-énergie, Einstein a pu rendre compte de l’énergie nucléaire. La célèbre formule E = mc2, au-delà de sa signification scientifique, peut être décryptée par le cabaliste ayant la Connaissance de la Langue des Oiseaux : E, l’Être Humain Parfait sur ses trois plans ; = “Ego-Centre de l’Unique” ; m : aime ; c2 : le 2 expose la respiration cosmique dont le premier temps est la chute (le C se referme en O, la totalité de l’espace-temps), et le second l’ouverture, le O s’ouvre en C à l’existence au-delà du temps. En clair, l’Être Humain Parfait est la Totalité Universelle, “l’Ego-Centre de l’Unique”, dont l’Energie-Amour produit (expose) la Création d’un Espace-Temps qui se résorbe ensuite. C’est la résolution, vécue en incarnation, de « “l’équation” de la Vie Totale à Elle-même ». (Les Sons de Dieu, op. cit.)  Là seulement se trouve la Liberté !

« Qu’est-ce que la Vérité ? c’est l’absence de dualité.

Qu’est ce que la Liberté ? c’est l’absence de relativité.

Se libérer de l’une, c’est se libérer de l’autre…

C’est pour cela qu’il est dit : LA VÉRITÉ TE RENDRA LIBRE. » (L'Instruction du Verseur d'Eau, op. cit., p. 217)

 

La mécanique ondulatoire naît avec Louis de Breuil : il constate l’impossibilité de représenter les processus individuels et montre que les phénomènes dont nous sommes témoins résultent de l'emploi de méthodes statistiques. Mais c’est la relation d'incertitude d'Heisenberg qui établit l’impossibilité de préciser simultanément la position et la vitesse d'un corpuscule. Les perturbations introduites par une opération de mesure deviennent comparables aux grandeurs que l'on voulait mesurer. Le scientifique ne mesure que ce qui se passe après la perturbation. Pour localiser un électron, il envoie sur lui un photon et le choc communique à celui-ci une vitesse dont il est impossible de prévoir la direction et la valeur avec exactitude. On ne connaît qu'une probabilité, celle qu'a un électron d'être en tel ou tel lieu à un instant donné. La notion d'onde permet d'interpréter cette probabilité.

Einstein et son équipe ont montré (Article: Albert Einstein, N.  Podolsky et N. Rosen, Phys. Rev. 46, 777, 1935) que la physique quantique, dont ils essayaient de démontrer la fausseté, impliquait qu'un “lien fantôme” existât entre deux particules “jumelles” émises par un même atome : tout ce qui se produirait sur l'une se répercuterait instantanément sur l'autre. Ils ne croyaient pas que, dans notre univers, la vitesse de la lumière puisse être dépassée et donc à cette prédiction découlant de la physique quantique. Ils étaient loin du compte !

Le concept de “non localité” (D'après Jean Staune, Aux frontières de la Physique, Convergences, n°7 ; Université interdisciplinaire de Paris, 1999, p. 2) va se heurter à de nombreuses résistances. Alain d'Aspect, en 1982, expérimente la réalité du phénomène dit du “lien fantôme” : « Certaines corrélations ne peuvent pas être expliquées sans prendre en compte l'existence d'une action à distance. » (John Bel, John, Speakable and Unspeakable in Quantum'Mechanics, Cambridge University Press, 1989, p. 139) Deux particules sont distantes de 12 m. La mesure est faite en moins d'un milliardième de seconde. La répercussion a une vitesse d'au moins 20 fois celle de la lumière. Une équipe internationale montre, en 1993, que l'on peut utiliser ce phénomène pour la “téléportation” quantique : quand l'une des deux particules corrélées en rencontre une troisième, sa “jumelle” reçoit par “téléportation”, grâce à ce lien “fantôme”, des propriétés de cette particule et les adopte. Cette expérience est réalisée en 1997 et en 1998 par plusieurs équipes sur une distance d'une dizaine de mètres.

Le lien “fantôme” peut être conservé si les particules sont placées dans des champs magnétiques, à l'écart de toute interaction. Rien n'interdit théoriquement de réaliser cela sur des distances interplanétaires. Le phénomène se déroule au niveau quantique et non pas au niveau macroscopique qui est très différent. Dans l'expérimentation de Nicolas Gisin, en 1997 à Genève, la distance des particules jumelles est de 10 km et la vitesse de la répercussion 10 000 fois celle de la lumière. La théorie prévoit l'instantanéité.

Il faut admettre qu'il existe des interactions à distance qui ne sont composées ni de matière, ni d'énergie ou que la notion de distance entre deux particules n'a pas de sens, ou que la mesure faite sur une particule est instantanément enregistrée par sa “jumelle”. Les avis s'affrontent.

La vérification scientifique ne peut être effectuée que par des scientifiques de très haut niveau. Tous ceux qui ne sont pas scientifiques sont amenés à croire les vérités déduites de ces expériences. Il en est de même dans le champ de l'expérimentation mystique (Le mystique est, littéralement, celui qui pénètre dans le « mystère », comme il a été dit ) où les phénomènes constatés et les vérités enseignées par les Maîtres Soufis, les grands Yogis, les Connaissants, les Mystiques, les Instructeurs de toutes les époques peuvent être vérifiés par tout chercheur ou, mieux, par tout “trouveur” de bonne foi aventuré dans ces voies. A la condition qu'il atteigne le niveau requis par cette expérimentation. « Chacun de ces grands visionnaires religieux enseigne à ses disciples la voie qui mène infailliblement aux mêmes visions. Leur méthode et la nôtre [la méthode scientifique] ne méritent-elles donc pas une mesure à peu près égale de sage doute scientifique et de crédit provisoire ? », demande Romain Rolland. (La Vie de Ramakrishna, Librairie Stock, 1930, p. 57)

Dans Autobiographie d’un yogi, il est rapporté que Swâmi Pranabânanda avait la faculté de se dédoubler et d’agir dans un deuxième corps, sans quitter sa cellule. Celui-ci le confirme simplement à son disciple :

«  - Pourquoi es-tu surpris ? La subtile unité du monde des phénomènes n’est pas ignorée des yogis véritables. A tout instant, je vois mes disciples de Calcutta et je m’entretiens avec eux, qui ont également la faculté de vaincre à leur gré tout obstacle matériel. » (Editions Adyar, 1973, p. 30)

Tout Être Réalisé se trouve Maître de la Matière et en donne témoignage lorsque cela s’avère juste, mais ne fait pas état de ses pouvoirs sans à propos ; il vit l’existence d’un homme ordinaire sans problème ! Jamais il n’agit depuis le plan égoïque humain.

Un deuxième exemple est donné dans cette autobiographie. Srî Yukteswar dit à son disciple sortant d’une vision extraordinaire : « L’Esprit de Dieu soutient activement toute forme et toute substance de l’univers ; cependant, il est transcendant et à l’écart dans le vide incréé béatifique, au-delà du monde des phénomènes vibratoires ». (Idem, p. 154)

Ces Gurus authentiques sont bien loin de correspondre au sens caricatural donné actuellement à ce mot par l’anti-tradition ! « En sanskrit, guru signifie “poids” : ce qui a du poids, ce qui est lourd. La même racine a donné grave, gravité, gravitation. Le guru est un homme de poids, comme on dit d’une parole qu’elle a du poids, ou d’un homme qu’il pèse une décision. » (Yvan Amar, L’Effort et la Grâce, Albin Michel, 1999, p. 15)  N’est-il pas extraordinaire que ce mot soit justement lié à la gravitation ?

 

Une autre hypothèse, le paradoxe du chat de Schrödinger tente de rendre compte de faits qui passaient pour inimaginables. Certes, c’est un casse-tête mental difficile à concevoir ! Lorsqu'on observe une particule, elle est dans un seul état, mais lorsqu'elle n'est pas observée elle peut être dans deux états contradictoires à la fois. Si la vie d'un chat enfermé dans une boîte dépend d'un mécanisme désintégrant un seul atome, la description quantique de la situation nous dit que, avant l'observation, l'atome est dans un état double, désintégré/non désintégré, que l'appareil est actionné/non actionné et le chat est mort/vivant !

Serge Haroche et son équipe de physiciens ont réalisé pour la première fois au monde l'expérimentation de ce paradoxe. (Haroche and al., Physical Review Letters - Volume 77, Number 24, p. 4887-4890, 9 décembre 1996) Le rôle du chat est joué par un champ de photons. Un premier atome en traversant le champ de photons le met dans un état double (mort/vivant). Un deuxième atome traverse le champ un peu plus tard pour tester s'il est revenu à son état normal ou s'il est toujours en état double. Les expérimentateurs créent un lien fantôme entre les deux atomes séparés par une distance macroscopique. Le premier atome laisse sa trace dans le champ de photons ; le deuxième récupère ensuite cette trace lors de son passage et il se crée une non-séparativité entre lui et le premier atome. Si les distances sont macroscopiques, les objets sont microscopiques. Ceci prouve l'existence d'un niveau de réalité situé au-delà de l'espace et du temps, caractérisé par la non-localité. Il n'y a pas interaction à distance entre les particules dans les expériences de non-séparativité parce que, selon le formalisme quantique, on ne peut pas parler de distance entre deux particules alors qu'il y a 10 km de distance entre les détecteurs de ces particules.

Comment rendre compte de cette Illusion qu’est le monde manifesté puisque la projection du mental humain interfère ! Il-Lus-ion, dit la Langue des Oiseaux ! (http://langue.des.oiseaux.free.fr/)

 

“L'effet tunnel” de Raymond Chiao est tout aussi déconcertant : Lorsqu'une particule rencontre un mur, le principe d'incertitude nous dit qu'il y a une chance, faible il est vrai, qu'elle soit de l'autre côté du mur puisqu'il y a incertitude sur sa position. Plus le mur est fin, plus la probabilité est forte. Dans certains cas la particule traverse réellement le mur et on peut la recueillir de l'autre côté. C'est sur cet effet “tunnel” que fonctionnent les microscopes les plus perfectionnés.

Comment la particule traverse-t-elle le mur et en combien de temps ? Chiao utilise deux rayons de photons qui se déplacent à la vitesse de la lumière, parcourant des distances égales pour aller par des chemins différents de A à B. Les électrons partis ensemble de A arrivent ensemble à B. Si l'on interpose un mur sur l'un des trajets, la plupart de photons sont arrêtés, mais un petit nombre arrive quand même grâce à “l'effet tunnel”. Les photons qui empruntent le parcours sur lequel se trouve le mur arrivent avant les autres, partis en même temps et ne traversant pas le mur ! Ils vont tous à la vitesse de la lumière et parcourent la même distance ! La lumière ne peut aller plus vite que la lumière ! Lors de l'effet tunnel, la particule se matérialise directement de l'autre côté du mur en “effaçant” celui-ci et non pas en se faufilant entre les molécules du mur. Elle parcourt la distance prévue diminuée de l'épaisseur du mur et arrive avant l'autre qui n'a pas rencontré l'obstacle d'un mur. Plus le mur est épais, plus elles arrivent avant. Cela semble être la preuve quasi définitive que la matière n'est pas composée d'objets, aussi petits soient-ils, qu'elle n'est pas “matérielle” ! Ce qu’enseignait le nagual toltèque don Juan à Carlos Castaneda, lui disant : « la première vérité relative à la conscience est que le monde extérieur n’est pas en réalité ce que nous croyons. Nous pensons que c’est un monde d’objets et c’est faux. » (Le feu du dedans, Gallimard, 1985, p. 44-45)

Expérience étonnante que celle de ce mur ! Ne bouleverse-t-elle pas les notions de notre mental ? Ce qui est un obstacle pour nous, le mur, ne l’est pas pour l’électron ou la particule ! Et l’obstacle en question - le diable, c’est l’obstacle (Satan, de la racine hébraïque stn, signifiant “l’opposant”, “celui qui met un obstacle” que la traduction grecque des Septante rendra par diabolos, du verbe diaballein, “mettre un obstacle”. Voir la deuxième partie de ce livre) - raccourcit le chemin à parcourir ! Toute notion de distance et d’obstacle est abolie ! Qui peut rester insensible aux résultats de telles expériences ? Ils mettent en valeur les limites du mental humain.

La connaissance scientifique actuelle permet de penser qu'il y a un niveau de réalité qui échappe au temps, à l'espace, à l'énergie et à la matière, mais qui peut avoir une influence causale sur notre niveau de réalité. Cela peut être vérifié par tout chercheur scientifique de bonne fois. Bien que nous sachions que le monde n’est pas constitué de “choses”, les humains, physiciens compris, agissent toujours comme si la chose observée ne dépendait pas de l’observateur ! Parce qu’ils ne pensent pas que le monde est « sensible », comme l’affirme don Juan..

 

Cette connaissance scientifique, qui n'est qu'hypothétique toujours, est loin d'être la seule voie de connaissance, ni la meilleure. « La vraie connaissance se révèle opérative. Perpétuellement dynamique et en s’accroissant d’elle-même, elle n’est autre qu’un processus indéfini de transformation de l’homme et de son milieu. En effet, les énergies divines et cosmiques sont à la disposition de l’être humain. Il est appelé à les reconnaître et à les utiliser. » (Yves Albert Dauge, professeur à l’université de Perpignan, revue Epignôsis)

Les nouveaux paradigmes rendus nécessaires par l’âge-matière actuel tentent de rendre compte de la condition de l’homme et des faits observables ; les nouveaux concepts élaborés à grande peine, seront demain périmés. Ainsi en a-t-il été, en science, du monde mécanique de Newton, du relativisme d’Einstein, de la physique des quanta, … et demain de la théorie des cordes, considérant la matière infinitésimale non comme étant faite de particules, mais de brins unidimensionnels vibrants, et autres hypothèses actuelles. Il en est de même des théologies et des dogmes de toutes les religions, sur un autre plan, puisque, par et dans le mental, les plans de l’être humain sont dissociés, et que chaque spécialiste, à de rares exceptions près, reste, dans sa myopie, incapable de faire le saut du “deux-un” pour devenir “fils de l’Homme” comme il est dit dans L’Evangile de Thomas (L 110), de voir “l’Unité-Duelle”qu’expose avec tant de force Karuna Platon dans toute son Œuvre.

Partout cependant, quelques dissidents, dans toutes les religions, et les sciences établies, qui se calquent sur le dogmatisme qu’elles ont voulu combattre, sont aux avant-postes pour ouvrir de nouvelles portes, tenter de nouvelles synthèses qui s’avéreront demain insuffisantes et inadéquates. Mais très utiles cependant pour notre réflexion !

 

Le Connaissant écrit : « la Matière et l'Esprit sont une seule et même chose à des degrés différents de cristallisation ». (Le Manuscrit des paroles du Druide sans nom et sans visage, op. cit.)

Le principe d'incertitude, le lien entre deux particules jumelles, l'effet tunnel ont leurs équivalences au plan métaphysique, ce qui n'étonnera que celui qui n'a pas perçu que, comme le dit La Table d’Emeraude : « Voici, le plus haut vient du plus bas, et le plus bas du plus haut ; une œuvre des miracles par une chose unique. » (Hermès Trismégiste, La Table d’Emeraude, en sa version arabe extraite du Livre du secret de la création, Les Belles Lettres, 2006, p.11. La traduction de la “vulgate” latine est : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut : & ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. », p. 43)

Le “moi”, l'ego mineur qui s'exprime à son degré de réalité dans le temps et dans l'espace, a sa particule “jumelle”, le Moi hors temps, hors lieu ; la communication entre les deux est instantanée lorsque le lien avec l’Esprit est rétabli. L'absence de dualité est la Vérité au-delà de toutes les vérités. Il est donc tout à fait possible d’ “effacer le mur” de la dualité, l'obstacle au retour à l'Unité.

 

 

Idées forces :

 

- L’Homme, le dernier enfanté de la matière, n’est pas arrivé à son terme.

- Une action à distance, instantanée, est mise en évidence scientifiquement entre deux particules dites « jumelles ».

- Même la science admet un niveau de réalité qui existe au-delà de l’espace-temps.

- Lorsqu'une particule rencontre un mur, le principe d'incertitude nous dit qu'il y a une chance, faible il est vrai, qu'elle soit de l'autre côté du mur puisqu’il y a incertitude sur sa position.

- Le moi mineur a aussi sa “particule jumelle”, le Moi transcendant, hors espace-temps.

 



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Par Régor - Publié dans : Articles
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 10:16

SCIENCE PROFANE

 

ET

 

SCIENCE INITIATIQUE

 

Liminaire

 

 

Chapitre I : L’Univers est Un-Tout,

 

 

 

« L'univers est un tout, un ensemble : l'énergie, les atomes, les molécules, les étoiles et les galaxies, la terre, les vents, les marées, la vie, la pensée. Dans cet univers coexistent et se mêlent des formes qui se rangent sur une échelle de complexité croissante. »

 

Joël de Rosnay.

L'Aventure du Vivant.

 

 

 

              Dans l’Antiquité, l’Unité du Tout n’a-t-elle pas été toujours enseignée par les anciens Mystères, sous le sceau du secret, aux “initiables” ? C’est-à-dire aux humains dont la conscience était mûre et leur permettait de pénétrer dans le “Mystère” qu’est le sens de la Création.

               Hermès Trismègiste, le Trois fois Né, le Thot des anciens Egyptiens, usait dans La Table d’Emeraude d’un langage qui ne pouvait être compris que par les consciences averties. La vérité ultime connue, dans la coloration du terroir dans lequel elle s’exprimait, ne s’enseignait que de bouche à oreille comme dans la Voie du Tao, la Cabale juive, le Bouddhisme primitif, le Chamanisme premier… à qui en était jugé digne par le Connaissant, l’Initiateur, l’Ancien. Il en est et il en sera toujours ainsi. Tout n’est pas à mettre sur la place publique sous peine d’induire de forts désagréments, des catastrophes mêmes car la non-compréhension n’est pas neutre ! On ne peut d’ailleurs pas “donner des perles aux pourceaux” ! Qui l’a essayé le sait de Source sûre ! C’est une impossibilité pratique, heureusement, puisqu’elle évite le détournement du meilleur pour le pire…

La science a voulu justement se démarquer des fausses croyances, des dogmes étouffants, mais beaucoup de scientifiques n’ont-ils pas alors “jeté le bébé avec l’eau du bain” en forgeant de nouveaux dogmes ? Timidement encore, les plus ouverts ne commencent-ils pas à se rendre compte que leurs hypothèses actuelles les plus audacieuses rejoignent les connaissances anciennes des Traditions les mieux établies ? Les hypothèses des chercheurs de maintes spécialités, physiciens, scientifiques, mathématiciens, etc., peuvent-elles longtemps encore méconnaître le Méta-Physique, ce qui est au-delà du physique et traite des causes premières. N’est-il pas le seul à même de rendre pleinement compte de l’Unité du Tout ?

  Dans un livre récent, Ervin Laszlo, philosophe des sciences et théoricien du tout, constate :

« Les cosmologies hindoues et chinoises ont toujours affirmé que les objets et les êtres existant dans le monde sont une manifestation concrète de l’énergie fondamentale du cosmos. Le monde physique est le reflet des vibrations énergétiques provenant de mondes plus subtils qui, eux-mêmes, sont le reflet de champs énergétiques encore plus subtils. La création, et toute existence subséquente, est une manifestation transcendée et explicite de la source primordiale. » (Science et Champ Akashique, Ariane, 2005, p.173)

 

L’hypothèse d’un “Océan quantique”, imaginée actuellement par certains physiciens décrivant l’univers comme un océan de particules de masse quasi nulle, ne rejoint-elle pas la masse infiniment subtile de l’Esprit primordial encore dénommé l’Esprit Saint, l’Esprit suprême dont parlaient jadis les Maîtres Soufis ? Chaque atome, ou mieux encore chaque “corde” (dans chaque atome, il y aurait quelques milliards de cordes en vibration comme nous le verrons par la suite) de cet Océan incommensurable serait différencié dans l’Unité ; il serait un esprit saint préexistant à sa condition terrestre chargé d’un Attribut particulier de la Vie qu’il incarnera puisque « l’Esprit féconde Matière » (Emmanuel-Yves Monin, Le Manuscrit des paroles du Druide sans nom et sans visage, Editions Y. Monin, 1990). Au terme de son accomplissement, il contemplera son Être Originel.

Pour parvenir à cet ultime instant, que faire dans la vie sinon vivre !

« La Vie (...) ne peut être expliquée mais seulement vécue, et c'est dans la Vérité de ces mots très simples que vous trouverez la raison pour laquelle même les plus grands savants n'ont jamais pu la contenir ni dans leurs mains, ni dans leurs cerveaux mais elle se traduit justement pour eux dans leurs recherches pour le bienfait de l'Humanité. » (Karuna Platon, Les Sons de Dieu, Editions du Point d’Eau, 1986, p. 15)

Du Principe Créateur d’un monde naît la Substance unique qui en est la trame. Il induit le devenir de chaque chose qu’Il produit à partir de “rien” et se situe logiquement hors de l’Espace-temps qu’Il crée. Ensuite les individualités tout à la fois sont tissées et tissent, sur cette trame, les mutations produisant la multiplicité.

              L'apparente complexité de la création ne doit pas masquer l'essentiel dans sa lapidaire simplicité. De l’Essence fondamentale, l’Ether des Anciens, naît la substance unique qui en est la densification. La Matière est la densification la plus lourde de cette substance. Entre la Matière et l’Esprit, il n’y a de différent que cette densification. Le plan des énergies éthérées, plan des énergies personnifiées sous le nom d’ “anges” ou de “dieux”, a été créé avant le plan des formes charnelles. Lorsque ces énergies viennent expérimenter la Matière, elles sont alors personnifiées en quelque sorte, “précipitées” dans la matière lourde, comme un « précipité » se produit dans une éprouvette lors d’une expérience de chimie.

              La Source rayonne par sa Créature ; mais lorsque la Créature croit “toucher” cette Source, elle ne touche que son Reflet dans le miroir de la Création ; elle prend alors ce Reflet pour le Principe ! C’est ainsi que bien des “illuminations” s’évanouissent sans que l’être en perçoive la cause. L’Energie Agissante est le “Pur Amour”, mais il y a, entre le Principe Originel de la Terre et le Principe des Principes, comme le disaient les Anciens, 7 fois 7 Manifestations ! A moins que ce ne soit 77 fois 7 ! Pour sa protection, l’humain ne saurait voir le “Soleil de la Vérité” en face… Comme sur cette terre se produit l’ophtalmie des neiges pour qui ne protège pas ses yeux, de même s’aveugle celui qui voudrait percevoir le Réel alors qu’il méconnaît le plan méta-physique, tout autant que le mystique qui se prend au miroir aux alouettes de la Création ! Ainsi s’évanouissent l’une après l’autre les plus belles hypothèses scientifiques qui rencontrent inévitablement un fait nouveau à intégrer dans de nouvelles hypothèses !

Les « mystiques » », ceux qui pénètrent dans le « mystère » et non point les illuminés au sens péjoratif actuel du mot, sont logés pourtant à la même enseigne ! Dès qu’ils expriment leur expérience, elle s’évanouit s’ils n’ont pas à la conscience la simple vérité que « tout ce qu’on peut dire sur Dieu est mensonge » ! (Marguerite Porete, Le Miroir des âmes anéanties, Albin Michel, 1984) Ils ont cru contempler ce qu’ils appellent “Dieu”, la Cause Première de la Création, mais ils n’ont contemplé qu’« un Aspect-Reflet »  (L’Instruction du Verseur d’Eau, op.cit.) de la Vie ! Elle se voile inévitablement à l’être humain qui n’est pas en mesure de la contempler dans sa Totalité ! Ils ont vu seulement, nous dit le nagual toltèque don Juan, l’initiateur de Carlos Castaneda, “le moule de l’homme” :

« Quiconque voit le moule de l’homme suppose automatiquement qu’il s’agit de Dieu » (Carlos Castaneda, Le Feu du Dedans, Gallimard, 1985, p. 249).

  « Nous sommes seulement le produit de son empreinte ; nous sommes la marque qu’il a imprimée. Le moule de l’homme est exactement ce que dit son nom, une forme, un moulage qui rassemble un groupe particulier d’éléments en forme de fibres, et que nous appelons l’homme. » (Idem, p. 248)

Ce moule, c’est le “Gardien du Seuil”, une image, “le Seigneur de la forme” qui, lui, ne donne pas les Formes, mais l’informatique, les formes par le tissage des quatre éléments, terre, air, eau, feu, différenciation de l’unique substance ! Ce n’est qu’une base tremplin pour le retour à la Source Originelle (Voir La Vouivre, un symbole universel, Editions EDIRU, 2006, p. 203).

 Lorsque l’homme croit donc pouvoir atteindre la Cause Originelle, sa compréhension actuelle ne lui permet de découvrir, le plus souvent, qu’un hologramme, le reflet du Monde Créationnel, l’Aspect Manifestation du Principe Universel ! L’univers holographique, hypothèse pour les physiciens, est depuis longtemps une réalité pour les métaphysiciens. Il est rappelé que : « L’holographie est une méthode de photographie qui permet la restitution en relief d’un objet en utilisant les interférences produites par deux faisceaux de lasers, l’un provenant directement de l’appareil producteur, l’autre réfléchi par l’objet à photographier. » (Brigitte Dutheil, L’univers superlumineux, Editions Sand, 1994, p. 126). Chacun sait que l’hologramme à le pouvoir de restituer l’intégralité d’une image à trois dimensions à partir de l’une de ses parties (Voir Le Miroir, symbole des symboles, Dervy, 1995, chap. « L’holographie »).

              Lorsque la connaissance de l’hologramme n’avait pas été encore manifestée aux humains, le miroir rendait déjà compte de l’irréalité de ce qui est appréhendé par nos sens et des interprétations qu’en fait le mental. Que nos sens soient relayés par des microscopes, des télescopes, des scanners…, aussi perfectionnés soient-ils ne change rien au fait que, toujours, c’est l’humain qui interprète, avec ses possibilités actuelles, et qu’il perturbe ce qu’il observe ! Les ordinateurs qu’il utilise ont été programmés par lui.

 Le miroir reflète toutes choses, mais reste vide, non concerné. Il en est de même pour l’image holographique qui est aussi un reflet vide. Un pas se franchit dans l’âge-matière où nous sommes ; chaque individualité se doit de réaliser l’hologramme parfait de la Vie dans tous ses Aspects. Tant qu’elle n’est pas cela, elle reste vide et n’a aucune réalité, elle n’existe encore qu’en puissance d’Être. Ainsi seulement, connaît-elle son Seigneur, « le Seing-Or, le Sceau de l’Origine » (Voir Emmanuel-Yves Monin, Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux, Le Point d’Eau, 1993), sa précellence, sa pré-existenciation, son divin… selon les diverses dénominations employées par les Traditions authentiques.

L’Univers, certes, est un Tout, mais quelle est son Origine ? L’Instructeur de l’Ere du Verseau, mettant en évidence les structures sous-jacentes à la manifestation, écrit :

« L’Originel n’a pas de pluriel

il n’existe pas comme phénomène

mais comme Eternel.

 

Les origines sont plurielles

elles caractérisent dans le phénomène

chaque commencement. » (Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort, Editions de la Promesse, 2006 , p. 93)

Prendre le reflet pour la Cause, l’hologramme pour le Réel, est une erreur catastrophique à l’échelle cosmique. Les causes apparentes, constatées, sont relatives et ne sont, en réalité, que des effets. Ainsi en est-il des causes des maladies, ou des catastrophes dites naturelles et de tant d’autres choses. Dans le jeu de l’espace-temps, s’enchaîne une succession inévitable : tour à tour la cause devient effet, cause elle-même d’un autre effet, et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’être se propulse au-delà de l’espace-temps illusoire, dans la véritable Origine de toutes choses.

Le Principe Originel d’un monde n’est en rien le “Principe Universel”, dit encore “Principe des Principes” :

« ▪ tout ce qui s’exprime dans la Création,

   ▪ tout ce qui appartient au Domaine du Manifesté,

est le Reflet du Grand Principe Universel : le Monde Créationnel lui-même (…) étant le “Reflet-Maquette” de ce Grand Principe Universel. » (L’Instruction du Verseur d’Eau, op. cit., p.78)

Ce « Principe Universel », dit encore « Principe du Principe », est le « Seigneur des Formes », « le Saint des Saints », et « donne les In-formations, les Formes » (Voir La Vouivre, un symbole Universel, op. cit., p. 203).

L’origine du monde physique de l’espace-temps préoccupe beaucoup les chercheurs. Pour eux, la matière est équilibrée par l’antimatière, les particules de cette matière par les antiparticules, et, selon le professeur d’astrologie Trinh Xuan Thuan dans Le chaos et l’harmonie (Fayard, 1998, p. 344) : « s’il y avait symétrie parfaite, et donc autant de particules que d’antiparticules, nous ne serions pas là en train de discuter de cette question. La matière et l’antimatière se seraient annihilées complètement et l’Univers ne contiendrait que des photons ». Cette rupture de symétrie entraînerait le déploiement de l’univers que nous percevons. Il daterait de 14,5 milliards d’années ! (Voir par exemple : Sylvie Vauclair, La Chanson du Soleil, Albin Michel, 2002) Hypothèse qui trouve actuellement ses limites comme nous le verrons par la suite.

L’univers serait comme un océan de particules de masse quasi nulle, porteuses d’une énergie incommensurable, les neutrinos, qui traversent sans problème la matière terrestre pour pénétrer son noyau. Les explosions solaires enverraient vers la terre des milliards de ces particules qui produiraient une expansion de la terre. (Nikola Tesla, au XIXe siècle, a le premier, émis l’hypothèse de rayonnements venant du soleil, ayant une vitesse supérieure à celle de la lumière ; la masse des particules émises pouvant alors être négative !)

 

Quel serait l’âge géologique de notre soleil, étoile moyenne perdue dans l’immensité de l’univers ? 4,5 milliards d’années à la dernière estimation toujours provisoire, répondent les scientifiques qui empilent les grands nombres à foison : la lumière parcourt 9 461 milliards de kilomètres par année. Quelle précision ! Cette année-lumière, c’est un peu plus que la distance qui sépare la plus proche étoile du soleil. Le disque aplati de notre galaxie contiendrait deux cent milliards d’étoiles ; la galaxie la plus proche serait à 5 milliards d’années-lumière. Et le nombre de galaxies incroyablement élevé ! L’intelligence humaine est frappée de stupeur lorsqu’elle ne se laisse pas aveugler par son savoir ! Elle n’est pas en mesure d’appréhender de tels nombres qui, dès lors, ne constituent qu’un savoir abstrait, fascinant certes, mais qui risque d’être encombrant et de voiler l’Originel ! « Si on ne discerne pas l’Un dans le multiple, on ne voit alors dans la multiplicité rien d’autre que confusion et indéfinité ou indétermination privée de forme. » (Nicolas de Cues, Le Principe, in Trois traités sur la dote ignorance, Cerf, 2007, p.135) La science est l’un des moyens d’appréhender la réalité physique perçue par l’humain, mais une autre Connaissance directe se fait jour, non mentale, par la révélation intérieure, par le vécu propre à chacun. Elle confirme ou infirme les connaissances transmises par l’éducation, l’école, la société, toujours relatives à un lieu et à une époque donnés et limités donc, si ce n’est faussés par les préjugés et les dogmes ambiants.

« Ce qui est le plus incompréhensible, c’est que l’Univers soit compréhensible », disait Einstein qui, dans sa théorie de la relativité généralisée, mit en évidence le fait que notre espace serait une immense toile lisse, ordonnée, mais ondulée, une sorte de trampoline que les objets lourds, étoiles et planètes viennent déformer et étirer. C’est ce que nous ressentons à travers la force de gravité, cette force apparemment très faible qui explique la chute des corps lourds à la surface de la terre et la rotation des planètes autour du soleil. Ainsi la terre suit-elle les contours, les courbes créées par le soleil dans le tissu spatial et la force gravitationnelle n’existerait pas, la masse d’un corps ne faisant que déformer l’espace.

De plus, ce tissu spatial contiendrait des déchirures ; il serait percé par des « trous de vers » mettant en contact deux régions différentes de l’espace. Leur existence serait mise en évidence, mais aussi le fait que l’on ne puisse pas en créer de nouveaux. Ces trous de vers seraient des raccourcis possibles dans l’espace temps, ou bien des passages entre des univers parallèles constituant l’Univers. La science fiction actuelle utilise beaucoup cette hypothèse pour remonter le temps ou projeter le héros dans le passé ou dans le futur.

Dans La Chanson du Soleil, l’astrophysicienne Sylvie Vauclair nous dit : « Depuis peu les astronomes ont découvert la “chanson du soleil”, signature personnelle de notre étoile. Le Soleil vibre, comme un gigantesque instrument de musique. Les sons qu’il émet ne parviennent pas jusqu’à nous, car l’espace est quasiment vide et les ondes sonores ne peuvent s’y propager. De toute manière, ces sons sont inaudibles à l’oreille humaine. Mais les vibrations qu’ils provoquent se transforment en variations de lumière que les instruments modernes savent détecter et analyser. » (Op. cit., p. 11) Mieux encore, la sonde Ulysse a montré que le soleil fait danser la terre ; les sons générés au plus profond du soleil font trembler et vibrer la Terre au diapason !

Milarepa, le grand yogi tibétain, à l’écoute du son inaudible, entendait-il la chanson du soleil ? Les Anciens parlaient de « la musique des sphères »…

 

La terre aurait l’âge de notre soleil. Comment serait-elle née ? La Science Révélée indique : « … Deux gouttes de Feu se détachent de la Toute Puissance Universelle… En tombant, le choc cosmique donne lieu au Magma fusionnant et bouillonnant.

Lentement, le Feu dévore et brûle ce Monde qui vient de se créer… » (L’Instruction du Verseur d’Eau, op. cit. p. 87)

Thérèse d’Avila déjà affirmait : « le monde est en feu » ! (Cité par Jacques Arnaud, La marche à l’étoile, Albin Michel, 2006, p. 61)

Le Feu de l’Energie-Amour reste concentré au Centre de la Terre, en son cœur battant à son propre rythme. Il induit le retour inéluctable à la Source. Tandis que la surface de la Terre, refroidie, permet l’apparition des formes vivantes des différents règnes qui seront détruits inévitablement à la fin des temps terrestres par le Feu apocalyptique pour être restitués à leur perfection originelle. De l’Incréé est manifesté le Créé qui, en ultime fin, retournera à l’Originel Incréé. Sur ce plan, la destruction est en germe dès l’instant de la création et, faute de combustible nucléaire, notre soleil s’éteindra dans 5 milliards d’années, le temps nécessaire pour que l’énergie produite en son centre remonte à sa surface, et la vie aura déjà disparu de cette Terre… Le bouclier magnétique terrestre et la mince pellicule de l’écran atmosphérique protègent actuellement la terre des rayonnements solaires mortels… à l’image de la mince pellicule d’intelligence qui retient l’homme au bord d’un comportement suicidaire !

Autre hypothèse : le soleil prendrait du volume pour devenir une étoile géante rouge. L’énergie des neutrinos qui proviennent des explosions solaires et qui pénètrent dans le noyau terrestre entraînerait l’accroissement de celui-ci. Ces neutrinos le feraient gonfler comme un ballon de baudruche ; les déchirures de sa surface, la cassure du continent primitif unique pour entraîner ce que l’on a appelé la dérive des continents, ainsi que les séismes pourraient en être les conséquences. Plus l’expansion de la terre est grande, plus la gravité terrestre s’affaiblit et plus la vitesse de sa rotation augmente. Cette hypothèse fait sourire encore beaucoup de géologues, mais il en va souvent ainsi à chaque remise en cause ! La théorie des « cordes » a été, en son temps aussi, fraîchement accueillie. Hypothèses…

L’homo sapiens qui, au mieux, “sait qu’il ne sait pas”, est à dépasser pour que la conscience poursuive son chemin dans l’univers ! « De même que la Conscience est une matière intelligible en Lien avec l’Esprit, l’Esprit est le Corps d’Intelligence de la matière. “IL” » (Platon le Karuna, L’Articulation du Monde, Les Editions de la Promesse, 1999, p. 67)

 

Les premiers voyages hors de l’attraction terrestre ont lieu depuis quelques décennies, réalisant le rêve ancestral, illustré par cette prédiction gravée sur la tombe d’un grand savant russe comme quoi : « L’humanité ne sera pas toujours rivée à la Terre. » Dans un avenir proche, l’homme se rendra, du moins le pense-t-il, sur la planète Mars ; il retournera bientôt sur la lune… Le ciel des anciens dieux et celui des fusées ne sont peut-être pas aussi éloignés l’un de l’autre que le croient certains. Les « dieux », ce sont des énergies avons-nous déjà dit ; et celles-ci agissent avec une précision si étonnante à travers un nombre indéfini de paramètres qu’elles laissent entrevoir l’Intelligence créatrice à l’œuvre dans cet espace-temps « n’ayant nulle part ni centre ni circonférence », selon le mot de Nicolas de Cues. (De la Docte Ignorance, 1440. L’« Ignorance) 

              Ces voyages interplanétaires ont leur raison d’être. Ils sont un pas vers les Intelligences qui habitent « les Planètes bénies » avec lesquelles il est possible de communiquer comme l’indique le sous-titre de L’Instruction du Verseur d’Eau : Moyen de Communication Inter-Planétaire, de Karuna Platon. Les voyages dans l’espace demandent de dépasser la loi de la pesanteur :

               « Ne croyez pas un seul instant que la recherche spatiale soit en opposition, ou tout simplement, n’ait aucun rapport avec la Science Initiatique.

Toute Science est une Science de Dieu.

Tout a un rapport avec l’UN » (Karuna Platon, Du Maître à l’Elève, Le Courrier du livre, 1968, p. 108)

puisque « Dieu n’est pas un nom ni une personne

            Mais il est de vous ce qui Est la Vie » (Les Sons de Dieu, op. cit., 4e de couverture)

 

 

Idées forces :

 

- L’Esprit et la Matière sont une seule et même chose.

- La conscience est, à divers degrés, inhérente à la Matière.

- La science n’est ni le seul ni le meilleur moyen d’acquérir la Connaissance.

- Le méta-physique est nécessaire à la compréhension du physique.

- « Toute Science est une Science de Dieu » puisqu’Il est de nous « ce qui EST la Vie ».

Par Régor - Publié dans : Articles
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